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Balitzer, Bévue des Études juives, avril et juin

A l'arrière des remparts de la ville se hérissaient, dans l'Académie, les remparts du dogme, révélé pai* Dieu, proclamé par Calvin. C'étaient comme deux cercles concentriques, qui rendaient de plus en plus jalouse, de plus en plus intransigeante, l'humeur de ceux qui s'y enfermaient. L'esprit de défiance du factionnaire en armes, le souci rigoureux de la stricte consigne, tenaient en haleine les défenseurs de l'orthodoxie calvinienne *. On maintenait avec scrupule, par une sorte dfe consigne militaire, — et rien ne devient plus aisément une routine qu'une telle consigne — toute l'armature de la théologie de Calvin. De loin, certains réformés s'en étonnaient : l'un d'eux, le médecin Simon Simoni, dès 1567, avait écrit à Bèze : <c Ne parlez pas de manière à faire croire que nous sommes membres d'un Calvin et non de Christ, défendez la vérité en vous réclamant de l'autorité que vous recommandez vousmême dans vos écrits, comme supérieure à toute autre, et laissez ce nom de Calvin un peu tranquille2. »

1. Borgeaud, I, p. 337 : l'intransigeance dogmatique était une des formes du patriotisme.

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