SCÈNE TROISIÈME
DE C YG N E ROI.
Un moment j’ai cru que je l’avais tuée. J’ai passé là cinq minutes qui n’ont pas été drôles. Je voulais appeler au secours et je tremblais que l’on n’cnlràt.
LEBONNARD.
Enfin ?
Elle est revenue à elle-même, toute seule.
LEBONNARD.
Et alors ?
DE CYGNEROI.
Et alors, el]e m’a dit : « C’est bien, monsieur, mariez-vous 1 »
LEBONNARD.
Ce! x ne manque pas non plus de simplicité. Et depuis ?...
DE CYGNEROI.
J’ai voulu avoir une explication avec elle.
LEBONNARD.
Allons donc ! Je me disais aussi : « L’homme va reparaître! »
DE CYGNEROI.
Mon cher, je n’ai peut-être qu’un mérite, mais je l’ai. Je suis tout ce qu’il y a de plus sincère. Je n’ai ni orgueil ni parti pris. Ce que je sens, je l’avoue; ce que j’éprouve, je le dis. Quand je me suis présenté chez madame de Morancé, elle avait quitté sa maison.
LEBONNARD.
Tu lui as écrit ?
DE CYGNEROI.
Parfaitement! Une lettre d’un bétel Mais, lu sais, on écrit, on ne sait pas pourquoi.
CNK VISITE D F. NOCES
LEBONNARD.
Et clic t’a répondu ?
DE CYGNE ROI
Elle m’a répondu : « Yous ayez eu plus de raison que moi, je vous en remercie. Alfred 1 » Quand je ine suis marié, je lui ai envoyé une lettre de faire part, comme à toutes les personnes que je connaissais. Nous lui avons fait une visite aujourd’hui, elle nous a très-bien reçus, tout est pour le mieux.
LEBONNARD.
Ah 1 les femmes ! les femmes !
DE C YG N E-ROI.
Ce qui veut dire?...
LEBONNARD.
Alors, voilà toute ton histoire?
DE C Y G NE ROI
Oui.
LEBONNARD.
Tu ne sais pas autre chose ?
DE CYGNEROI.
Non ! quelle autre chose ?
LEBONNARD, faisant signe i de Cygnerol de s’approcher pour qu’il puisse
lui parler bas.
Lorsque madame de Morancé était... (u regarde si personne no peut l’entendre, et boisse un peu la roix.) la maîtresse de dOU Alphonse...
DE CYGNEROI.
Qu’cst-cc que c’est que ça, don Alphonse?
LEBONNARD.
C’est le premier amant de madame de Morancé : un Espagnol