LOST) RES
malade avoue une consommation de 1 litre 4/2 de vin rouge par jour.
A eu 7 enfants, dont 4 morts de méningite tuberculeuse entre À ans et 6 ans. Une fillette morte d’un chaud et froid à l'âge de 12 ans.
1 enfant âgé actuellement de 10 ans et bien portant :
A l’âge de 25 ans, pleurésie ayant nécessité une ponction, qui a produit un litre de liquide.
Depuis prétend s'être toujours bien portée.
Fn aodernier (1909), elle dit avoir maigri subitement, ayant complètement perdu l'appétit et éprouvant des digestions très pénibles,
A la même époque sa peau prenait une teinte jaunâtre principalement accusée au niveau du front et du cou. Bientôt, le ventre augmente de volume, elle accuse également vers les 1x jours de septembre des épistaxis assez nombreux, mais qui ne persistent que quelques jours. Elle est soignée à domicile par un médecin, et son état semble s'améliorer, lorsqu’à la fin d'octobre surviennent quelques vomissements, le ventre grossissant de plus en plus, elle se décide à entrer à l'hôpital.
Température : 378. Pouls — 92.
ExAMEN. — Circulation collatérale abdominale développée. Ascite abondante.
Œdème des membres inférieurs remontant à un travers®de doigt au dessus des malléoles.
Langue humide, rosée, appétit conservé.
Périmètre abdominal : 96 cm.
Cœur : normal, bruits légèrement assourdis. :
Après ponction de 9 litres, le foie examiné déborde d'un travers de doigt Ja ligne mammaire descendant jusqu’à un travers de doit du borc inférieur des fausses côtes.
Aire de matité de la rate : 11 X 17.
Ophtalmo-réaction positive le 12 novembre.
Injection de 10 cm. de liquide ascitique au cobaye.
Urines rares : de 450 à 650 centimètres cubes par 24 heures.
Le 26 novembre, l’ascite s’est retormée.
Périmètre abdominal : 91 centim.
Le 26 novembre, nous pratiquons une première injection de
& cm. cubes de liquide ascitique suivant la méthode préconisée par Audibert et Monges puis nous continuons tous les 6 jours ce Pinjection de 6, 7, 8, 9 et 10 cm. cubes. Nous avons Constaté aussitôt une production plus abondante d'urine, ainsi établie:
Périmètre abdominal 25 novembre : 600 c3 — 91 cm.
| 26 novembre : 600 c3 — 91 cm.
27 novembre : 820 c3 28 novembre : 900 c3 29 novembre : 900 c3 30 novembre : 950 c3 — 90 cm.
Injection de | 1e décembre : 1100 c3 — 90 em.
2 décembre : 1300 c3 |
4 cm3
3 décembre : 1350 cs 4 décembre : 1450 c3 5 décembre : 1420 c3 6 décembre : 1450 c3 7 décembre : 1500 c3 8 décembre : 1650 c3 9 décembre : 1800 c3
Injections de 6 me.
89 cm.
89 cm,
Injections de
7 cm3 10 décembre : 1800 c3 11 décembre : 1450 c3
42 décembre : 1500 c3 — 88 cm.
143 décembre : 1800 c3 — 88 cm.
. 14 décembre : 1650 c3 Injections de 45 décembre : 1200 c3 $ cm3 16 décembre : 1290 c3
17 décembre : 1200 c3 18 décembre : 1250 c3 — 86 cm.
La polyurie, ainsi que nous l'avons constaté, a varié durant tout le traitement entre 1800 c3 et 900 c3, le périmètre thoracique a diminué progressivement et la température a évolué entre 37,5 et 38.2. Vers le 20 décembre, la malade fut soumise au régime des féculents, des pâtes et un peu de viande rouge sans sel. On lui institue une médication iodo-arseniée et nous la retrouvons le 10 janvier avec un état général meilleur, l’ascite persistant, mais diminuée, l'œdème des membres inférieurs ayant disparu.
EE
Le 12 janvier, mort du cobaye inoculé de -péritonite bacillaire relevée à l’autopsie. Les injections de liquide ascitique sont reprises à nouveau le 15 janvier, suivant le procédé précédemment indiqué. La quantité d'urine durant cette période varia entre 1700 c3 et 900 c3. La température ne dépassa point 38 et l’état de la malade s’améliorait lorsque le 10 avril, elle accusa des phénomènes de pleurite droite, puis un épanchemént pleural s’est formé, peu abondant, bientôt la température monte de 38 à 39.5, puis 40.
La malade est dyspnéique, avec accès de fièvre le matin, elle a du délire ; la langue est sèche, rouge sur les bords. On entend à l’auscultation de nombreux ràles ronflants et sibilants dans les deux poumons. Hémoptisie abondante le 23 avril. La malade meurt le 27 avril. L’autopsie n’a pu être pratiquée.
Il nous a paru intéressant de rapporter cette observation ‘de cirrhose, il est incontestable que l'autosérothérapie ascitique est appélée à rendre dincontestables services,mais un problème se pose, qu'il sera intéressant d'étudier demain : dans les cirrhoses avec ascite d’origine tuberculeuse, n'est-ce point risquer la tubercul'nisation généralisée en employant ce procédé ? Notre observation semblerait le démontrer.
Des observations 11, Il, IV, V, VI, VIL, nous allons chercher à dégager les caractères essentiels, les caractères types qui ont fait classer ces cirrhoses dans une seule et même famille.
Tout d’abord, signalons un. premier fait : c'est la réduction du foie dans toutes ses dimensions, réduction qui lui a permis de conserver sa forme initiale et les rapports relatifs de volume du lobe droit et du lobe gauche, Il devient un
foie « en miniature ». Son poids est très diminué.
Daru — 850 gr.
Célestine GC... — 1030 gr.
Mor.3=—=#900er.
Bail... — 1050 gr.
Pierre B... — 1050 gr.
Observation VII — 1200 gr.
La surface de ce foie est non plus cloutée, mais granulée finement et régulièrement. Il est d'une consistance extrême, un fragment cubique découpé à même l'organe et projeté à terre, rebondit à la manière d’une gomme à effacer.
A la coupe, la surface est lisse, à peine granulée, à jour frisant. Le tissu cirrhotique apparaît comme formé d'ilots parenchymateux peu volumineux, sensiblement égaux de la grosseur d’un grain de chènevis, de couleur égale, jaune brun clair coulés dans une gangue scléreuse déliée, grislilas rappelant le granit, devenant plus rosée, après oxydation à l’air libre. Nous ne nous trouvons plus en présence ici du parenchyme hépatique normal encerelé par des bandes de sclérose qui semblent tendre à l'énucler ainsi que dans la cirrhose atrophique. On est amené à penser qu'il s’agit dans la maladie de Laennec, d’un tissu cicatriciel ayant causé une atrophie secondaire du foie, consécutive à une hypertrophie initiale. Dans la cirrhose tuberculeuse, l’atrophie débute d'emblée, le parenchyme est envahi par la trame scléreuse, d’où résulte le rapprochement marqué des galeries glissonniennes. É
De là aussi la grande variabilité dans la quantité d’ascite trouvée, q@eite quantité étant fonction des altérations subies par le péritoine, il est à remarquer en effet, que cette ascite a été d’autant plus précoce et plus récidivante que les lésions de péritonite se sont montrées plus intenses à l'autopsie.
Quant aux lésions cellulaires, elles semblent minimes, au
moins quand la mort est survenue, comme il est fréquent,