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Bouge au d, I, p. 330; Choisy, op% et/., pp

l'Église; et quand, à la fin du dix- septième siècle, le pasteur Antoine Léger protestera dans plusieurs lettres contre certains droits que s'arrogeait l'Etat sur la vie intérieure de l'établissement religieux, l'un des deux magistrats qui lui riposteront déclarera tout net que les ordonnances ecclésiastiques de Calvin, dans les passages où elles affirmaient la souveraineté religieuse de la Compagnie, étaient « le fruit d'un reste de papisme chez les réformateurs1 ». « Jadis, écrira en 1685 Gregorio Leti, la Compagnie parlait au Conseil assez rondement, et sur un ton libre, mais ceci est bien changé. Aujourd'hui elle ne peut rien faire, ou du moins elle ne fait rien que ce qu'il plaît au Conseil d'approuver et de ratifier2. » Mais par un curieux chassé-croisé d'influences, tandis que les pasteurs, au dix-septième siècle, laisseront de plus en plus l'Etat se mêler de la vie de l'Église, ils continueront, eux, à porter de temps à autre dans les Conseils, « demeurant assis et couverts, » des remontrances inspirées par les Saints Livres; et les Conseils, quitte à n'y point déférer complètement, lesécouteront toujours, parce que l'État genevois, de génération en génération, affirmera toujours sa

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