Les castors sont les ultramontains du Canada
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cent, mais une connaissance approfondie de la langue.
Un ministre manquait : celui de l'agriculture. Je le vis plus tard à Paris; c'est le fameux curé Labelle, créé monsignor par le saint-siège, ce qui ne l’a nullement métamorphosé. Son zèle dévorant ne s'est pas ralenti, son solide bon sens n'a pas été entamé, sa pipe ne s'est pas refroidie et il a gardé sa cravate rouge et sa redingote noire. Quant à son langage, il participe du corps de garde plus que de la sacristie. Mais qui oserait dire que la pipe, la cravate rouge et les grosses plaisanteries du curé Labelle diminuent le respect qu'on lui porte et l'affection dont on l’honore?
Il nous resta de ce diner de Québec un très vif et très bon souvenir; le charme original et sympathique que possède le premier ministre, l'étrangeté de ces mœurs parlementaires, la franche gaieté de ce milieu officiel, tout cela était imprévu et attrayant; et je pense à M. Tirard, pilantant son couteau sur la table et disant à ses collègues : « Voyezvous, mes er‘amis!... »
La citadelle est perchée sur un plateau rendu célèbre par la bataille dite des Plaines d’Abraham. Elle est entourée d'une enceinte redoutable, dont les fossés et les bastions forment un dédale inextricable. Sur l'Esplanade, qui est au centre, des soldats font l'exercice; non pas des soldats anglais : il y a beau temps qu'ils sont retournés chez eux, mais des soldats canadiens, car la confédération possède une armée régulière et permanente en plus de ses nombreux régiments de volontaires. L'engagement est de trois ans et il y a une école d'officiers à Kingston.
Le vent et la pluie ont cessé, l'ouragan s’est calmé, il ne reste plus qu’un peu de neige sur les hauteurs. La vue est resplendissante, le
Saint-Laurent est bleu commele Bosphore; ce sont les adieux du soleil et des teintes chaudes. De là, nous redescendons dans les rues; parfois on se croirait dans quelque chef-lieu de département français, bien provineial et bien boueux ; d'autres fois, c'est l'Amérique qui reparait à travers un réseau de fils électriques; mais le plus souvent, l'impression est unique et nouvelle. Cela sent l'antique et le récent à la fois; quelque chose comme l'endroit où de hardis
we pionniers, installés dans un pays neuf, auraient UE placé leur quartier général sous la garde de ee leurs vieux parents. Nous marchandons des St fourrures dans un magasin immense : un véripas table entrepôt de la Compagnie de la baie w'ils d'Hudson. Et toujours il faut monter ou des- At cendre, tourner, revenir sur ses pas, traverser “ae des voütes, longer des murs gris, patauger.…. ses ngaécole s'est e sur
L'aspect d'Ottawa est très saisissant. La ville est toute neuve : un décret inattendu de S. M. la reine Victoria en a fait une capitale. Le premier moment d’étonnement passé, on s'est rendu compte de la position stratégique exceptionnelle qui lui avait valu cet honneur; c'était d’ailleurs la seule manière de couper court aux revendications jalouses de Québec, la plus ancienne; de Montréal, la plus importante; de Toronto, la plus anglaise des cités canadiennes.
Un Parlement fut élevé et une ville se créa autour. Ce Parlement est le groupe d’édifices le plus remarquable de toute l'Amérique du Nord. L’esplanade est fermée par des balustres et des grilles; de chaque côté, se trouvent
les différents ministères; et au fond, précédé d'un escalier monumental, se dresse le bâtiment qui renferme le Sénat et la Chambre des députés. Comme architecture c'est inspiré de Westminster, mais avec moins de sculptures et quelque chose de plus massif, Derrière enfin, se trouve la fameuse bibliothèque octogonale qui, de loin, présente l’aspect d’une tiare moscovite avec ses formes inusitées et son toit pointu. Ce Kremlin canadien a lavantage d'être situé sur une colline qui tombe à pic dans la rivière Ottawa. Entre les sapins, apparait la falaise sombre; à droite et à gauche, la ville se développe, puis, au delà, toute la vallée découvre son enchevètrement de rivières et de forèts.
Quand nous avons bien visité le palais, qu’on nous a fait voir le trône du gouverneur général, les couloirs, la salle de lecture, les galeries, nous prenons le tramway qui va des chutes de la rivière Rideau aux chutes de la Chaudière en traversant toute la ville.
La Chaudière mérite bien son nom. La roche se compose de tranches horizontales, dans les interstices desquelles l'Ottawa se précipite en.
