‹ Une ville de l'Islam: FèsChapitre 24 sur 53 · Les auteurs arabes l'appellent le qsar des Beni-Merin · texte numérisé non relu

Les auteurs arabes l'appellent le qsar des Beni-Merin

favorite. Léon l'Africain en fait mention. « Il y a un palais hors de la cité du côté de tramontane, sur un assez haut coteau, là où se peuvent veoir plusieurs et diverses sépultures d'anciens roys de la famille de Mérin, lesquelles sont décorées de fort beaux ornements et pierres de marbre avec épitaphes et lettres gravées en icelles, enrichies de vives couleurs, etc. »

Les ruines de ce palais sont encore visibles sur la hauteur qui domine le bastion nord de la ville. L'emplacement était admirablement choisi. La vue passant au-dessus de l'étroite vallée où se pressent les constructions de F<'s-Elbâli, s'y étendait jusqu'aux lointaines cimes du Moyen Atlas. Par sa situation comme par sa structure, ce palais devait avoir l'aspect d'un de ces châteaux forts que certains cheikh chleuh (berbères ^ construisent encore aujourd'hui dans les montagnes du Sous.

A une courte distance de ce palais, au Qolla, butte * dominant le cimetière actuel de Bab-Elgisa, sont les tombeaux décrits par Léon l'Africain. Le Kitâb Elistiqsa "nous donne le nom des princes qui y sont enterrés. Le premier fut l'Émir AbdelazizbenAboulhasen, mort près de Tlemcen (794 H.) et transporté à Fès où il fut enterré « dans la mosquée de son qsar^ ». Les trois autres furent : Aboulabbas ben Abousâlem, mort à Taza et transporté au Qolla (796 H.); Abdelaziz ben Aboulabbas, fils du précédent, enterré près de son père (799 IL); enfin Abdelhaqq ben Abou Saïd, égorgé

1. Cette butte nommée Qolla par les historiens arabes est communément appelée aujourd'hui Qboub BeniMerin, c'est-à-dire tombeaux des Mérinides ; les taleb pourtant emploient parfois le mot Qolla ou Qlal.

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