‹ Une vois d'en basChapitre 69 sur 80 · L'OTAGE · texte numérisé non relu

L'OTAGE

Mai 187J.

L'évadé de la tombe en ce temps-là, mes frères,

Comparut à nouveau devant les Pharisiens

Et docteurs assemblés. Ces dresseurs deijcalvaires.

Nous en avons encore, étaient des Parisiens,

Des singes d'Israël, livrant à l'athéisme

L'ancien ressuscité, prévenu de déisme.

Sapé, scié, déjà le vieux chêne tombait,

Mais pour se relever sous forme de gibet.

Le taillandier forgeait : marteaux, clous et tenailles.

Un fédéré trouvait dans de vieilles ferrailles

La lance au fer sanglant. L'égoutier, un cruel.

Trempait dans les ruisseaux l'éponge, boue et fiel,

Dont il barbouillera, sous l'épine sauvage.

Du prophète expirant le saint et doux visage.

En échange du sang, s'échappant de sou cœur. Et qui de ses bourreaux lavera la souillure. Hue', siffle', gifle', le divin re'dempteur N'obtiendra même pas une goutte d'eau pure.

Or, ces faits se passaient, comme ils se sont passe'* Voilà dix-neuf cents ans pour nos martyrisés.

Donc, le dieu des pardons et des miséricordes

Est de nouveau traduit, Jjattu, lié de cordes.

Au pied d'un procureur, vieux juif , nommé Crémi'-ux.

Lequel pour assesseurs a trois scribes fameux :

Renan, Littré, Paul Bert. Triangle égalitaire ,

Né sous la même cloche, issu de la lumière

Et de l'humide... Il faut, d'après son long dossier

Et ses antécédents de bateleur-sorcier.

Traîner au pied du mur ce spiritualiste

En rupture d'enfer, ce mort récidiviste.

— Vous vous nommez Jésus? lui demanda Crémieux.

— Jésus de Nazareth. — Signalé dangereux... Votre état? — Charpentier. — Patenté ? — Prolétaire.

— Accusé de prêcher la grève du salaire ?

— Partout le pauvre a faim et soif d'e'galite'.

— L'égalité ! Ce sont propos de révolté.

— Je vais aux nations qui s'égorgent entre elles Enseigner de la paix les routes fraternelles.

— Ainsi vous voyagez ? Avez-vous des papiers ?

— Mes papiers, c'est le sable où s'impriment mes pieds.

— Vous demeurez? — Le Fils de l'homme n'a pas même Une pierre où s'asseoir. — Réfrataire et bohème, Soldat ni citoyen, avec les vagabonds

\'ous couchez dans les fours à plâtre et sous les ponts. ^'otre âge? — Deux mille ans. — Le nom de votre père .' — DIEU!... — Nousl'assignerons; c'est sansdouteuncom[)èr(

Et le peuple riait. Soudain un auditeur Demande la parole avec la bouche en cœur. Mélange de pédant et de séminariste.

C'est un savant, dit-on, un orientaliste. Il tourne vers Jésus un regard compassé. Oïl sent que ce monsieur est joliment dressé. — Citoyen Fils de Dieu, pardon, votre doctrine Ne saurait-elle avoir plus modeste origine ? Vous ne prêchez pas mal ; mais vous semblez nier Que vous êtes le fils d'un maître charpentier. Je ne partage pas d'aucuns de mes confrères Ce qu'ils ont contre vous de préjugés contraires. Mais j'estime qu'il faut naarcher avec son temps. Que ne fréquentez-vous nos jeunes gens charmants, Ces forts, ces studieux... adorable jeunesse Acharnée à nos cours, qui s'y porte et s'y presse ? Elle s'appelle : Assi, Rochefort, Ranc, Urbain, Verméche, Pipe-en-Bois, Maroteau... Quel chemin

Lumineux et rapide ont fuit à nos écoles Ces araves qu'on traitait hier de bêtes folles, Riaaud, Ferre', Vallès, si haut, si radieux Que la tête vous tourne à les suivre des yeux ! Que ne fréquent iez-vous encore ce Gilliste Lequel pour vous charger à l'audience assiste. (Longs applaudissements.)

Et le maître a jeté t5ur l'immonde cohue un regard attristé. L'un d'eux, qui voit Jésus marqué pour le calvaire, Va lui donner son coup de chausson de lisière, Parler de notions, de bouquin, de devoir. L'accusé lui répond : — Philistin, ton savoir Ne nous dit rien. J'apporte aux simples de ce monde. Non pas des notions, mais la lueur féconde : La révélation. Je donne au cœur des yeux. Par moi l'œil de l'aveugle a vu clair dans les cieux.

— Plus prés de la raison nous plaçons la morale, Reprend le philosophe onctueux qui s'emballe.

