Partià 5. Rammenau. Point appelé
2S. Le Roi est allé prendre des postes. 11 a fait des prisonniers. occupé Bischofawerda et Budissin. Le général major Werner y fit des prisonniers. 2 officiers et 22 bas-officiers. Un parti de hussards autrichiens poursnivaient 2 dragons autrichiens qui decampaient: les nôtres prirent le parti. Point appelé.
29. Je fus à 6 heures et resté jusqu'à 8 heures et demie. Sa Majesté n'était pas bien. Beaucoup de colique et de maux des yeux. -— »Je
24 septembre p. 110
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27 scptembre 28 septembre
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».171.172. feste de bien des façons. Je connais les hommes, je les ai vus pendant
30 septembre
der 06 tobre
368 Tagebücher von Heinrich be Catt.
vieillis,« dit-il, »je vieillis.« On parla de Hollande. — »Ces gens-là sont douillets.« Cependant, dis-je, les jeunes gens sont actifs dans la guerre. — »Oni, ils prennent souvent le contre-pied des leçons qu'on leurs données. Si j'avais des enfans, je les laisserais à leur génie et se choisir un état. Il faut, pour réussir, une forte ambition ou amour-propre, Cels # soutient, c’est le ressort des grandes actions, et chacun veut briller en quelque chose. Le savetier prétend faire mieux les souliers qu'un autre ete. Il faut, au reste, que cette ambition soit sage: elle se mani-
vingt ans comme particulier, il ne faut pas m'en imposer. J'éelaire les rapports qu'on me fait; gare si l'on me trompe.«
»Avez-vous pensé encore à mon système?« — » Oui, mais si j'aides idées d'où dépend mon bonheur, je ne veux pas les déranger: je dou terais et je serais malheureux. Votre Majesté peut porter sur tons les sujets des mains hardies sans risque.c — »Oui, je suis ferme dans mesh idées, et vous voyez que je ne crains pas la mort. Quand j'ai fait mal, je rentre en moi-même, je sens ces mouvemens et je rougis en moi d'avoir manqué ou de m'être manqué.« — »En pratiquant les préceptes de la religion, je serai plus heureux, mais je ‘manquerai bien des plalsirs.e — »Alors vous êtes bête, car nous sommes faits pour jonire =, — »Tous les législateurs, pour contenir le peuple, ont imaginé des dieux et des entretiens avec les dieux. Croyez-moi, quand nons avım peur, nous imaginons des diables, des colères, nous croyons que le til. est courroucé. ‚La crainte fit les dieux, la force fit les rois‘.«
On parla de guerre. »Voilà bien des mouvemens, bien à pour donner une liaison au camp. Je ne sais point jusqu'à quel pie les inquiète, mais nous le saurons dans les quartiers.«
30. Appelé. D. D. était fort fatigué. Il lut la préface Br culanes. On causa encore sur l'âme. »Qu'est-ce que c'est? c'est vide de sens.« Il trouve Locke d'une longueur &pouvantable. 2 tient à l'abrégé. »Si j'avais la mémoire heureuse, j'aurais pm vant, car j'ai bien lu et ai tâché de mettre de la liaison dans tures; mais ma mémoire manque quelquefois. «
Ce Prince] peut lire 20 lettres de suite avec beaucoup de et y faire réponse à chacune, sans être obligé de les relire:
On parla de camps. »Cela est assez difficile, car il fant, vent bien faire, avoir des raisons pour chaque position.
I" octobre. Il s'était fait saigner; trois fois cela s'était sortit, donna l'ordre comme à l'ordinaire. On parla des Cicéron, sur le mépris de la mort. Il la trouvait un m bien raisonnée pour les temps. Cela nous conduisit à ln
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dis que. quand même je ne la croirais pas par de bonnes raisons. Sa Majesté me prouverait par Elle-même qu'il y en a une, car, enfin. de p. 189.3 votre conservation dépend la destinée de tout un peuple. » Ah. c'est ce qu'on dit toujours aux rois,« me répondit-il: »mon cher, quand je ne serai
S plus. vous verrez mon pays gouverné et mes armées menées comme cidevant«. ce dont je ne tombai pas d'accord. On parla de guerre. » Heureux qui peut vivre en paix et qui n'a pas besoin d'entendre toutes ces tracasseries: mais malheurcux est celui qui est obligé de se mêler de toutes ces affaires. Si le saint Père le Ture pouvait avancer vite.
o mon embarras finirait plus tôt.« On parla de la vanité des nations. anglaise, française, turque, espagnole. » Et jo crois, « dit D.D.. »squ'après p.174 toute cette guerre il ne faudra pas pröcher la vanité à mon peuple. «
Ce serait une question, si, pour sauver un grand Etat ou un grand roi, on peut se faire Turc: car les Turcs sont déistes.
