‹ Une voile a la mer poesiesChapitre 6 sur 57 · LA FLEUR · texte numérisé non relu

LA FLEUR

Ah ! bien longtemps conserve dans ton âme Le saint amour et la tendre pitié...

Un jour, hélas ! enfant, tu seras femme. Alors, adieu notre vieille amitié !

Car tu viendras, effeuillant ma corolle. Pencher vers moi ton front triste et rêveur. Et demander au fleuron qui s’envole Un peu d’espoir pour ranimer ton cœur !...

El si la fleur, comblant ton espérance,

Un jour répond : il t’aimera beaucoup...

Dans ton bonheur, oubliant ma souffrance.

Ton cœur ingrat me dira : pas du tout !...

Décembre 64.

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