Ce cobaye a été longtemps regardé comme la souche de nos
porte au plus que deux ou trois fois par année, à une époque déterminée, et un ou deux petits seulement, tandis que le cochon d’Inde produit en toute saison et cinq ou six fois par année des nichées de six, huit ou même dix petits. Ici donc la fécondité s’est accrue en moyenne dans le rapport de 1 à 8.
Enfin l’époque de la reproduction peut changer chez les animaux sous l'influence de circonstances au nombre desquelles l’action d’un climat nouveau occupe certainement le premier rang. — L’oie d'Égypte, introduite en France par Geoffroy Saint- Hilaire et depuis cette époque élevée au Muséum, a gagné en taille et en force en même temps que son plumage s’est légèrement éclairci. Ces modifications auraient suffi pour caractériser la race française ; mais en outre le moment de la ponte a été retardé d'une manière remarquable. Jusqu'en 1843, elle avait eu lieu, comme en Égypte , vers la fin de décembre ou le commencement de janvier. Par suite, les jeunes s’élevaient dans la saison la plus rigoureuse. En 1844, la ponte a été reportée au mois de février ; en 1846 au mois de mars, et l’année suivante au mois d'avril, c’est-à-dire précisément à l’époque où pondent naturellement les oies originaires de nos régions tempérées. « Ainsi, dit M. Isidore Geoffroy, à qui jJemprunte ces détails, a été levée la plus
cochons d’Inde; mais ceux-ci étaient domestiqués au Pérou et à l’époque de la découverte, tandis que l’aperea est originaire du Brésil. Cette circonstance a fait mettre en doute l'identité des deux espèces. M. Isidore Geoffroy, prenant en considération la ressemblance très-grande de tous les cobayes connus, n’en regarde pas moins comme certaine l'opinion que j'ai exprimée dans le texte d'après son autorité.
grande des difficultés qui semblaient devoir s’opposer à la propagation de cette belle espèce !. »
Dans les deux règnes, on le voit, les fonctions comme les organes peuvent être atteints par les agents modificateurs , et dans tous les deux la génération peut transmettre les résultats de cette action.
Il en est de même, avons-nous dit, de ce je ne sais quoi en vertu duquel l’animal veut, sent et agit. — Ici nous pourrions presque nous en tenir aux généralités , et en appeler seulement à l'expérience journalière. Parmi nos animaux domestiques , les races Sont souvent caractérisées tout autant par les aptitudes et les instincts que par la conformation physique. Ces aptitudes, ces instincts sont-ils inhérents à la nature primitive de l’animal? Cela est vrai d’un certain nombre, mais non de tous. La multiplicité, la variété , qu’ils présentent suffisent pour le démontrer. Il est évident par exemple que la même espèce n’a pu posséder originairement à la fois les instincts du chien courant et ceux du chien d’arrêt, instincts qui s’excluent réciproquement. De ce fait et de cent autres que nous pourrions citer , il résulte que, dans une foule de cas, ces prétendus instincts ne sont que des habitudes acquises, d’abord tout individuelles, puis transmises par voie de génération, et devenues ainsi de véritables caractères.
Le proverbe « bon chien chasse de race » n’est pas seulement un dicton populaire, il est scientifiquement vrai. Au besoin, les détails si précis donnés par M. Knight, ses observations poursuivies pendant