CONCLUSION
Le bonheur est un admirable médecin ; Lorenzo Memmi guérit vite, grâce à lui. Au bout de six semaines il put descendre à la chapelle des Annon* ciades pour y recevoir la bénédiction nuptiale qui l'unissait à jamais à Laura Rudolphi. La cérémonie se fit sans aucune pompe, comme il convenait pour un mariage contracté dans des circonstances exceptionnelles.
Les jeunes époux revinrent avec le duc dans ce palais Rudolphi qu'ils croyaient si bien ne revoir jamais quelques mois auparavant ; ils y menèrent d*abord une existence assez retirée, s'enfermant dans leur bonheur, chaque jour plus enivrés Tud de Tautre, et jouissant de la plus grande félicité de ce monde : un amour partagé dans la sphère pure et sereine de la vie conjugale.
Cependant, Lorenzo avait été trop remarqué à l'armée par ses talents et sa bravoure, pour qu'il pût se retirer inaperçu de la scène du monde. Quand on le sut entièrement rétabli , quand le bruit se ré-