‹ Une ville-égliseChapitre 96 sur 121 · Marg. Cramer, o/>, cit., pp · texte numérisé non relu

Marg. Cramer, o/>, cit., pp

2. La formule se rencontre, au dix-huitième siècle, dans les registres du Consistoire (Maury, I, p. 7).

3. Le clergé réformateur, écrit d'Yvernois, assez passionné d'ailleurs contre le patriciat, a s'était étroitement lié avec l'administration ; les riches vouaient indistinctement leurs fils aux magistratures ou au ministère ; on sent combien ces arrangements de famille favorisèrent la domination, et que le crédit du clergé et son union avec le gouverne^

contre les patriciens, était sortie, anonyme, de la plume du pasteur Jacob Vernet1. Quelque désir qu'eût la Compagnie des pasteurs d'apaiser les discordes, elle devait se borner, généralement, à des vœux assez vagues, à des maximes qui prêchaient Tordre, mais dont le désordre riait. En temps de troubles, les pasteurs lâchaient d'agir, mais leur effort pour ramener la paix n'était souvent qu'une agitation de plus. Lorsqu'en 1782 les troupes sardes et françaises vinrent rétablir l'hégémonie patricienne, ils obtinrent qu'elles ne donnassent pas immédiatement l'assaut et que Genève révoltée eût un certain délai pour ouvrir ses portes2. En fort honnêtes gens qu'ils étaient, ils faisaient de leur mieux; mais ce qu'ils pouvaient était peu.

Le principe calviniste du Sacerdoce universel, qui dans les petits groupements puritains d'Angleterre et d'Amérique affermissait la notion d'égalité3, eût été susceptible,, à Genève aussi,

ment dut être un des principaux chaînons de l'aristocratie. »

{Tableau historique et politique des révolutions de Genève dans le dix-huitième siècle, dédié à S. M. Louis XVII par un citoyen de Genève, p. 15. Genève, 1860.)

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