‹ Une solution du problème agraire: La terre à la famille paysanneChapitre 7 sur 44 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

laDs beaucoup de régions, la constitution le est la résultante de la constitution fon- 11 ne faudrait pas croire que Tétendue des ités commande toujours celle des cultures.

^ un fait que l'on oublie souvent. On conéquemn^ent les divisions foncières avec les is cuUurales, sans se rendre compte qu'elles ans maintes régions, en opposition complète.

Iretagne, par exemple, est une région où les s propriétés sont nombreuses et c'est cepenssentie lie ment, une région de culture pay- L'unité culturaie est la métairie, dont la cie est ordinairement comprise entre iO et tares. Les propriétés foncières sont fréquemonstituées par l'agglomération d'un nombre I moins grand de ces métairies : K, 10, 20, etc. ment ainsi des masses foncières imposantes, lis une vingtaine d'années, les cultivateurs i achètent de plus en plus les fermes qu'ils nt et ils réalisent ainsi le parallélisme entre

la constitution foncière et la constitution culturale. Mais le mouvement qui s'est opéré dans ce sens n'a guère entamé la formation foncière générale du pays.

Inversement, on trouve des régions où la petite propriété morcelée se concentre en de grandes exploitations suffisamment compactes. Le Valois en est le type. Une grande ferme du Valois est fréquemment composée d^un noyau principal augmenté de 5, 10^ 15 propriétés morcelées^ sans bâtiments^ dites marchés de terres, qui sont louées par les fermiers. Ceux-ci complètent ces réunions lôcatives par des échanges culturaux et arrivent ainsi à constituer de grandes fermes, dont les vastes ténements résultent de îa fusion d'un très grand nombre de petites parcelles appartenant à un nombre plus ou moins grand de propriétaires non exploitants.

Ainsi donc, en Bretagne et dans l'Ouest, la grande propriété M la petite culture coexistent ; dans le Valois, au contraire, la grande culture se superpose souvent à la petite propriété.

Il était nécessaire, avant d'aborder l'étude sommaire de la constitution terrienne française, de bien faire ressortir les différences essentielles qui existent entre les divisions foncières et les divisions culturales.

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