KICK
0 champs du Ribéral par la charrue ouverts!
O montagnes d’Albère où sont les arbres verts ! Malgré l’éloignement, Corbières arides,
Devant moi vous passez... et mes regards avides Cdierchent entre vos plis la route d’Estagel D’où ma mère, en chantant, s’envola vers le ciel !
Je remonte les ans devant ce beau mirage ;
Je me souviens de vous, amis de mon jeune âge.
De vous, première joie, et première douleur... Rien de plus persistant que la mémoire en fleur... Elle me garde encor ses parfums; elle brille De son plus pur éclat... Scènes de la famille. Frères et sœurs... et toi, père que j’ai perdu, Quand j'étais tout petit... ici tout m’est rendu.
Et vous donc, mes amours chastes et printanières, De mes ans les plus frais caressantes lumières, Salut !... A vos clartés, à vos chaleurs, je puis M’alléger de mes deuils, secouer mes ennuis.
Comme après un orage, on voit une hirondelle. Quand tombe un chaud rayon de soleil sur son aile. Secouer vivement les gouttelettes d’eau Qui sont pour sa faiblesse un trop pesant fardeau
I/OLIVlIilt.
Nice.
Arbre calomnié, je te revois enfin !
Sous le frais abri de tes branches.
En suivant du regard le contour pur et fin De tes feuilles vertes et blanches,
•le prétends aujourd’hui, de tes juges du Nord Dont je soutiens l’incompétence,
Avocat du Midi, triompher sans effort,
Et faire casser leur sentence.
Ces juges partiaux d’abord t’ont déclaré D’aspect, de nature indigente ;
Avaient-ils vu tes fruits d’où coule un flot doré, Tes rameaux que Diane argente?
Ils ont trouvé ton front triste, ces étrangers,
Ta feuille jaunâtre et ternie;