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bouillonnant. Jamais cours d’eau n'a dû se donner tant de mal pour reconquérir sa liberté ; et comme si ce n'était pas assez des difficultés naturelles qu'il a à vaincre, des centaines de scieries sont venues s'installer dans ce lieu déchiqueté pour en compléter le chaos; elles posent moitié sur le roc, moitié sur des pilotis; l'eau se glisse partout, portant des arbres qui flottent à sa surface, faisant tourner des roues, et toujours bouillonnant; des perspectives invraisemblables s'ouvrent çà et là sur les chutes; une forte odeur de sapin imprègne l'atmosphère; des planches s’entassen! les unes sur les autres et, quand on regarde du côté de la ville, on voit sur la rivière des bancs de sciure de bois qui surnagent comme des algues; et, dominant celle nappe d’eau tachetée de jaune, la silhouette élégante et légère du campanile et de la tiare” moscovite.
L'université d'Ottawa est à la fois anglaise et catholique, c'est-à-dire qu'elle est principalement peuplée d’'Irlandais. Ce double carac- (ère se devine dès l’abord par la présence dans
le parloir d'un prix de foot-ball qui fait vis-à-
-vis à un Bref du pape. On cultive, en effet, le
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foot-ball, et voiri plusieurs années que les champions de Toronto se font battre par les jeunes athlètes; ceux-ci ont à leur disposition un champ de jeu et un gymnase. The Owl, qu'ils publient chaque mois, est leur organe. Ils sont éclairés à l'électricité et entendent la messe dans une chapelle mauresque; voilà pour le côté moderne. Par contre, ils ne jouissent pas d'une aussi grande liberté que les Américains de leur âge. Il leur faut une permission pour sortir et les journaux qu'ils recoivent passent d'abord par le cabinet du directeur. Mais, à vrai dire, ce ne sont pas les élèves qui n'intéressent le plus ici; ce sont les maîtres. Ils appartiennent à la congrégalion des pères Oblats et viennent de France.
Ollawa représente un peu le point de jonction des deux Canadas: ils avaient donc à choisir entre deux systèmes d'éducation différents; leur choix est fait et ils le motivent sans hésilation, L'université remonte, sous le nom de collège, à l’année 1848; Ottawa était alors un village et s'appelait By Town; on lui a rendu son ancien nom si gracieux et si couleur locale.
Du collège on à fait une université qui abrite
aujourd'hui 350 garçons, dont un grand nombre sont internes; la pension n'est pas élevée.
Quelques protestants sont également inscrits ; ils n’assistent pas aux offices. Les études sont divisées en quatre branches : lettres, sciences, génie civil (ingénieurs) Ft commerce. Si vous voulez bien me suivre un instant dans une « classe de commerce », vous y prendrez connaissance du système suivi dans les business colleges (mot à mot, collèges d'affaires) des États-Unis; il surprend par son caractère de simplicité et d'étrangeté.
La salle est assez grande et conlient, au centre, des banes et [a chaire “41 professeur. Mais sur trois côtés elle est entourée de eloisons surmontées de grillages en fil de fer, lesquels sont percés de gu'-hets : derrière, est un large passage où l'on peut circuler librement. Sur les guichets, sont inscrits les mots : Assu- RANCES ; ESCOMPTE ; CAISSE ; POSTE ET TÉLÉGRAPHE, et. C’est là que les élèves vont simuler avec précision toutes les opérations, petites et grandes, qu'ils devraient faire s'ils étaient réellement acheteurs, comptables, chefs d'une maison de
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de l'exploitation d’une usine, agents d’une compagnie de chemins de fer, ete. Leur monnaie est en papier. Ils ont des billets de 5, 20, 50, 100 dollars, qui portent les armoiries du collège, avec la mention : Banque de l’université d'Ottawa. Les marchandises sont plus difficiles à représenter; mais après tout, dans un bureau, tout se traduit par du papier; les marchandises sent donc des morceaux de carton colorié sur lesquels est inscrit Le nombre des tonnes représentées. Après cela, il y a dans les armoires tout un stock de payer à en-tête nour les écritures, les comptes de fin de mois, les reçus, etc. Et précisément c'est demain la lin du mois; il y a trois garçons qui piochent dur là, sur un banc, pour ne rien oublier, ne rien négliger en vue de cette échéance. Ils sont serrés les uns contre les autres, la tête sur un gros registre, les mains dans les cheveux selon l'usage des collégiens du monde entier, chez lesquels cette posture indique toujours une grande intensité d'attention et de réflexion. Pendant ce temps-là, les autres se présentent aux guichets, achètent, vendent, demandent des ren-
seignemeuts; le père Oblat qui est professeur
tient un journal à la main et indique le cours des valeurs; on vient d'afficher, en même temps, la perte d'un bateau qui, réellement sorti du port de Montréal, à destination de l’Europe, à réellement sombré et à fictivement entrainé au fond de la mer la cargaison d’un élève. Le malheureux n'avait pas voulu s'assurer : « Cela vous apprendra, une autre fois! » lui dit le professeur en manière de consolation.
