HAUTS
| | peuplé d'innombrables bateaux qui dorment, 1] à renversés, sur les portants; la bibliothèque, les il , qui : nie (| V4 laboraloires, quelques chambres d'étudiants, la |
| et en | : 1.
Le Y. M. C. A. et enfin le gymnase, avec le sous- (} e n'es | ou hi L sol où se trouve le fameux bateau qui n'avance || 19 rnière ; + adre le | il ae Je n'ai peut-être pas été aussi surpris en Île (| lil , Amc- E . mu | E voyant que les journaux de la localité ont bien \ Encore ue, | int voulu le dire le lendemain; un fank n'est |A] ar une | Al " pas une chose absolument inconnue en Europe; | nl , qu'ils | | ji £ il en existe en Allemagne, peut-être aussi en In aclices, Re US di Angleterre; notre climat, d’ailleurs, nous donne nl 2Z-NOUS {
| fait la possibilité de ramer presque sans interrup- | ailes . . : ; u : :
lion d'un bout de l'année à l'autre; mais les
Américains du Nord n'ont pas le mème bon- | »$ ave-
heur et je m'étonne que, dans la plupart de encore ue LL a leurs grandes universités, on n'ait pas suivi
vieux | oe | | l'exemple de Yale. Imaginez une piscine, ayant | le pro- es | ; ee l | 45 mètres de long, 9 de large et 60 centimètres venues |
ons en profondeur. Une fausse embarcation est il s'agi
Le) , a Va à —. fixée au milieu de la piscine, ses deux extréen très oui DE =. milés s appuyant aux murs qui en limitent la , avec ,
longucur. Des sièges à coulisses v sont ins- (l ot-ball # ®
. | tallés exactement comme dans une embarcation il | ïien; le il
ordinaire. Quatre rameurs de pointe s’y instal-
, Mais
lent; leurs avirons, un peu couïts, vont chercher l'eau par-dessus une cloison qui s'élève de quelques centimètres au-dessus du niveau liquide, de chaque côté du bateau, et qui est moins longue que la piscine. C’est autour de ces cloisons que l'eau circule, car, le bateau ne remuant pas, c'est l’eau qui doit se déplacer. Chaque coup d'aviron précipite sa marche : elle atteint la muraille du fond, passe entre la muraille et la cloison, revient le long du bateau et ressort à l’autre bout, où, de nouveau, les pelles d’aviron la chassent dans le même sens".
Dans le demi-jour d’un après-midi de décembre, avec, çà et là, des becs de gaz qui éclairent les recoins les plus sombres, cette piscine en sous-sol présente l'aspect le plus bizarre. Sur les berges (?) l'entraineur se promène; son regard perçant épie les moindres fautes des quatre jeunes gens vètus de jerseys sans manches qui rament sous ses veux. Des éclaboussures jaillissent de tous côtés et, derrière une cloison, on entend de l’eau qui tombe
1. Pour me rendre compte du degré de clarté de mon explication, je viens de la lire à un de mes amis qui nv à
rien compris du tout : mais je désespère de la rendre plus claire.
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très fort; ce sont les douches sous lesquelles passent en ce moment les rameurs précédents.
Le gymnase de Yale n’est pas en rapport avec l'importance de l’université ni avec les superbes édifices dont elle s’entoure depuis plusieurs années. Les anciens élèves, auxquels on s'est adressé pour le reconstruire, ont donné aussitôt 200 000 dollars (4 million de francs) et M. Gandolfo, architecte, m'a montré les plans qu'il vient de soumettre aux administrateurs. Le gvmnase projeté aura quatre étages et un sous-sol, et la distribution en est combinée de la manière la plus ingénieuse. Il contiendra un escalier monumental, un salon de réception, une « salle des trophées », trois piscines et un hall immense occupant tout le sommet du bâtiment. Là seront installés les appareils de gymnastique. L'une des trois piscines sera consacrée à la natation, les deux autres au rowing'; une embarcation de quatre rameurs et une de huit y trouveront place. Il y aura de nombreux vesliaires à tous les étages. Il y aura aussi, hélas! un cabinet pour le « directeur du gymnase », et
j'ai pu me convaincre qu'il aurait toute la place
nécessaire pour y installer son agence d'élevage.
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