‹ Une voix d'en basChapitre 57 sur 96 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

SARA, RUTH , CARNUT, suivi de quelques valets.

i:x\{^\]T , à ses gens .

Bien, arrêtez.

[A part,)

ïudieu ! la nuit devient fort sombre.

{Haut), Qui de vous est Sara ?

{RiUh ferme la bouche à sa fille et garde le silence. ) RUTH, à part.

Ces gens sortant de l'ombre !

Que nous voudraient- ils ?

CARNUT.

Heim , répondez î {Regardant Sara sous le nez.) Allons, toi !

Réponds ; es- tu Sara ?

RCTH, s' avançant.

Non , messire , c'est moi I CARNUT, se découvrant avec un certain air de fatuité railleuse.

Que ne le djsiez-vous avec moins de rudesse, Je vous aurais parlé. J'aime la politesse, Crovez-le.;,

3cr»

SARA, à part.

Mon cœur bat...

CAUNUT, s' adressant à Riilh .

N'ayez point de frayeur, Mon maître qui vous aime est un noble seigneur, Il ma recommandé quelque égard en hommage. Veuillez nous suivre, alors , pour cette nuit d'orage , Vous aurez un asile; on vous aime d'amour, Et la nuit d'un seigneur vaut les rayons du jour.

RUTH

Oh ! Seigneur, oh mon Dieu ! je comprends l'infamie î N'approchez pas, bourreau !

CARMTT/at7 un signe à ses gens.

De la fureur, ma mie ?

RUTH

Grâce, pitié, messieurs...

CARNDT.

Monseigneur vous attend.

{A ses gens.) Sus ! emparez- vous d'elle.

RUTII.

Au secours î

Dieu puissant!...

(On étouffe leurs cris, Sara veut défendre sa mère et se trouve entraînée eUe -même. Coups de tonnerre lointains,)

Page 1