Ce mélange de fictif et de réel est nécessaire pour rendre le système fructueux. Il sert à allirer l'attention des “lèves sur une foule de détails auxquels ils n’attacheraient, sans cela, qu'une minime importance; il fixe dans leur mémoire des faits qui, sans cela, s'en échapperaient aussitôt; 11 rend attrayant, intéressant et vivant à leurs yeux tout ce qui, appris dans les livres ou seriné par un maitre, leur semblerait fastidieux et monotone.
Certains collèges ont été plus loin encore dans cette voie; ils se sont entendus pour faire des affaires les uns avec les autres. Il ne s'agit plus alors d'une poste de poupée ou d’un télégraphe ayant des fils de 6 mètres pour correspondre d'un étage à un autre dans un même
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bâtiment. La vraie poste et le vrai télégraphe entrent en scène. Cela donne aux traites, aux lettres de change et de crédit, une apparence plus sérieuse et partant un intérêt plus vif. Bien entendu, les diverses charges ne sont pas toujours exercées par les mêmes. Chacun à son tour passe derrière chaque guichet, de manière à bien connaitre tous les services quand le cours est fini. Les langues étrangères jouent un rôle dans la correspondance et tel, qui bâillerait de tout son cœur entre les lignes d'une version, s'applique — également de tout son cœur — à saisir le sens d'une lettre allemande, française ou espagnole qu'il vient de recevoir. Évidemment ces travaux-là les passionnent : on voit dans leurs veux tout le plaisir qu'ils y trouvent et on }: voit aussi un peu dans ceux du professeur.
En 1874, on évaluait déjà à 138 le nombre des business colleges, aux États-Unis; ces collèges contenaient 577 professeurs et 25 892 élèves. Le rapport du bureau d'Éducation de Washington, pour l’année 1888, en mentionne 222, avec 1 219 professeurs et 57 675 élèves,
5 écoles et 4 400 élèves de plus que l’année
précédente. En plus de cela, 19 000 étudiants suivent les cours de commerce annexés aux écoles secondaires et normales et aux universités. En même temps que les universités ouvrent la porte aux choses du commerce, on voit des business colleges enseigner le grec et le latin. De plus en plus l'enseignement commercial s'élève au niveau des autres études,
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La ville de Toronto est assise sur les rives du lac Ontario, à l'endroit même où s'élevait jadis le fort Rouillée, dont il est question dans les romans sauvages de A. Devoile. A l'âge de douze ans, je me rendais quotidiennement dans ce fort, sous le règne de la reine Anne, entouré d’Outawais et d’Amalingans, très familiarisé avec les tomahawks et les chevelures, les wigwams et les calumets; en ce temps-là, le lac Ontario était entouré de hautes montagnes auxquelles mon imagination avait donné des contours très précis; or je ne sais quel cataclysme est survenu : toujours est-il que la campagne aux abords du lac est déplorablement plate, plate comme une sole frite, ce qui ne laissa pas de me contrarier quand je m'en aperçus.
De 179%, époque de sa fondation, à 1834, époque de son incorporation, Toronto porta le nom de York. N'en déplaise à Montréal, sa croissance à été plus rapide que celle d'aucune autre cité «en Canada ». En 1817, il y avail 4200 habitants; en 1852, ils étaient 30 000; aujourd’hui, ils ne sont pas loin de 150 000. La première impression est une impression de richesse et d'avenir. On devine tout de suite une population entreprenante et persévérante. Il y a des trottoirs de bois, comme à Montréal, des réseaux de fils électriques en l'air comme à New York ou à Chicago, mais les constructions sont plus britanniques; elles ne sont ni modestes ni provisoires; les demeures des habitants semblent indiquer qu'ils sont établis là pour toujours, qu'ils gagnent de l’argent et s’en servent sans le gaspiller. Toronto est le véritable quartier général anglais et c’est là qu'on peut voir en présence deux races issues l'une de l’autre, tendant à la fortune avec une égale ardeur, mais non par la môme méthode. Les uns ont pour devise :
audace et hasard; les autres : énergie et calcul. Le calcul est le contraire du hasard et l'énergie
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n'est pas tout à fait la même chose que l'audace... Qui aura raison, des Anglais ou des Américains”?
