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EN CE TEMPS-LA

Août IMI

J'habitais un grenlei' mansarde, non chambrelte,

Nid de chauves-souris qu'aujourd'hui je regrette.

Trois chaises, une table, un vieux lit, des murs nu-^

Voilà le mobilier. Mais, les beaux jours venus.

Le soleil de midi tapissait la muraille.

De mon mince grabat il réchauffait la paille.

.fe n'ai jamais compris qu'on fût triste aux rayons

D'un soleil printanier, si gueux que nous soyons.

Sur la tuile encaissés, gobéas, capucines

l'^leurissaient. On riait aux fenêtres voisines

De cet oi'iginal qui trouvait le moyen

D'i'inblir un joli parterre aérien

Aux coriiichos dos toits où, dès la tâche faite,

11 chantait comme un fou, sinon comme un poète,

■Ou déjeunait avec ses frères les moineaux

<im faisaient comme lui leur nid dans les chêneaux.

.Mais le printemps n'est pas d'un? longue dure'c.

Son doux e'clat s'e'teint même dans l'empyre'e.

Survint l'hiver, qui n'a ni moissons ni regains.

Avec ses levants gris r-t ses couchants sanguins.

Ce jour-là je rêvais, penche' sur mon ouvrage.

La rime s'envolait. .lavais mauvais courage.

Il est vrai qu'il faisait bien froid en ce moment;

Ihilin, c'e'tait mon jour de découragement!

Sur les quatre carreaux fêlés de ma fenêtre,

Des bouquets cristallins venaient de m'apparaîlre.

Je soufflais dans mes doigts qui tournaient aux glaçons.

De mon feu presque éteint rapprochant les tisons.

Je ne sais ce qu'en moi j'éprouvais à cette heure.

Ni ce que me disait la voix intérieure.

Touchant le vol léger de nos illusions,

A moi, déjà blasé sur les déceptions,

Moi qui, n'enviant rien : ni gloire, ni fortune.

Marchais insouciant dans mon beau clair de lune.

Que regrettais-je donc alors, sous ce ciel gris?

«Ce que je regx'cttais ?... Mes rosiers défleuris!

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