— La morale ? EUe n'est, docteur, qu'un des rayons De la divinité!... (Cris, dénégations.

Grognements prolongés dans la ménagerie.) iioudain un immortel est pris d'hydrophobie.

— Votre divinité, nous saurons l'enfouir, A nos enterrements civils la convertir..

Comment, monsieur, comment! Vous niez la matière? Mais c'est d'elle, insensé, que nous vient la lumière. La putréfaction, c'est le progrès. Dans peu. L'homme, hier babouin, va se révéler dieu.

Paul Bert vint à son tour et dit : — La jeune France, Vous l'entendez , proteste au nom de la science Qui n'admet avec nous qu'un Dieu vivisecteur. L'accusé lui re'pond : — La jeunesse, docteur, Voudra savoir demain, des sciences rebellée. Si le nid fait l'oiseau, si le nid fait les ailes. Pour moi j'ai vu le nid et j'ai compris l'oiseau. A ce moment un pauvre ose crier : bravo ! On le cha.sâe. Aussitôt surgit dans l'auditoire Le nommé Rabagas, dont on connaît l'histoire.

— L'oiseau de qui ? de quoi? Duquel nous parle-t-on? Rugit l'interrupteur... de l'aigle ou du pigeon?

Aigle ou pigeon divin sont jolis points de mire. Deux sous! Qui veut ûrer à l'oiseau do l'empire!

— Calme-toi, Rabagas, dit Crémieux, qui se tord. Et montrant à Jésus un fort beau louis d'or :

— Connaissez-vous ceci? — De qui cette effigie?

— De César, empereur et roi de tabagie.

— Eh bien, maître Crémieux, il faut rendre à César Ce qu'on doit à César. — Ah ! vil badingiieusaixl ! Riposte Rabagas, les yeux en papillot. s.

Non, nous ne rendrons rien : montre, habits neufs, ni bottes î Conseil de réacteur, doublé d'intransigeant. La boutique est fermée, on ne rend pas l'argent. Comment ! nous rendrions hôtels, baignoires, glaces, Nos bureaux de tabac, coupés, rentes et places ! Jamais ! — Non, non ! A mort l'ivrogne, le réac! Braillent les sans-Ie-sou. Rabagas a le sac ! ! ! ■ Donc, vive Rabagas.

L'instruction se corse.

On soupçonne qu'on est en pre'sence d'un Corse Ou de quelque mouchard. — Vous êtes, dit Crémieux, Qui, pour y voir plus clair, semble quitter ses yeux , Et tournant vers Jésus sa face hyperl^olique, .\ccusé de vouloir tomber la Re'publique. Vos complices ? — Je vous le dis, en vérité, Mes complices ce sont : la FOI, la CHARITÉ, .l'ajoute : Et l'ESPÉRANCE. (Hilarité farouche.) — Jésuite ! qu'on lui plante un chardon dans la boucli-; ! (Tumulte indescriptible. On entend aboyer. Grogner, beugler, hurler, rugir, mugir, gueuler.) Dressant l'oreille, un âne aussi se met à braire. In bon rouge a crié : Silence, mon vieux frère ! C'est à qui mangera du Christ. — A qui le cœur ? La table est mise. A qui cette place d'honneur ? Allons, Grévy, Ferry, dégainez vos fourchettes ; Bons députés du centre, approchez vos assiettes! C'est du Christ frais saigné... pour faire des ragoûts. Peuple, on t'en gardera, quand ils en seront soids.

L'accusateur public, dans un fort beau langage, Requiert. On gardera l'accusé comme otage.

— Non! non! A mort ! à mort! citoyen président.

— Ecoutez, écoutez ! L'accusateur : — « Cédant .. A l'indignation en face d'un tel crime

" Et d'un tel criminel, ô peuple magnanime !

" J'ai pensé, comme vous, à soutirer son sang.

" Le chaudron e'tait prêt... En y réfle'chissant,

" Voyant ce meurt-de-faim malpropre, sans chaussure,

" Débraille', mal peigné, puant la moisissure

u Des cachots de Poissy ; ce barbu, qu'un art faux

>i Nous peint en robe bleue et beau parmi les beaux,

u J'estimai, citoyens, que de cet imbécile

" On pourrait retirer un parti fort utile. »

— Silence donc ! — « Mourir de la mort d'un Danton, ii Ça serait trop d'honneur pour cet aliboron. »

— C'est vrai ! — « D'un tel honneur mon civisme s'alarme : " Ce gueux n'ayant tué ni pompier, ni gendarme,

>« Ni curé, ni sergoi, pas même un empereur...

» Attendu ces griefs qui soulèvent le cœur,

" Je vous propose donc qu'on dépêche à Pilate

" Le desservant Bertaut, qu'il le voit et le tâte.

" Peut-être pourrait-on négocier Blanqui,

" En échange... déjà vous devinez de qui?

