‹ Une vengeance (volume 2)Chapitre 4 sur 7 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

pandit de son union avec une personne telle que Laura Rudolphi, les Instances rassaillirent de toutes parts ; les plus hauts personnages lui demandèrent d'apporter le concours de ses capacités au service des affaires de ce noble pays, qui, malgré ses insuccès matériels, continuait à tenir haut et ferme le drapeau des idées constitutionnelles et libérales.

Lbrenzo répondit à un appel aussi flatteur, non avec Tardeur d*un ambitieux, mais avec le noble empressement d'un homme sûr de sa force, qui la voit devenue utile à une cause glorieuse. Grâce à rinflaence du duc et de ses amis, il fut facilement nommé député et entra ainsi tout à fait dans la vie publique.

Le temps consolida son bonheur intime et augmenta sa satisfaction de lui-même, car il se reconnut digne d'une position sociale qu'il avait due d'abord à son alliance avec la famille Rudolphi. Un jour il se sentit bien véritablement l'artisan de sa grandeur : ce fut celui où, dans une discussion à la chambre, il obtint son premier succès oratoire. Ses talents, appuyés sur sa confiance en lui-même, ne firent plus dès lors que grandir, et son nom effaça peu à peu le nom de Rudolphi, qu'on s'était plu pendant un temps à ajouter au sien comme une sorte de recommandation.

Un matin, il y a quelques mois, Laura et Lorenzo

370 UNE VfjKPPpCE.

étaient ftssi3 h m hçm\ dp la |rw4p galène ^n château îluôQlphii ^\ ils c^p^aiept m prwwt Iq cl^Qçolat.

t^ura, vêtue de poussçlinç ^app^ip, l^ té^ ^p-r tqprée de se^lpurdes tresses poires, qpj ^pi fftîsftiçnt la plps pliarmante des com-oppesi, î^^pra, jr^îc^e, reposée, souriante, portait sur sa phy^lopQmie l'épanouissement radieux des joies du cœur ; qiXQU qu'elle eût ^\ov^ vjnçt-sept Rps, ePe §ewWMt pî"s jeune et plus belle qpe lors de son séjppr aux Apponciade^. Jf^orenzo, tPUjQPfs grftve, regardât sa femme avec l'admir^tiop passipnnée de^ prepiiers jours; parfois il interrompait qpejqpe sérieuse dîs^ sertaliqn pour dire à Laura ppe parole teudre ou baiser avec amour le beau bras qui le servait-

k l'aptre bout de la galerie, deu? jolis petit? garçop?, dopt Tuu paraissait 4gé de pipq ^p^ et l'ftPtre de quatre, mepaiept up tapage qui faisait boppepr à leurs ppup^ops, et que des oreille? pi^terpelies ppuv^iept seules entepdre s^p? impatiepçe. Ces deux epfapts, roses, potelés, joufflu^ ^ robustes et alerter ^ la fois, auraient ét^ pri^ par uu peintre du xvi^ sièple pour faire des anges, pp par pp ^rtist^ du xvpi* pour représenter de^ Amours. Çn qe fpoment ils ^imulaiept ppe évolution piilitaire, 1^ pl^s petit cbevaucbant un balai de foyer, et Tatpé brandissant fièrement une cravache éjevée k la digp^p de sabre pour les besoins du mon^eptt

Ç0ÎÎG14VSI0N. â7<

I^e duc Rvidolphi eptra, ^t, ftprès ayolr priç m nstant dans ses bras chacun de seS petits-filsj et 'a^VQÎr gaiemi5nt embrassé , i} ^'approcha 4u jeupe Tiénage , et montrant une lettre qu'il tenait à I^

« Lorenzo, dit-il, voici un message de la cour qui m'arrive ; il contîeRt une lettre pour vous ; on m*ll laissé la plaisir de vous la remettra.

— Qu'est-ce donc, mpnçîeur le ducî denaanda Lorenzo.

— Ma foi , mon cher gendre , voyez vous-même. »

Lorenzo ouvrit la lettre.

« Eh bien? dit Laura curieusement.

— Le roi me juge digne de le représenter à la cour de Vienne ; il me donne une mission extraordinaire.

— Ambassadeur! s'écria Laura avec joie.

— Pas tout à fait, dit le duc Rudolphi, mais il ne s'en faut guère. Qui m'aurait dit, il y a quelques années, que vous seriez ambassadeur avant moi, Lorenzo, lorsque vous étiez dans une position si.... si.... Le duc chercha son mot. Si obscure, dit-il enfin. Ah!... la destinée a des retours bien singuliers.

— Mon père, reprit Laura, ce ne sont pas les positions qui font les hommes, mais les hommes qui font les positions, et mon mari a, je crois, rendu

assez de services à son pays pour avoir mérité l'honneur.... »

Lorenzo interrompit sa femme avec un sourire.

« Laura , dit-il , tu as toujours été orgueilleuse.

— C'est vrai, répondit la jeune femme en posant sa tête sur l'épaule de son mari ; seulement, à présent, mon orgueil est en toi ! »

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