‹ Universités et facultés. --Chapitre 3 sur 25 · RÉSULTATS STATISTIQUES · texte numérisé non relu

RÉSULTATS STATISTIQUES

En face des déboursés, il convient d'inscrire les gains réalisés.

De ces gains, les uns sont d'ordre scientifique, d'ordre purement moral, et ne s'évaluent pas numériquement. Leur place n'est pas ici ; nous les retrouverons ailleurs. Bornons-nous, en ce moment, à ceux qui s'expriment en chiffres, c'est-à-dire au nombre des étudiants, au nombre des diplômes.

Nous n'avions en 1869 que 9,322 étudiants. Nous en avons eu 17,630 en 1888. C'est donc, en vingt ans, un gain d'un peu plus de 8,000unités.

Ce gain n'a pas été obtenu tout d'un coup, ni par un progrès uniforme. Les statistiques nous le montrent commençant à se dessiner en 1872 ; puis à partir de 1878, au moment même où de toutes parts s'accomplissent lesiéformes, s'ac-

ccnluant et s'acccléraiil. 11 y avait eu 10,972 étudiants en 1878 ; nous en trouvons 12,000 en 1881, puis 13,000 en 1883, puis 13,000 en 1884, plus de J(),000 en 188o, et enfin 17,030 en 1888.

La progression n'a pas été la même dans tous les ordres de Facultés. La population des Facultés de droit était de 3,969 étudiants, en 1844. En 1869, elle s'était élevée à 5,220. Elle n'a pas dépassé ce chiffre ; elle est même tombée légèrement au-dessous. Elle n'a été, en 1888, que de 3,152. Dans les Ecoles de médecine, au contraire, pendant la même période, le gain a été considérable. De i,000, leur clientèle a monté, principalement à dater de 1880, à plus de 6,000 étudiants. Progression analogue dans les Ecoles de pharmacie. Mais c'est surtout dans les Facultés des sciences et dans les Facultés des lettres que la crue s'est fait sentir. Naguère encore, il n'y avait pas d'étudiants proprement dits dans ces Facultés. On n'inscrivait, on ne comptait comme tels dans les statistiques, que les candidats à la licence, qui la veille de l'examen prenaient quatre inscriptions d'un seul coup, pour se mettre en règle avec le fisc. C'était au plus, dans les bonnes années, 100 étu-

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