>i De ce pauvre idiot. Si l'affaire s'arrange,

« On garde l'abruti, mais on nous rend l'archange. »

La justice du peuple a sonné. C'est un glas. Aujourd'hui comme hier il choisit Barabbas. Ventre à terre, un courrier s'éloigne pour Versaille. La victime attendait le dos à la muraille. Plus cruel que le peuple, ici pas un bourgeois Pour sauver l'accusé n'ose élever la voix. Comme le coq chantait, des pleurs sous la paupière, Bertaut s'en revenait en songeant à saint Pierre, A ceux qui reniaient le Maître en ce moment. Et le bon serviteur pleurait amèrement ; Car, jetant sa cuvette au nez des fratricides, Pilate abandonnait le juste aux déicides.

Un jour du vingt-six mai soixante-onze, le fils Du maître charpentier, au bout de vingt fusils. Meurt ainsi qu'il mourut sous Auguste Tibère ; Quand son dernier soupir fît tressaillir la terre Et que l'e'cho poussa dans un lointain profond Le divin cri : « Ces gens ne savent ce qu'ils font. Pardonnez-leur, mon père ! » Etincelant d'outrages. Son corps fut retrouve' dans le sang des otages.

LE GHIFFO.N.NIER

11 a de longs sourcils, jjarbe e,rise ut nottante ; Toujours la hotte au dos, qu'il neige, tonne ou vente,

Va persitlant, le long de son chemin.

Tout ce qvi'il voit passer de sot ou d'inutile, il faut bien l'avouer sans être difticilc :

Quelle besogne, infortune's humains !

Paris est éveille, braillait-il ; on e'tale

Les richesses du monde aux regards de Tantale.

Mère du luxe, insolente cite', Oh tout vient s'engloutir, avec de folles sommes, La tendresse du cœur et le travail des honmies,

Malgré tes murs : Vive la liberté!

Civilisation, flot qui toujours varie, Marche! le chidonnier reste à hi barbarie.

Ni Dieu, ni diable effrayant nos marmots. Je de'vore au soleil les bribes que tu jettes; Comme l'oiseau, je vais butinant quelques mietles,,

Ia mon Pactole est an fond des ruisseaux.

Tout n'est que préjuges, distinctions stupides.

Vos mœurs, petits bourgeois, ont bien leurs homicides,

Comme la foi ses superstitions.

Votre socie'te s'affaisse et se disloque. Ton beau voile, ô vertu, tombe loque par loque.

Et le voilà dans ma hotte aux haillons.

Grandeur 1 tes dignités, ces sortes d'amulettes Que tu pends après toi comme autant de sonnettes,

Ne valent pas un verre de cognac.

Vantez vos monuments, allez bayer aux grues. Badauds qui vous carrez de vos boueuses rues ;

Moi j'aime mieux une once de tabac.

Que suis-je? Un animal, un être humain? Qu'importe! Poui- sortir d'ici-bas, puisqu'il n'est qu'une porte.

Le chien vaut l'homme. Et puis j'aime ces gens Qui donnent au hasard les trois quarts de la vie, Qui, n'accrochant personne au gibet de l'envie,

Fêtent Bacchus, prince des indigents.

Chez nous les Putiphars, ô dames vertueuses l En de'pit des époux, triplement amoureuses,

Font d'un Joseph un effre'né gaillard.

Aimant à respirer les roses sur la paille Où l'amour en haillons rit, chante, se chamaille.

Et, sans tricher, joue à Colin-Maillard.

Donc, je vis librement de ce que je ramasse. Des choses que chacun de'daigne, perd ou casse :

ChifTons, papiers, os et croûtes de pain. Si je trouve de l'or, ce jour-là, ça se gâte : Avec ma Louison, je mo soûle et m'empâte,

Et pour huit jours, adieu le mannequin !

BOIOIET DE FÊTE

Avr:i IsTs.

A MON A\n JULbS PATON

J'accours à ton nid, cher Pat on, Appuyé sur un %aeux bùton.

Quand le jour tombe, Appui qu'un ami m'a laissé (1) Pour soulager mon pas lassé

Près de sa tombe

Et pour m'aidcr, dans le brouillard, A retrouver, déjà vieillard.

Le toit d'un frère.

Le petit toit hospitalier Où souvent je viens oublier

Un sort contraire.

!) l'éra:icrer.

Musset me prête son concours ; Son mètre vient à mon secours

Et je vois luire , A travers le feuillage vert Oii Méduse met le couvert

Ton bon sourire.

Que dis-je? devançant mes ])as, Ton amitié' me tend les Isras

Et, dans sa grâce, Musette au teint un peu blêmi Vient sabler chez toi, cher ami.

