‹ Une voix d'avertissement et instruction a tous les peuples ou instruction a la foi et aux doctrines de l'Eglise de Jèsus-Christ des derniers-joursChapitre 3 sur 11 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

infailliblement des traditions, des opinions sé(uilaires, et des préjugés invétérés, ou bien froisser les intérêts de •quelque spéculation religieuse ; et vous les verrez alors, comme les Ephésiens, tenir conseil sur ce qu'il y a à faire : leur grande déesse sera décriée, sa magnificence méprisée, et son temple abandonné, ou bien, ce qui serait encore plus mauvais, leur métier sera en danger ; or, tout leur gain vient de là. Rappelez-vous les apôtres aux prises avec les Rabins des synagogues juives, ou avec les superstitions des Gentils ; en un mot, en guerre avec tous les établissements religieux de la terre. Souvenez-vous de ces clameurs populaires : « Si nous les laissons ainsi prêcher, tout le monde les croira, et les Romains viendront prendre notre ville et conquérir notre nation. » « Ces hommes qui tournent le monde sens dessus dessous sont arrivés ici. » « Quelle est cette nouvelle doctrine, car tu viens de nous faire entendre d'étranges choses? » « Ces hommes troublent extrêmement notre ville, et ils enseignent des usages qu'il ne nous est pas permis d'adopter, étant Romains. » « Que dit ce discoureur ? il semble qu'il annonce des divinités étrangères ; » et beaucoup d'autres phrases semblables.

Jetez un coup d'œil sur le passé. Voyez, par exemple, la conduite de l'Eglise Mère envers les réformateurs de tous les siècles. Elle les calomnia, les diffama, les excommunia de diverses manières ; en même temps qu'elle faisait croire aux populations ignorantes qu'ils étaient les plus exécrables scélérats du monde. Rappelez-vous un instant les amères perplexités de Christophe Colomb. Homme obscur, d'une instruction bornée, mais noble génie, âme privilégiée, doué d'une intelligence qui refusait de se renfermer dans la vieille voie; en un mot, libre penseur, il brisa la chaîne des traditions séculaires qui garottait les nations de la terre. Son esprit s'élevant, pour ainsi parler, sur les ailes d'un aigle, laissa bien loin derrière lui les génies si vantés de Rome et de la Grèce; il sut pénétrer, lui, les sombres mystères qui

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