‹ Une Technique De Sécurité Dans La Fermeture Des Anus Contre NatureChapitre 9 sur 19 · A LUE · texte numérisé non relu

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plus minutieuse des muscles de la paroi, permet d’obtenir ainsi en même temps une guérison parfaite des petites éventrations qui accompagnent souvent ces fistules.

Dans sa technique, DuvaL ne s’occupe jamais de l’éperon et n’a eu, de ce côté, aucun incident : Lorsque l’anse est extériorisée, si les tractus fibreux qui unissent les bords mésentériques sont trop fermes ou trop inextensibles, il ne fait que les sectionner superficiellement. On ne doit recher- <her ni à redresser l’anse colique, ni à faire disparaître sa coudure, l’éperon s’efface de lui-même, peu à peu, complétement.

Après les critiques de certains chirurgiens qui trouvent, à juste titre, cette technique dangereuse et compliquée surtout pour les anus gauches, il semble que DuvaAL lui-même ait eu quelques accidents, puisqu'il enregistre deux décès dans ses statistiques de 1929 à 1939, qui portent sur 41 cas.

D’après Duvar, le premier cas concernait un anus iliaque gauche fait, après colectomie pelvienne pour cancer, par son assistant. Trois mois après la colectomie, on ouvre une grosse collection lombaire formée autour de l'anus ‘laque. Un mois après, fermeture intra-péritonéale de Janus par son assistant : échec; deux mois après, il essaie lui-même la fermeture. L’opéré fait une Occlusion intestinale avec ahcès lombaire itératif et adhérences d’une anse aux plans profonds de la fosse iliaque. Fistulisation du côlon et drainage lombaire. Nouvel échec. Quinze mois après, son assistant essaie par laparotomie médiane une anastomose colo-colique, l’opéré meurt au bout de quelques jours.

Le deuxième cas concernait un anus iliaque gauche fait en province pour cause inconnde. Il pratique la fermeture de cet anus, tout se passe bien, guérison complète des sutures coliques et pariétales. Rétablissement normal du cours des matières, mais le malade meurt le 18‘ jour par affaiblissement progressif.

Le premier décès était dû au lächage de la suture colique.

li est vrai que ces deux cas intéressaient deux anus iliaques gauches, dont la fermeture est très délicate, beaucoup plus que la cure d’un anus transversé et surtout droit, dif-

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ficultés dues probablement aux caractères anatomique et physio-pathologiques du côlon gauche, qui en font un segment intestinal dangereux (Don).

Nous voyons que si cette technique, la plus satisfaisante et la plus efficace, surtout dans les cas complexes (anus avec éperon, brèche intestinale étendue), nous donne le plus souvent une réussite certaine ; elle n’en reste pas moins une technique dangereuse : elle rentre complètement dans le grand péritoine une suture colique qui peut toujours lâcher, même si elle a été parfaitement exécutée.

Voir le premier cas dans les statistiques de P. DUvaL.

Notre maître, le P' BOURDE, a eu un décès au 7° jour par péritonite, par suite du lâchage de la suture intestinale (voir également observation n° I). En résumé, si cette technique donne une réussite certaine, elle n’en est pas moins très dangereuse.

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