15 2. I Int quelques pièces de Voltaire, à qui il avait écrit, dont 2 octob J'avais copié la lettre. Sa Majesté mo dit : »Gardez une copie, car c'est p. 180 un homme dangereux.« Nous parlâmes beaucoup morale, toujours sur la religion. toujours sur ce principe qu'il y a une autre vie après celleci. »Oh, vous revenez toujours à vos idées, vous êtes pétri de théologie!
20 Si je croyais tout cela, je quitterais ma couronne. Je vivrais en ana- p.19 chorète. afin de pouvoir mériter le Salut Eternel.« — On raisonna sur le pardon des injures. Il me cita un trait. Son père brouill& avec p.96 sa sœur, ou beau-frère, de Hanovre, on lui dit qu'il fallait se réconcilier et pardonner. — Eh bien, écrivez. — On écrit. — Je reviens. ne
23 donnez point ma lettre; mais dans le cas que je mourrai.
ll me dit aussi un trait du duc de Würtemberg, père du Prince. I p.43 était malade en Italie d'une fièvre chaude. Un jour il disait : Alleluia. alléluia' — Le médecin crut que sa fièvre était plus forte. vint lui täter le pouls. — Que faites-vous? — Je suis bien: j'essaie si je pourrai
Sotrouver du plaisir après ma mort à chanter: mais, à diable, si j'en trouve un!
Je vois.« dit D. D., »des difficultés partout. Il faut suspendre son p. 52 jugement. Si nous sommes libres, Dieu ne sait pas tout: si nous sommes nécessités. plus de vertus et de vices. « — —
5 D Alembert avait dit au Roi que Voltaire avait fait bien des fautes dans son Verton à la portée.
[ avait relu plusieurs fois Œdipe, qu'il avait joné, ct 8 était presque rappelé tont son rôle. Il trouva que les épitres de Voltaire sur la morale ne valent pas grand’ chose et qu'il n'y a pas de liaison.
a »Une chose que je ne puis pas pardonner, c'est l'ingratitude. Quand p.45 je vois qu'on me fait du mal par légèreté, inadvertance, passe’ Mais Publitonenen a. d. Preuk. Staatéardiven. XXII. 24
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quand on m'enfonce le poignard et qu'on rit : alors oportet ut me vin dicem; si possem, je ferais suspendere Thermarium et Thaumerium.«
En raisonnant sur la vengeance, je disais que l'esprit du Christianisme était admirable là-dessus. — »Oh,« me dit-il, en s'avançant vers moi et me faisant des complimens, »je vous félicite de ce que vous si fort le maître de vous-même. Cela est beau, cela est grand: je voudrais qu'on vous mit à l'épreuvel« Oui, ce Prince est le grand, comme le plus aimable, des hommes. Beauconp de 1 sur Ini-même et ses sentimens, il ne trouve point mauvais qu'on lei contredise. £
3 octobre 3. Point été.
4 octobre 4. Je fus à 5 heures. Sa Majesté n'était pas bien. Bresil douleur dans l'estomae, de erampe dans les entrailles. Chaque po la gênait. Elle ne pouvait pas lire à hante voix: essonfflée, elle Int) Mérope qu'elle n'avait pas lue de longtemps et qu'elle tronvait plus intéressante que Mahomet, où il y avait trop de politique. faut de l'amour aux Français « disait=il. »Il y a bien longtemps que mon indisposition dure.« — Je dis qu'il était bien étonnant que Sa, jesté n’eût point de médecin. — »Et je sais ce qu'il me fant, etq p.191 machine est détraquée, comment la remettre?« — »La vie est probre et la mort un devoir,« me disait-il, en parlant d’une bat: p.53 tout est désespéré. — On parla de Gresset. Il trouve qu'il rép vent les mêmes choses, ce qui le rend quelquefois trop long. — I p.69 pour se former, des critiques sévères, Voltaire consulte l'abbé d qui lui tient un parti rude, et Voltaire, me dit Sa Majesté, dé vent trop aux critiques, chacun lui fait; ce que je n'aurais ja çonné. — Je disais : Votre Majesté Se tirera bien de tout cela plus tôt que les Tures marchent, — »Ah, qui sait si je sans cela! Ilya 10 ans qu'on machinatur adversus me à la eo: Oursomans.« à p 32.61 »Je me suis peut-être trop adonné à la poésie et à l'éloq cela délasse, avec cela je ne m'ennuie point et je puis me le monde. «
Il vient chaque jour une trentaine de déserteurs Croates diers autrichiens, et cela est d'autant plus étonnant que cel jamais auparavant.
5 oetobre 5. »J'ai subi la plus triste opération de la chirurgies mens, et ecla m'a soulagé: aussi ai-je l'esprit plus libre.Wenez
p. 183. 185 fait une pièce à ma sœur de Bairenth, sur l'amitié. — On Voltaire, sur la Henriade, qu'il trouva bien belle, =
1758, 2.— 7. Oftober. 371
il ne met pas son héros dans les situations les plus touchantes. Il dit à Voltaire. et il en est convenu.
