SCENE Xl
MADAME GEOFFRIN
{Alhntvers la porte de sa chambre el ramenant Pauline.) Eh bien! dites-le lai donc à elle-même.
MAKMONTEL.
{Jetant là sa plume et courant à Pauline.) Pauline ! . . .
MADAME GEOFFRIN
Oui, c'*est Pauline elle-même, qui vient vous offrir son cœur et sa main... quanta sa fortune, elle n^en parle pas. — Eli bien! enfant me faudra-t-il toujours parler pour vous ?
PAULINE
Ah ! madame , il sait bien ce que mon cœur peut lui dire! Il a pu être douloureusement blessé. > -^- bien malheureux! mais ofTensé»
MARMONTEL
Je crois lèver!... Pauline ici :... près de moi!... Oh oui! c"'est vous... bien vous. — Oh ! ne me quittez plus.
PAULINE
(Souriant doucement.) L^ai-je jamais voulu ?
MADAME GKOFFRIN.
Ah çà ! mes enfans , vous voilà raccommodés. Ne vous brouillez plus.... Voyez comme cela fait du mal ! — Maintenant , il faut que Pauline retourne chez son père..* qu'elle lui raconte tout cela... ou plutôt.., attendez : je vais écrire à monsieur Servier pour qu^il vienne, ainsi que Pauline, souper ce soir avec nous.
{Elle se met à son bureau.)
aiAR3I0NTEl,.
(// redescend la scène avec PauCine,) piiJilino! mon hiîùu' comineni ii'ave/.-"vcnis
pas traduit en paroles d'amour celles qui vous ont causé tant de larmes.
PAULINE
Je devais ne plus vous revoir... voilà ce qui d'abord m'avait fi'appée... et quand on souffre... ou ne pense plus !
MADAME GEOFFRIN
Tenez , mon cœur , donnez cette lettre à votre père ; racontez-lui tout , et revenez avec lui.
Pauline s'incline j tnadaine Geoffrhi Utbcùse $ur le front; puis elle se retourne vers Marmontel en lui souriant et lui présente sa main qu'il baise.
PAULINE
Adieu.,.. Au revoir et à bientôt, j'espère,
MARMONTEL
Adieu!... Oui à bientôt!
Pauline sort.