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I ÉcLOSÎON D'UNE <( CITÉ DE DIEU » 91

que ces Anglais empruntaient une partie des notes marginales dont ils enrichissaient, en 1560, leur traduction de la Bible1. John Knox, le plus illustre d'entre eux, se plaisait à saluer dans Genève « la meilleure école chrétienne qui eût paru sur la terre depuis les jours des apôtres 2 ». Et les nouvelles ordonnances de 1561, qui confirmèrent et précisèrent les assises de l'Eglise, furent publiées, suivant la formule même de leur texte, « non seulement afin qu'entre nous elles soient tant mieux observées, mais aussi pour ce que ce soit comme un luminaire auquel toutes les Eglises dressées en la Réformation chrétienne puissent prendre exemple et qu'il serve aussi aux infidèles de témoignage de notre ordre et religion3 ».

Ainsi Genève apparaissait comme une capitale du culte, comme une capitale de la doctrine, comme une capitale de la vie chrétienne et de la discipline ecclésiastique. Elle était aussi, dès lors, la capitale de la polémique antipapiste. C'est là que s'imprimaient en 1558, contre le gouvernement de Marie Tudor, le « coup de trompette » de Knox et le traité dans lequel Goodman rappelait à ses compatriotes anglais le droit qu'ont les peuples de déposer les sou-

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