THEODORE DE BÈZE
Autour inconnu.
Appartient à M. Henry Trouchin à Bessinge (Genève)
DE BKZE A t'A RÉVOLUTION FRANÇAISE 113
sieurs; il laissa le Gonseil sévir contre certains prédicants qui tenaient en chaire, au sujet de la liberté de l'usure, un langage indiscret ou offensant pour les magistrats; il ménagea luimôme à des « scolarques, » délégués laïques du Conseil, une certaine part dans la direction de l'instruction { ; il introduisit dans l'Académie, contre le désir de beaucoup de pasteurs, un premier enseignement laïque, celui du droit2; et lorsqu'en 1580 il abdiqua la présidence de la Compagnie, il fortifia par cela même, en fait, l'ascendant du pouvoir civil sur le pouvoir religieux, l'ascendant de l'Etat patricien sur le corps directeur de l'Église3. Car après Bèze, la présidence de la Compagnie des Pasteurs devait sans cesse passer demain en main, d'abord toutes les semaines, puis tous les ans; et tandis que la souveraineté civile allait de plus en plus s'incarner dans un petit nombre de familles qui créeraient une tradition stable, l'autorité religieuse, après avoir, en fait, reposé sur la tête unique de Calvin, puis sur la tête unique de lièze, devait s'atténuer un peu en se morcelant.
Après la mort de 13èze, un syndic comme Lect finira par devenir le véritable administrateur de