ROUVIER
On a dit que les circulaires, comme les règlements, étaient faites pour être violées. Celle de M. Rouvier le fut abominablement, et 6.000 infortunés liabitants de Brest ont payé et paient encore les frais de cet outra.2,e aux l)onnes mœurs fiscales...
La cam])a^n(^ très active de la Li.2:ue des contribual)les mit en lumière certains faits fort instructifs.
Ja\ première découverte, — ot c'était le côté comique^ d(^ cette crise locale, — fut que la plupart
d(3S cou.s(3illers inuuicipaiix étaient les preiuiors bénéficiaires de leur propres réforme. Un membre de la Ligne, ayant en la onriosité d'aller chez le percepteur prendre copie des cotes de chacun des édiles pour le contingent de 1905, publia le résultat de ses recherches.
Il était bien suggestif, ce résultat î
Voici ce que pavaient, ou i)lutôt ce (]\w ne payaient pas ces administrateurs modèles :
MM
Aubert, maire de iiresi 0
Martin, eoiiseiHer, débitanl 0
lïavel, prolesseur aj;ré^6 au lycée 0
Ijijioiinière, proïesseur à l'école «l'iii-
(histrie 0
Kerinarrec, coniinis des contributions indirectes 0
Masson, employé des j)ostes 0
Ijc lîay, oiivrier au i)ort 0
Grosset, dessinateur 0
Gerbault, mécanicien dentiste (n'existe i>as
aux rôles de recouvrement ) . 0
Jaunie, ouvrier au port 0
llouzaut, commeri^'ant 0
licscouarcli , 0
Moijine, ébéniste 0
Tlioury, ouvrier au port 0
Ilirlam, ouvrier au port 0
J'ouquel, typ<)<;raphe 0
Tillel, imprimeur 0
Mornu 10 Ir. (>.">