‹ Une voix d'en basChapitre 16 sur 96 · MON SECRÉTAIRE · texte numérisé non relu

MON SECRÉTAIRE

Sans t'ellVayer de tout ce barbouillage,

yui (l'un savant exciterait les cris ,

Tu veux transcrire ; absurde enfantillage ;

Laisse, crois-moi, ces obscurs manuscrits.

Loin d'écouter mon avis salutaire ,

Tu tiens déjà canif, plume , encrier :

Quand l'amitié se fait mon secrétaire ,

'Mon ami Louis Lissorgues '^ Tobligeunce duquel j'ai ilù la (opie de nie» uianu<:crit<i.

Grands et petits, tous vont me l'envier.

De ton somnieil , vraiment, c'est bien la peine De te priver, pour dessiner des mots; Ah ! je rougis de ma démence vaine ; J'ai grande honte à troubler ton repos. Mais un regard m'ordonne de me taire, Tes doigts actifs courent sur le papier: Quand l'amitié se fait mon secrétaire , Grands et petits, tous vont me l'envier.

As-tu songé , dis-moi , que la malice Qui de l'esprit condamne les travers, Bons ou mauvais , te dira mon complice Pour avoir mis au net de méchants vers? Quoi ! tu souris? Combien cela m'attère ! Au nom du ciel, cesse de copier !

Quand l'amitié se fait mon secrétaire.

Grands et petits, tous vont me l'envier.

La page est blanche et l'écriture est large, Cela doit plaire au pâle analyseur.

Coups de crayon vont obscurcir la marge ; Sur mes défauts va gloser le censeur.

N'achève pas ton fatal ministère!...

Mais c'est en vain que j'accours t'en prier. Quand l'amitié se fait mon secrétaire, Grands et petits, tous vont me l'envier.

am VOIX wm bas.

imm T©IX ©'EN BA^

fi i: Victor Su&o.)

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