Le vin d'Horace;

De ce charmant voluptueux Qui pre'tend qu'on est vertueux

Alors qu'on aime, Qui, sans préjugé d'e'tendard, Soupait gaîment avec Ce'sar,

Chez Ce'sar même.

C'e'tait son avis, c'est le mien.

Après tout Ce'sar valait bien

Huit ou dix rimes.

J'aurais ve'cu dans ce temps-là Que, sans être un Caracalla

Couvert de crimes,

Que je sois bien ou mal pourvu.

Comme Horace, je n'aurais vu

Dans ce grand homme Que la paix, les arts, les amours.

Après de longs et mauvais jours.

Rendus à Rome

Et mon pays remis debout

D'un bout du monde à l'autre bout,

Gai, daiis sa gloire.

•Ce n'est qu'à l'ombre des épis.

Du pampre et des rameaux fleuris.

Qu'on sait bien boire.

Quoique son ciel en soit moins pur.

Je crois qu'Asniéres vaut Tibur

Pour boire et rire.

La chose a bien son agrément :

On y danse gaillardement,

Sans en médire.

Je comprends que tu sois venu.

Dans ce pays du demi-nu

Et des colombes, Bâtir ce nid que j'ai rêvé I"t que grâce à Dieu j'ai trouvé

Prés Bois-Colombes ; *

Ce nid, tonnelle et pavillon, Oii je chante comme un grillon

Dans sa cellule, Où Dieu, qui me prend en pitié.

Me dit qu'aujourd'hui l'amitié

S'appelle Jule ;

Oîi vagabond, ou pèlerin, Moitié content, nioitié chagrin.

Je chante encore ; •Où mes vieux vers sont applaudis :

Tu sais, ces vers du temps jadis

Que l'on ignore.

Que j'ai semés sur mon cliomm^ Insouciant du lendemain.

Et pourquoi faire ?

Où j'ai semé', rien n'a pousse' ; Mon courage s'est émoussé

Sans plainte amère.

Aujourd'hui je suis pauvre et vieux Aussi n'ai-je point d'envieux.

Ça me console.

Que j'en ai vu de ces grands noms- De'guerpir de leurs panthéons,

Sans une obole !

Combien j'ai vu de beaux esprits Qui prenaient quelques vers aigri.s.

Pour de la gloire ; Qui, malmenant leur pauvreté.

Habillaient toujours la gaîté

En robe ncflre!

Ami, tu n'es pas de ceux-là, Toi, dont la plume travailla

Comme à la course ; Toi, qui de toi n'as rien vendu..

Dont le cœur ne s'est pas perdu

Même à la Bourse.

Si tu nous fais un Dieu d'argent.

C'est pour le rendre à l'indigent

Toujours palpable.

On dit qu'avec les clés du tien OuA'rirait le bon Dieu chrétien

Même au coupable.

En attendant ce paradis

Qui peut-être n'est qu'un taudis

A la Tantale , Pitié' pour l'enfant du ruisseau.

Toujours, quel que soit le vaisseau.

A fond de cale.

J'ai du me faire e'picurien ; Tout aussi bien, je ne puis rien,

]Moi, pour ce monde !

Naufrage d'un radeau de'truit, Q'importerait mon petit bruit

Au ciel qui gronde .'

Laissons vibrer, dans notre cœur.

De l'oiselet tendre ou moqueur

Le babillage.

Mais sous les pas j'entends crier La feuille morte et le gravier :

C'est, je le gage.

Quelque bon vivant d'alentour :

Savant, artiste, troubadour;

Aussi des dames Que nous amène un beureux vent.

De Cytlîère nous arrivant

Sans flots ni rames.

Qui donc nous dit que les amours, Ami, ne durent pas toujours?

Quelle sottise !

N'est-ce pas? qu'on soit jeune ou vieux. On aime toujours par les yeux ;

Sans Gaillardise,

.l'îiime les minois frais et blonds, • ommr- on aime les papillons

Dans la verdure, ( )ii Lise dit à son pastour :

« Comme toi, je crois à l'amour

Qui toujours dure. >>

Ami, croyons ce qu'on nous dit.

Savoir croire c'est de l'esprit.

L'esprit des femmes.

Donc je crois que pour cet hiver Nous aurons de bois mort ou vert

De belles flammes.

Déjà, j'emporte de ce lieu

Au fond du cœur un peu du feu

Qui se consume.

Musette a repris ses covileurs; Sous la feuille'e et sous les fleurs.

Son œil .s'allume.

" S'il est doux de se renflanimer, Il est mieux de toujours aimer «,

MurjTiure-t-elle En rajustant sous ton chalet Son nid par tous les vents défait,

Pauvre hirondelle !

Et moi, jf dis connne Musset, l^n jour qu'avec Paul il causait

(Histoire anciennr') :

•• Je ne sais où va mon chemin, ^lais je marche mieux quand ta main

Serre la mienne ! "

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