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hé
rare
l'envie, son cœur s'est ouvert comme s'ouvre un ulcère ? Nous ne savons.
Ce que tout homme sait bien, c'est que partout où la vérité triomphe, il y a des scribes qui la méprisent. On serait tenté vraiment de dire comme Veuillot : “Bah! c’est la loi des contrastes, c'est l'ordre établi.” Pourquoi s’en étonner ? S'étonnet-on de voir le charençon ronger les blés ? “ N'y a-t-il pas la chenille sur l'arbre en fleur ?”
Cependant la fête eut plus d'éclat à Boucherville que ne l'aurait voulu l'humilité du saint vieillard. Elle fut un véritable triomphe à la gloire de ses œuvres et de sa vie.
M. Primeau déploya en cette circonstance une activité généreuse, telle qu'on pouvait l’attendre de sa reconnaissance pleine d'amour envers Mgr Bourget. Ce qu'il voulait exalter en cette fête, n’était pas seulement l'homme qu'il vénérait, mais en lui les vertus épiscopales, l'amour de la vérité et au bien, l'esprit de sacrifice porté jusqu'à l’héroïsme, toutes vertus dont il reconnaissait dans Mgr ce Martianapolis une admirable personnification.
Sur son invitation, se rendirent à cette fête plus
de cent cinquante prêtres, les supérieurs des divers
ordres religieux de la Province et de presque toutes les maisons d'éducation, des sénateurs, des conseillers législatifs, des représentants du peuple aux Parlements fédéral et local, une multitude de eitoyens distingués des villes et de la campagne.
Ceux qui ne purent se rendre à l'invitation, en exprimèrent leur regret dans les lettres les plus sympathiques. Toutes rous font connaître l’approbation chaleureuse qu’à rencontrée partout l’initiative de M. Primeau, et nous prouvent une fois de plus, que l’on ne comptait pas les admirateurs de Mgr Bourget seulement dans le diocèse de Montréal, mais aussi parmi les membres les plus éminents du clergé des diocèses voisins. Plusieurs laïques exprimèrent aussi par écrit les sentiments que vinrent affirmer par leur présence tous ceux qui, le 9 novembre 1882, eurent le bonheur d'entourer Mor Bourget.
La réception de Sa Grandeur eut lieu le mercredi soir, veille de la fête. Un salut solennel fut chanté à l’église ; puis, après une touchante allocution de M. le chanoïne Lussier, les paroiïssiens offrirent leur seconde aumône pour l'évêché. Elle s'élevait à 83,200, outre $1,500 qu'ils donnèrent pour l'œuvre de la cathédrale.
De l’église, Monseigneur se rendit au couvent, où il fut l’objet d’une autre charmante réception. Les Sœurs de la Congrégation firent exécuter à leurs élèves, en son honneur, des scènes dialoguées et plusieurs morceaux de chant composés pour la circonstance.
Le soir, il v eut dans le village illumination et feu d'artifice. Ce fut un vrai succès dans le genre.
“ Rien de plus beau, disait, le lendemain, une des “oazettes de Montréal, que cette illurmination de “toute une campagne. Les démonstrations de ce “genre dans les villes n’en donnent pas la moindre “idée. Les savantes combinaisons du gaz et de “ l'électricité sur les façades régulières ae nos édifi- “ces, n’ont rien de comparable en poésië et en frai- “ cheur à ces illuminations champêtres.
“ Ici ce sont des bosquets, des jardins, des villas, “ des touffes d'arbres ou de simples chaumières dis- ‘“ séminées à l'aventure, et s'étageant depuis le fleuve “Jusque sur les côteaux de l’intérieur.
“ De chaque endroit, de chaque place, surgissaient “des gerbes enflammées, des lanternes aux mille “couleurs, inscriptions en lettres de feu, des por- “traits transparents, des dessins allégoriques, etc.” Le lendemain matin, Mgr Fabre débarquait à
Die d'u la v Sair dati la g pour tout tion rente
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DEUX A NNIVERSAIRES Boucherv: lle, et ve
neur à son illustre prédécesseur sur pal de Montréal. Lui-mé Mgr Bourget prit
me officia à la gr place dans le chœ Spécial, ayant à ses côtés M. le le R. P Cazeau, Sd
Le sermon
chanoine Lussier et
Prononcé par Sa Grandeur Montréal, fut l'éloge dé Vaux et des vertus de Mgr de Martianopolis,
“ Immédiatement après la messe,
curé de Berthier e6 président du Comité des finances de l'évêché de Montréal, Présenta, au nom du Comité, à Mor Bourget, une adresse remarquable, “C’est l'historiq précieuse devant Dieu et devant le Les COMmencements d'un apostolat glorieux, les comb la vérité Contre l'erreur. les
l'évêque de licat, bref, touchant, des tra.
M. Cham peau,
ue d’une vie S hommes.
ats inCessants de travaux Surhumains du ses œuvres Pieuses, ses généreuses fon-
OMmmunautés religieuses, son zèle la gloire de la maison de Dieu
Pour le troupeau Confié à sa ] tout dernièrement encor tion du digne prélat rente
saint évêque, dations de « pour » Sa tendre Sollicitude ioulette Pastorale et, 6 Cette admirable abnéga.
qui refuse Pour lui-même Ja ue lui donnait Je ière au rachat de la dette de
bien légitime, q la COnsacrer toute ent
nait payer son large tribut d'hon.
le siège épisco- ‘and'messe ur, Sur un trône