‹ Une volée de merlesChapitre 49 sur 53 · ALLER · texte numérisé non relu

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(Effet de soleil levant.) JEAN DOLENT.

Le plaisant défilé I Je veux en quelques traits tracer ce curieux tableau. Je consens à perdre à jamais votre bienveillante amitié si vous ne vous écriez pas dès les premiers feuillets : « Que ce Dolent est donc original! c'est

vraimenl un garçon de mérite. » Pour cela, il faut peu de chose : de l'observation, de la verve et de l'esprit; — rien de plus! Il suffit d'avoir l'oreille au guet, l'œil ouvert, la main preste, et d'être gratifié d'une demi-heure d'ombre. Que les grands pins me protègent!

UN AMOUItEUX. U marche à grands pas et apostrophe les passants.

Laissez-moi passer, vous autres! Câline m'attend! Que vous vous attardiez en roule, cela importe peu... On ne désire pas ardemment votre venue, et vous rebrousseriez chemin qu'il n'y aurait pas une larme versée... Pauvres niais aux cerveaux étroits ! Absorbez-vous dans l'étude et le travail, ployez votre corps, pâlissez votre face, cerclez de bistre vos yeux fiévreux... Moi, je vais au tendre rendez-vous, rose à la joue et chevelure parfumée... Vous êtes bien hardis de ralentir ma course... Savez-vous au moins qui vous coudoyez? Je suis le favori de Câline, la plus belle! la plus aimée! la plus fière!... Hier, elle m'a dit, entre deux soupirs, entre deux sourires : « A demain! » Elle a soif de baisers et de vers sonores : je veux que son front pur et son épaule blanche s'empourprent au choc de mes lèvres et de mes rimes... Qu'on me livre passage... Câline m'attend!...

UN ARTISTE, grisonnant.

Le chemin de l'Institut, s'il vous plaît?

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