‹ Unités électriques absoluesChapitre 18 sur 50 · V,(— ,AI,} + V,/,M · texte numérisé non relu

V,(— ,AI,} + V,/,M

Les termes dont se compose In somme l'V(/M ne pouvant i^tre que nuls ou négatifs, il en est de même de cette somme; donc le terme — ï Vrf^l est toujours ou nul ou positif. Donc, d'après l'équation ('ii le travail f/'C' est a» pliin égal îi lu diminution — il & de l'énergie électrique. Ottc valeur mnxiuia est atteinte quand ï V(/M^(l.

46. Lea eonditiona du travail maximum sont les mâtnes gue celles de l'équilibre électrique et de la réversibilité. — Pour que le terme i; V (/ M soit nul il faut et il suflît que les deux premiers cas examinés plus haut soient seuls réalisés; il faut et i) sulVit que les corps conducteurs ijui constituent le système demeurent isolés, ou l>ien, si une communication est établie, qu'elle n'ait lieu qu'entre conducteurs au même potentiel. Si un corps se déforme ou se déplace eu demeurant isolé, la distribution électrique obéit ii chaque instant aux lois de l'équilibre; de plus, eu renversant le sens du mouvement, on fait repasser lu distribution électrique par les mêmes états; le phénomène est réversible. Lorscgue l'on étahlit une communication entre conducteurs au mémo potentiel, nul mouvement électrique ne se produit; si, :i partir île ce tnonieul, on déforme le système, les conducteurs mis en communication ne forment plus qu'un seul conducteur déformubte et isolé; et l'on rentre dans le cas précédent. Kn résumé, le travail fourni par une diminution de l'énergie est iiin.dmiim ijuand la transformation est réversible. Inversement, rn changeant les signes, on voit que le travail qu'il faut dépenser pour produire un accroissement de l'énergie électrique est niininnim quand la transformation est réversible.

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Remarque. — On peut rapprocher ce résultat du tliéorbme sur lequel Sadî Carnot a fondé la Thermodynamique : le rendement en travail d'un moteur thermique est maximum lorsque le cycle est réversible. Le cas de la décharge correspond au cas du contact entre deux corps qui sont à des températures dilTérentes.

Oneùt pu (l'utlleurs appliquer aux phénomènes électriques le raisonnement de Sadî Carnot : au lieu de définir les potentiels par leur expression analytique, on eàt pu se borner à définir la série des potentiels, comme on définit la série des températures, par une série d'inégalités. Puis on eût montré que toute décharge qu'on laisse se produire correspond si un travail qu'on a négligé de réaliser; les décharges évitées, le cvcle est réversible.

On verra d'ailleurs plus loin que l'on peut ciuplcyer avec avantage pour la représentation des cycles électriques les représentations graphiques employées par Carnot pour les cycles thermiques.

47. Signification physique du terme complémentaire. Loi de Rieae. — La diminution — dS de l'énergie électrique est donc égale au travail d'O augmenté de la valeur absolue du terme complémentaire. Ce terme représente donc l'énergie qui n'est pas du travail et qui est mise en jeu par la décharge : chaleur, lumière de l'étincelle, actions chimiques.

Considérons en particulier le cas oii il n'y a pus d'autre phénomène que la décharge à travers un fil métallique. De la chaleur seule est produite; le travail tl'l' est nul et l'on a

— rffi=^0 — SVrfM

Considérons une batterie dont les armatures sont aux potentiels V, et V,, V, étant plus grand que V,. On a

— 2\WM = (V,— V,;rfM, d'autre part

C étant la capacité de la batterie. Par suite

(V, VJ rfM = -i- «ÏC (V, - V,)' = i-1. rf (M'} .

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