‹ Une ville de l'Islam: FèsChapitre 18 sur 53 · Voir chap. V · texte numérisé non relu

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3. Les archives de cette école, d'après le dire des étudiants que j'ai pu interroger, mentionneraient le nom de son célèbre fondateur.

fut que celui-ci lui remettrait tous les livres arabes qui se trouveraient entre les mains des chrétiens et des juifs de ses États...

Sancho (le roi de Castille) lui en envoya treize char^^es composées de Korans, de commentaires, comme ceux de Ben Athya, Eithâleby et autres; de Hadits et de leurs explications, telles que Eltadhîb, Elistidhkhâr et autres, d'ouvrages de doctrine spéciale, de philologie, de grammaire et de littérature arabe et autres. L'Emir des musulmans (que Dieu lui fasse miséricorde) envoya tous ces livres à Fès et les fit déposer pour l'usage des étudiants dans l'École qu'il avait fait bâtir par la grâce de Dieu et sa générosité*.

Tous ces livres furent transportés plus tard à Elqarouiyin, et Técole des SefTarin, comme toutes les autres écoles de Fès, ne possède plus de bibliothèque -.

La sollicitude témoignée à l'enseignement attira à rUniversité de Fès de nombreux étudiants et bientôt la première école ne suffit plus, mais les Eniirs Abou Saïd, Abou Elhasen et Abouânan, fils et petits-fils de Yaqoub ben Abdelhâqq continuèrent son œuvre et fondèrent d'autres medersas.

Ce furent d'abord la medersa de Fès Eljedid et celle des Attarîn dues à Abou Saïd le Mérinide. La première achevait pour ainsi dire l'œuvre du père de cet Emir en dotant d'une école la ville nouvelle. Elle fut construite en 720 de l'hégire (1320 de notre ère) et son fondateur y plaça des fqih pour l'enseignement du

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