Gox/rz, p
3. Opp. Calv. X, pars 1, p. 1)2. — I)oumi:rgue, V, pp. 182-183.
verains, et spécialement les reines comme Jézabel^et c'est à Genève, encore, que paraissaient en cette même année les Appels de Knox « à la noblesse, aux États et à la communauté de TÉcosse, » destinés à fortifier les protestants écossais dans leurs luttes contre le gouvernement de Marie de Lorraine2.
Les enfants eux-mêmes, sur les bancs de l'école, étaient tenus au courant des vicissitudes que subissait à travers le monde l'Evangile de la Réforme. «Sais-tu, disait au petit collégien Arnbroise, dans un dialogue de Mathurin Gordier, son camarade Gratien, sais-tu que l'Evangile est maintenant en Angleterre et que l'idolâtrie en est chassée ? — Oh ! bonnes nouvelles, répondait Gratien, et nouvelles plaisantes à ouïr. Glorifions donc la bonté de ce très grand et très bon Dieu3. » C'est ainsi que les petits Genevois de 1558 et 1559 célébraient Dieu pour l'avènement de la reine Elisabeth, qui devait faire régner en Grande-Bretagne le Dieu de Calvin. Genève recevait et ressentait toutes les pulsations de l'Europe reformée, comme Rome celles de l'Europe catholique.
La puissance toute nouvelle, de création toute fraîche, qui portait le nom de Genève, jouait