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Cellérier, M. S. #., XII, p

2. Genève au dix-septième siècle, esquisse de Vêlai civil et politique de cette ville, tiré du cérémonial historique et politique de Gregorio Leti, p. 9 (Genève, 1851).

ferme intention de « se ranger à la parole de Dieu ! ».

Jusqu'à la veille delà mort de Calvin, Genève avait été perpétuellement inquiète, et perpétuellement avait monté la garde autour de sa propre existence. L'alliance perpétuelle que les six cantons catholiques de Suisse avaient, en 1560, signée avec le duc de Savoie2, justifiait les émotions genevoises : du côté de cette Suisse où les Genevois n'eussent voulu trouver que des alliés, c'était leur ennemi qui en trouvait... Par surcroît, des révélations opportunes avaient, en 1563, provoqué une sorte de stupeur, en informant Genève que certains libertins fugitifs osaient comploter pourla livrer au duc3. Calvin mort, cet état d'anxiété dura, et même, avec le temps, s'exacerba. Ainsi Fâme genevoise acheva-t-elle de se former : les menaces ennemies, les périls incessants qui guettaient ses remparts, étaient pour elle une discipline, plus efficace encore que les pénalités du Consistoire. Dans une Genève qui n'aurait rien eu à craindre des hommes, les Calvin, les

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