‹ Une tache d'encreChapitre 4 sur 5 · FABIEN · texte numérisé non relu

FABIEN

— Un peu trop solennel, dit Jeanne. A mon tour.

Et, à la suite, cette enjôleuse écrivit de sa main preste :

« C'est à moi, surtout, monsieur Mouillard, d'obtenir pardon. Je suis la plus coupable, et

de beaucoup. Vous avez défendu à M. Fabien de m'aimer, et je n'ai rien fait pour l'en empêcher.

» Hier encore, s'il est venu vers vous, c'est moi qui l'y ai poussé, l'assurant que votre excellent cœur ne résisterait pas à d'affectueuses explications.

» Avais-je donc tort?

» Les mots que vous m'avez dits tout à l'heure m'ont fait espérer que non.

» Mais si je me suis trompée, ne vous en prenez qu'à moi. Rendez votre amitié à votre neveu, retenez-le à dîner à notre place, et laissez-moi partir avec le regret de ne pas avoir été jugée digne de vous appeler mon oncle, comme il m'eût été si facile et si doux de le faire.

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