‹ Une soirée du Théâtre-Français, 24 avril 1841Chapitre 84 sur 125 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ÉVERARD, WILDRAKE.

WILDRAKE, chantant dans la coulisse.

Coquins à télé ronde, Qae Satan , que Satan vous confonde!

Coquins à tête ronde. ..

(Il entre.)

Qui va là?... Pour qui donc êtes-vous?

WILDRAKE,

Pour les dames Et pour le roi.

ÉVERARL

Quel roi?

WILDRAKE.

Le mien , Charles Stuart.

ÉVERARD

C'est ce fou de Wildrake.

WILDRAKE.

Eh l mais... c'est Everard î

' Ils s'embrassent,^ ÉYERARD, mettant la main à ses pistolets.

Et si , pour faire honneur à ta chanson nouvelle , J'avais rempli de plomb ta tête sans cervelle , Avant de bien savoir qui fredonnait ainsi?

WILDRAKE

Je n'aurais pas chanté plus juste...

ÉVERARB

Et , Dieu merci , Tu ne serais pas mort à jeun.

WILDRAKE.

Le ciel m'en garde.

Des soldats de Cromwel, dans un château, de garde, A me croire des leurs ont voulu s'obstiner; Comment les contredire? ils allaient déjeuner. Puritains s'il en fut, d'une gaîté sévère,

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