Physiologie médicale
2. Commentary upon the principal distinctions observable among the various groups of humanity. (Types of Mankind.)
tion sur place de tous les groupes humains, met face à face dans son livre la silhouette d’un Grec montagnard et d’un moujik ; il oppose ainsi la figure saillante, le nez crochu du premier à la face plate, au nez écrasé du second, et écrit triomphalement au-dessous : « Tous deux sont de race blanche ; voyez comme ils se ressemblent! » Le même auteur ajoute : « Le but de cet ouvrage est de montrer que les groupes désignés sous le nom de races européennes diffèrent les uns des autres aussi complétement que le nègre diffère du Boschisman, le Cafre du Hottentot, l’Indien rouge de l’Esquimau , et l’Esquimau du Basque. » — Tous ces groupes d’ailleurs constituent pour lui autant d’espèces.
Plus d’un lecteur sera sans doute surpris de cette conclusion. Il lui paraîtra étrange qu’entre l’Anglais et l’Écossais, entre l’Irlandais et le Gallois, entre le Français et l'Allemand, entre celui-ci et le Bohême, on admette des différences du même ordre que celles qui séparent l’âne du cheval, et ce dernier du zèbre!. Cette conclusion est néanmoins parfaitement logique. Elle est inévitable pour quiconque, oubliant la distinction de la race et de l’espèce et niant les actions de milieu, c’est-à-dire mettant de côté toutes les notions de physiologie applicables à la question actuelle, s’en tient, dans l’examen des faits, à des considérations tirées exclusivement de la forme. Or c’est au fond la manière de procéder de tous les polygénistes. — Des différences de forme, voilà en définitive ce qu’ils em-
1. Le genre cheval est un des plus naturels de la classe des mammifères, et les trois animaux que je nomme sont autant d'espêces de ce genre.