lioughâlem est la prononciation populaire de Bou-Ghâleb
2. Le mausolée de Sidi Boughâlem a été construit sous le règne de Mouley Sliman (Kitab Elistiqsa).
OÙ il s'était fixé à la fin de ses jours. Le lieu de sa sépulture est discuté. Les habitants d'Elqsar croient posséder son tombeau ; pour eux le monument de Fès ne serait qu'un cénotaphe, et les savants leur donnent raison ^ Mais à Fès comme ailleurs la foule croit facilement ce qu'elle désire et pour elle, la zaouiya de l'Adoua a l'avantage de contenir les cendres du saint jurisconsulte. Mausolée ou cénotaphe elle est l'objet d'une grande vénération : chaque vendredi les femmes de Fès s'y rendent en « ziara », mais c'est surtout pour les malades que la « baraka »^ de Sidi Boughalem est souveraine. On y transporte les incurables qui doivent y rester jusqu'à guérison ou jusqu'à ce que le saint leur apparaisse en songe pour leur indiquer le remède qui convient à leur mal. Deux chambres aménagées à leur intention sont presque toujours remplies, témoignage de la confiance des fidèles dans' l'efficacité de la baraka du saint. Au milieu des malades vit pacifiquement une légion de chats, animaux favoris du savant marabout. Les pèlerins n'ont garde de les oublier et, à leur intention, joignent souvent un peu de viande aux chandelles et aux offrandes habituelles. Ces animaux, paraît-il, étaient entourés autrefois d'une sollicitude bien plus grande encore : des habous spéciaux étaient affectés à leur entretien.
Dans la partie extérieure du cimetière, près du Mesalla, s'élagent en gradin les coupoles des plus célèbres Oulcma qui professèrent à Qarouiyin. Le Jedouet