‹ Une volée de merlesChapitre 45 sur 53 · A CÉLIMÈNE I · texte numérisé non relu

A CÉLIMÈNE I

Je t'aiûiel c'est le cri de la passion, c'est l'aveu audacieux et brutal.

— Sois à ton aise vulgaire et niais : Je t'aime 1

— Suspends ta chanson, femme ! je serai jaloux et despote, fou furieux et enfant soumis, je te ferai une vie toute pleine de joie douloureuse, je serai injuste, violent, tyrannique ! déjà ma haine amoureuse t'enveloppe...

— Qu'il commence, le désirable supplice! Qu'elle naisse, la rude journée 1 Je t'aime !

C'est du feu, c'est du sang, mais c'est aussi l'étreinte folie, la bouche avide de ces baisers qui sont des morsures. L'homme au verbe haut est l'idéal de la femme faible. — Je t'aime, jeune fille, quitte les tiens et suis-moi. — Qu'il souffre, mon époux trahi! Je l'aime! — Je L'aime! déshonore-toi! ■ — Mourons ensemble : Je l'aime 1 — Je t'aime! Qui faut-il tuer?

M. Charles Hugo dit encore, lui : Je vous aime, mais il le dit bien.

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