‹ Une vois d'en basChapitre 41 sur 80 · DEVANT UN MAGASIN · texte numérisé non relu

DEVANT UN MAGASIN

Devant ce magasin, pauvre fleur des mansardes, Angélique ouvrière, à rêver tu t'attardes.

Dans tes beaux yeux je vois l'e'motion Que te cause l'aspect des e'toffes nouvelles. Ces rubans font tourner bien des jeunes cervelles.

Pour ces chapeaux quelle dévotion !

Ta chevelure est blonde. Un chapeau ? quel dommage î" Il nous déroberait l'éclat de ton visage.

Dans un thibet, rêver ensevelir, Ah ! maladroite entant, ta souplesse et tes charmes ! Le petit dieu narquois en verserait des larmes.

Et son flambeau pourrait bien en pâlir.

Ecoute, mon enfant, vive bergeronnette,

Rayon qui luit dans l'ombre, il faut rester simplette.

A dix-huit ans, on est l'astre du jour. La toile te va mieux que la soie à nos dames. Je ne te dirai rien sur le devoir des femmes ;

Mais leur beauté, ma fille, c'est l'amour.

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