NÉ0DE3HE
Est-4l pas poiir ton glaive Assez de place?
LE GLADIATEÏUR.
Non , je te ferais souffrir Davantage.
NÉODÉMIE.
Pitié !
LE GLADIATEUR
Laisse-moi découvrir Tes épaules... 0 ciel!
FAUSTINE
Que la victime est belle!
LE GLADIATEUR
Là... l'empreinte du fer.
NÉODÉMIE.
La mort... la mort.
LE GLADIATEUR
Comme elle.
Mais ce coup de poignard, comment l'as-tu reçu?
(Néodémie fait signe qa'efle l'ignore, j
Le nom de tes parens ?
NÉODÉMIE.
Je ne l'ai jamais su.
LE GLADIATEUR
Jamais...
NÉODÉ3HE.
Non, en Egypte, esclave et sans famille.
LE GLADIATEUR
Dieux... ô dieux î
82 LE GLAhlATEUU.
LE PRÊTRE DE JUNON
Frappe donc.
LE GLADIATEUR
La frapper... c'est ma lille !
NÉODÉMIE.
Moi?
FAUSTINE et tout le peuple.
Sa filie !
LE GLADIATEUR
Ma fille ! ô terre , entr'ouvrc-loi !
J'allais tuer ma fille!... O cieux! écrasez-moi!
NÉODÉMIE.
Mon père !
LE GL.\DIATEUR.
Mon enfant, à mon amour ravie, Bonheur tant souhaité qui manquait à ma vie. Que je redemandais à vos dieux mutilés, Dans vos palais détruits, dans vos temples brûlés; Arrachée avant l'heure aux flancs nus de sa mère, Et pour être jetée au couteau de son père!!! Vous n'ordonnerez point cet horrible trépas. Peuple... c'est mon enfant...
LE PRÊTRE DE JUNON
L'esclave n'en a pas.
LE GLADIATEUR
C'est trop... Je m'arme encordu droit que tu dénigres. Je suis à vous, c'est vrai ; ma chair est à vos tigres, C'est vrai: le fer brûlant dans la main du licteur.