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couverte du bacille dans'le liquide articulaire et la transmission de la bacillose par injection de ce liquide. En même temps on découvrait que le tubercule et le follicule pouvaient être reproduits par d’autres maladies que la tuberculose, par exemple par la syphilis, la lèpre, et même par la simple irritation d'un corps étranger (Cornil).
Puis des travaux confirmatifs surgissent.
D'abord peu nombreux, citons ceux de Besnier sur les dermatoses, ceux d'Hutinel, de Gilbert, de Lauth sur les hépatopathies. En 1899 Auclair publie ses recherches sur la « sclérose pulmonaire d’origine tuberculeuse ».
En 1903. Léon Bernard et Salomon fixent l'étiquette de « non folliculaires » sur cesbacilloses, à propos des néphrites bacillaires. C'est Klippel démontrant que le syndrome de Ja paralysie générale progressive peut être dû à une méningite bacillaire chronique tantôt folliculaire et tuberculeuse, tantôt non folliculaire. C’est Triboulet soulevant la question des cirrhoses tuberculeuses ; en 1904 c’est la thèse de Blondin inspirée par Jousset, sur les cirrhoses hypertrophiques bacillaires. Ce sont les travaux d'Œttinger sui: l'endocardite primitive, aiguë, bacillaire, non folliculaire, les travaux de Pierre Marie, de Claude, de Sicard, de Gougerot, de Géraudel.
Au congrès de Washington tenu en septembre 4908, Landouzy posait nettement Ja conception actuelle que nous avons de la tuberculose.
« Dans l’évolution de la phtisiologie, un nouveau mouvement se dessine, dont les premières étapes sont déjà franchies, et qui semble devoir transformer dons nos
esprits, avec la physionomie même de la maladie, les idées
que nous nous faisons, aussi bien de ses manifestations symptomatiques (tuberculoses aiguës et subaiguës, généralisées et
localisées), que de ses déterminations fonctionnelles et orga-
niques. Nous voyons le domaine de la tuberculose, tout en
se précisant s'élargir ; autrefois nous ne connaissions guère que les phtisiques ; puis en se fondant dans la conception moderne de la tuberculose, la phtisie d'Hippocrate à singulièrement débordé ses frontières ; l’état qu’elle définissait, fut reconnu comme l'aboutissant extrême et d'ailleurs inconstant, de la tuberculose ; ainsi apprit-on à reconnaître maints tuberculeux qui n'étaient, ni ne devenaient des phtisiques,. |
Nous allons plus loin aujourd’hui. Naguère, le tubercule paraissait contenir toute l'histoire anatomique de la tuberculose ; le granulome paraissait être le critérium de la tuberculose ; nous savons maintenant que le follicule tuberculeax n’est nullement la seüle lésion dont soit responsable le bacille de Koch. Nous savons qu'il existe des malades bacillaires, qui au sens histo-anatomo-pathologique ne sont pas des tuberculeux: soit parce qu'ils ne sont pas encore
tuberculomateux soit parce que le bacille engendre chez eux des altérations qui ue sont pas des tubercules,
Nous savons reconnaître ces bacillaires sous le masque de malades qu'on se contentait. hier, de cataloguer pleurétiques, néphrétiques, hépatiques, dermopathiques, rhumatisants, chlorotiques, asthmatiques.
« Ainsi, en même temps que se multiplie le polymorphisme de la maladie, s'augmente la;valeur spécifique du bacille. C'est lui qui, dans tout litige de tuberculose, se constitue à
la fois coupable et témoin : coupable, puisque, sans bacille,
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il n’y a ni effet actionnel ni effet réactionnel, témoin, puis-. que, par sa présence, il permet de porter au compte de la bacillose telles ou telles affections que, hier, on se serait refusé à considérer comme phymateuses, sous prétexte qu'y manquaient les follicules tuberculeux.
« Ainsi, pendant que le domaine clinique de la tuberculose s'enrichit des formes frustes et larvées, le chapitre anatomopathologique de la maladie s'accroît de la connaïssance de ces lésions non folliculaires, dont la nature est attestée à l'origine des unes et des autres, par la présence du bacie. |
« Dans cette voie, où, sans rien aliéner des traditions de la clinique, s'oriente, armée de l'expérimentation, toute une jeune école française, les mêmes discussions qui arrêtèrent l'élan des anatomo-pathologistes du siècle dernier ne peu- . vent plus sévir, car nous possédons le critérium de la nature et de la qualité tuberculeuses de tel où tel désordre, soit organique, soit fonctionnel : ce’ critérium c'est le bacille,
agent spécifique de la maladie.»
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