V. Huco
(Dans Evimdmts).
O viens, la colombe timide Fait son nid aux l’ochers déserts,
Viens, nous irons dans l’herbe humide.
Voir éclater les bourgeons verts.
Ne sens-tu pas, ô fille d’Ève,
Qu’avril et ses rayons vainqueurs
Ont éveillé la même sève
Aux champs, aux bois et dans nos cœurs...
N’entends-lu pas, divin cantique, Toi dont les anges sont jaloux.
S’élever une voix mystique Qui va répétant : Aimons-nous!...
Viens, pour te faire un diadème, Toutes les fleurs vont s’entr’ouvrir.
Plus d’une dira que je t’aime!...
Les fleurs ne savent pas mentir...
Nous irons, les mains enlacées...
Oubliant la terre et les deux...
Effaçant les douleurs passées Par ces instants délicieux!...
Qu’importe qu’un pouvoir s’écroule.
Gloire, succès, ambition.
Vous n’êtes rien qu’un Ilot qui roule Et monte au gré de l’aquilon.
Je serai roi, tu seras reine...
Nous ferons des projets charmants...
Sans nous parler... car l’âme est pleine De ces deux mots : Amour!... piintempsl...
JuilleM871.