Roud Elqartas
2. Ettordjeinan Elms'arib de Aboulqâsem Ezziani (traduction Houdas).
3. A Fès, les édifices religieux se reconnaissent à leurs toitures en tuiles vertes réservées aux mosquées, marabouts et aussi au palais du Sultan.
bois barrant ces rues indiquent les limites du horm où seuls les musulmans peuvent pénétrer; l'infidèle peut seulement de la rue du Souq Elattàrin apercevoir au bout d'une allée une des entrées de la mosquée.
Deux fils de Mouley Idris, Mohammed et Omar y sont enterrés; de nos jours encore la Zaouiya sert de sépulture aux chérifs idrissites.
L'oubli s'est fait au contraire pour la première mosquée où Idris pria, mais qui n'eut pas la gloire de recevoir ses cendres. Seuls, quelques chorfa et de pieux tolbas savent que l'oratoire dit Jamaa Ennouar (mosquée des fleurs) est la vieille mosquée construite par Idris près du « puits des Cheikh ». Fort modeste d'ailleurs, elle a dû être bien des fois réparée ou partiellement reconstruite et son architecture ne présente rien de remarquable. Mouley Ahmed ben Idris, fils du fondateur de la ville, y fut enseveli et après lui beaucoup de chérifs Idrissites; on y enterre encore actuellement les cherifa de cette famille. Aussi, bien que cette chapelle soit mentionnée sous le nom de Jamaa Ennouar, qui est son nom officiel, sur le registre des habous de Fès, elle est plus usuellement nommée Jamaa elachraf (mosquée des Chérifs).
Dans la cour, se trouve le puits des Cheikh, et le vieil olivier à l'ombre duquel, selon la légende, s'asseyait le fondateur delà ville. A droite dumihrabsont les ruines de l'ancien minaret que l'on dit dater de Mouley Idris. Prés de là, un petit carrelage marque la place où, d'après la tradition, il venait se reposer en surveillant les travaux de construction de la ville.
Situé dans le quartier excentrique du Keddàn, cet oratoire est peu fréquenté et l'herbe pousse entre les pierres disjointes qui en pavent la cour. Les fidèles
habituels sont les Bédouins, Arabes et Berbères qui viennent passer la nuit dans un fondaq voisin. Aussi le chant du Moiieddin ne s'y élève-t-il que le soir pour les prières du Maghreb et de TAcha. Cependant, tous les jeudis, des tolbas y viennent en pieux pèlerinage réciter le Coran sur les tombes de Mouley Ahmed ben Idris et des autres défunts idrissites.
Femmes de Fès sur leur terrasse.