‹ Une vieille seigneurie, Boucherville [microforme]Chapitre 31 sur 90 · IT LA DEUXIÈME ÉGLISE · texte numérisé non relu

IT LA DEUXIÈME ÉGLISE

En 1712, la première église en bois de Boucherville se trouvant trop petite pour le nombre toujours croissant des fidèles, Mgr Jean-Baptiste de La Croix Chevrières de Saint-Valier, évêque de Québec, ordonna d'en construire une autre. Il délégua, pour la bénédiction de la première pierre son vicairegénéral, M. Vachon de Belmon, supérieur du sémi- %

naire de Saint-Sulpice à Montréal.

Nous transcrivons ici l'inscription destinée à

commémorer ce fait :

Anno salutis MDCCXTIS CLEMENTIS PAPÆ XIi Pontificatus XI°, Lupovicr Magui XIVi Regni 69°, Illust. Ro. D, D. JOANNE DE LACKoO1x Epô Quebecensi, Templum hoc parochiale Sacræ Familiæ J. M. J., sacrum felicibus auspiciis inchoabat,

LAPIDEM PRIMARIUM AQUA LUSTRALI PIATUM

Solemni ritu in fundamentis COLLOOABAr D.'D. FRANCISOUS V ACHOK De Belmon in Diæcesi Quebecensi Vicarius Generalis VI Kalendas Julii.

Cette église était en pierre, et c'était la plus grande, à cette époque, entre Montréal et Trois- Rivières. Sans doute qu'elle ne fut pas parfaitement achevée dès les premières années après sa construction ; les ressources de la fabrique n'étaient pas encore considérables, les colons n'avaient encore défriché qu'une partie de leurs terres, et souvent la conscription les forçait d'abandonner leurs travrux. On ne pouvait leur demander beaucoup, malgré leur bonne volonté. . L'achèvement et la décoration du nouveau temple se fit peu à peu. Presque chaque année, dans les délibérations de la fabrique, il est question de nouvelles dépenses pour son embellissement,

Le 19 avril, le très révérend M. Normand, vicaire-cénéral de l’évêque de Québec, ordonnait de construire à l'extrémité de l’église, près de la porte d'entrée, des fonts baptismaux “ fermant à clef, tenus proprement et convenables en tout au sacre-

ment qu'on y confère.” En 1775, une assemblée de

quatorze marguilliers, anciens et nouveaux, présidée par le R. M. Chares-Madeleine Vou de la Découverte Dufrost, décidait de prendre sur les fonds de la fabrique l'argent suffisant pour ajouter des bancs à la nef et agrandir le jubé, Ce fut la dernière réparation considérable qu'on fit à cette église avant sa destruction.

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