‹ Une soirée du Théâtre-Français, 24 avril 1841Chapitre 68 sur 125 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

INlI'ODÉMIE, FAtSTlNE.

FAUSTINE

; Au gcSIi.r. ) ( A Néodémie. ;

Qu'on nous laisse... Il faut fuir.

NÉODÉMIE.

C'est vous !

FAUSTINE

Néodémie, Vous que l'amour a fait ma plus grande ennemie , 3Ia rivale !... écoutez, nous avons peu d'instans; Peut-être dans une heure il ne serait plus temps. Le peuple a des soupçons, et déjà vous réclame; Fuyez , sauvez mon fils en vous sauvant.

NÉODÉMIE.

Madame, Quel lien peut unir, en ce jour de terreur, La fdle d'un esclave et César empereur? Qu'importe à Gordien ou ma mort ou ma vie?

FAUSTINE

Au sein de votre mère avant l'heure ravie, Le ciel , juste une fois , le ciel qui me punit. Voulut qu'un même sort à mon fils vous unît. Que vos jours de ses jours devinssent la mesure. Ces mêmes dieux, encor plus cruelle blessure ! Ont jeté dans vos bras, constans à m'opprimer.

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