Oui, en vérité, qui aura raison? ou plutôt qui mangera l'autre? Les Anglais surement n'ont pas la prétention de dévorer leurs voisins yankees, mais la réciproque n'est pas vraie, car les Yankees parlent à chaque instant de l'annexion du Canada à leur puissante Union. Mon avis est que l'annexion ne peut se faire que de trois manières : par la force: par le vote du Parlement canadien: par lassimilation lente des deux peuples; cette troisième manière est la seule qui présente quelques chances de réalisation. La force? Les États-Unis ne feront pas la guerre parce que personne chez eux n'en comprendrait l'utilité et, d’ailleurs, je ne sais pas jusqu'à quel point l'armée canadienne ne serait pas de (aille à se défendre. Le Parlement canadien n'est pas près, non plus, de voter l'annexion si l'on en juge par la récente preuve de lovalisme qu'il a donnée ‘; quant à l'invasion de
1. Une déclaration de fidélité à la Couronne, proposée par un député anglais, vivement soutenue par un Canadien
chaque jour, à l'échange des idées, à la communauté des habitudes, c'est autre chose.
Quand deux peuples ont une frontière facile à traverser, qu'ils parlent la même langue, que leur monnaie est identique et que beaucoup d'intérèts leur sont communs, il y à des probabilités pour que leur fusion s'opère, à moins qu'ils ne s'efforcent de réagir d’eux-mèmes contre ces tendances. Les Canadiens ont tout avantage à réagir : distincts des Américains proprement dits, ils peuvent aspirer à former un jour une très puissante nation, ayant son génie propre et vivant d'une vie indépendante; fondus au contraire dans la masse des États de l'Union, ils seront submergés et leur pays deviendra la proie des spéculateurs vankees.
Il est difficile de se rendre compte du rôle que joueront les Canadiens français dans la solution de ce problème futur; pour le moment, leur attachement à la reine est extrème, mais il est visible que c'est sa personne plus que
son caractère qui allire leurs hommages. « Que
français, a élé acceptée à l'unanimité par le Parlement, désireux de répondre aux promoteurs des idées annexionnistes en rendant hommage à la reine.
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CANADA BRITANNIQUE ET CANADA FRANCAIS. 179 le 21 juin prochain, s'écriait, à l'approche du jubilé de 1887, l’un des hommes les plus en vue de la province de Québec, notre bien-aimée et noble reine reçoive le témoignage de notre lidélité à sa couronne, de notre admiration pour ses vertus et de nos prières pour la longue conservalion de sa vie, de son bonheur et de sa gloire. »
Quand le prince de Galles sera devenu roi ou que la république aura été proclamée à Londres. qu'adviendra-t-il du Dominion? Il prospère rapidement sous l'action simultanée des populations qui se le partagent; semblable à ce fameux escalier de Chambord que deux personnes peuvent gravir à la fois sans se rencontrer, il bénéficie grandement d'un tel élat de choses : rattaché ou non à la Grande- Bretagne, son intérêt consistera toujours dans le maintien d’une entente si féconde et si avan-
lageuse.
Alors, si, dans lintérèl du Canada, j'étais appelé à donner des conseils aux Anglais ct aux Français qui l'habitent, je réunirais les premiers pour leur dire : « Chers amis, méfiezvous des habitudes yankees, ne Jes laissez pas pénétrer chez vous, barrez-leur la route et restez Anglais ». Aux seconds : « Mes frères, songez à vos écoles, qui ne sont pas brillantes, et émancipez vos esprits que l'on tient captifs; engendrez des idées en même temps que des enfants; défrichez les sciences aussi bien que vos forèts »; et enfin, à tous les deux, je dirais, ce qui doit rester le mot d'ordre de l'avenir :
« Demeurez unis! »
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Mon Dieu! cher lecteur, comme tu vas Îles trouver filandreuses, ces graves considérations que je te présente dans un pêle-mèle impressionniste, sans même avoir pris le soin de vérilier si elles ne se contredisent pas les unes Îles autres! Viens te reposer dans ces grands bois dénudés où çà et là quelques souches noiretes indiquent les ravages du feu. A leurs pieds, s'étend une mousse incolore qui semble en pétrilication. Parfois, dans une clairière, apparaissent des huttes de charbonniers, puis la solitude reprend pour des lieues et des lieues; ou bien c'est une hache de bûcheron dont les coups rvthmés résonnent dans l'air pur; ou encore, une nappe d'eau bien immobile, bien froide qu'encadrent des taillis sombres. Cela devrait être lugubre, ce paysage; eh bien, non : c’est
lès noble, très simple et très viril.
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