La description de l'hypocrisic: les eieur sont dans les yeur. le rrime
' dans son caur. — »1l a copié cela de Boilean. Je vous le monrai.e — Nons cherchâmes longtemps, sans en venir à bont. Il me
t tout l'Ar/ poétique. On parla ensuite d'affaires: que. si le Ture marait en effet. il pourrait avoir beau jeu. que les inquiétudes finiraient. il serait assez difficile d'entreprendre leur arrière-garde. au cas ils décampassent. — »Je vous lirai demain une tragédie. comme elle it être déclamée. mais à condition que je me repose à chaque acte.« Il est bien étrange que Votre Majesté n'ait pas de médecin. — e rain ce qu'il me faut: j'ai des obstructions. J'ai tant cu de chagrin. n cher, en ma vie! quelque goutte de sang s'arrête. les vaisreaux rdent leur force. On ne remet jamais cela, et la vie. mon cher. la
e. dest une fumée: ne faut-il pas mourir ?« »De quoi riez-vous?« — Je ne réponds rien. — »Eh bien de wie — De ce que Votre Majesté donne ai bien le ton à ce qu'Elle
‚et conte.
6. A 5 heures ct demie du matin on apprit que M. Daun était ırti hier à S heures tirant du côté de Neustadt. Il est venu. il y a henrer. +47 deserteurs. Le bagage défilait vers Dresde. qu'on arait pu attraper. On a poursuivi un peu l'arrière-garde. Ona rıla 60 hommes du bataillon france. J'y fus à 7. Me montra la pièce la princesse de Bairenth. Il y a beaucoup de sentiment. Ilétait ntentus de l'harmonie qui régnait. »Voyez, comment peut-on faire ielqne chose. quand on est si souvent interrompu?« Réponse à faire Algarotti.
7. Parti à 6 heures de Rammenau et arrivé à 11 à Buadissin. jolie lle. Les maisons sont presque toutes belles et bätiern avec goût. Le temin est d'abord humide, ensuite pierreux. Les approches de Budiso sont difficiles. par der hauteurs et des gorges. La Spree traverse ville. Il v a quelques Italiens marchands et une grande fabrique en 8. Je loge chez le conseiller Ricker. bonhomme: vis-à-vis de moi t une jeune venve. J'y fans avec G., où je jouai la comédie. Elle me it pour un grand seigneur qui par vœu ne voulait point parler alleand.
Je fans à 6 heures: il me montra l'épitre à na Princesse. » Venez. t-il. vovez cette épitre pour laquelle vous vous intéresacz. Je l'ai un u travaillée. mais je la lainacrai reposer 5 ou 6 jours.« — Nons parner de la médisanee qui règne dans les petites villes surtout. Il me ignit une dame qui se pleignait de ce qu'une autre avait pris un bane
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7 octobre
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devant elle à l'église. — Mais, lui dit-on, le bon Dieu vous voit ob que vous soyez. — Non, répondit-elle, sûrement elle m'a voulu faire piéeel
Il me lut une pièce à Maupertuis, sur les individus. — »Voyez, lys des images. — Comment Votre Majesté a-t-Elle pu aujourd'hui et corriger et augmenter l’£pitre à la Princesse? — »Oh, il faut dire yrai je fis cela hier.«
Il y a beaucoup de cérémonie dans cette ville. On ne se voit petites sociétés. Une veuve ne peut ni danser, ni voir le monde. paysannes sont toutes en jupes courtes doublées de pelisse avce un bord de pelisse; bas blanes, les pauvres, rouges. Les dames sont en corset avec une camisole de soie, un bonnet bordé lisse à panaché,
8 octobre 8. »J'ai fait dire à l'ordre qu’on partirait, pour en imposer. Jet que les officiers attendent. J'ai pitié d’enx, je veux leur faire dire qui reste. Venez, je vous lirai une pièce, je l'ai retouchée. Le demande bien du choix dans l'expression. Je vais vous lire, que vous?« — Britannieus. — »Eh bien! allons, mais sons la 60 je me reposerai à chaque acte.«
9 octobre 9. Sa Majesté me fit lire une partie de l’épitre à sa sœur 4 travaillée. Ensuite me lut trois actes de Phödre avee le tone il lut avec beaucoup d'intérêt. En sortant de sa chambre, ponr alle dans une autre moins chaude, il prit les deux bougies et alla fermer fenêtre de la chambre où il voulait rester. Quelle politessel Je porte ce trait, pour faire voir combien ce Prince ménage ceux qui sous lui. Il me cita un trait de Baron. Quand il voulait jouer un il se montait sur le ton dans la-coulisse:; voulait-il être irrité, il! chait dans les coulisses. Le Roi imitait cela et me ponssait.
p.23 Un acteur dans PAedre, dans un endroit où il y a ‚les cevans‘, disait: ‚de ce vent‘, c'est-à-dire, ‚de cette haleine‘. — M dit-il, que cela est joli, que ce Racine a de l’esprit!« é
10 octobre 10. Parti à 6, arrivé à 10 heures et demie à Rodewitz lonnes. Le chemin est assez bon. Il y a quelques petites droite du Roi appuyée à Hochkirchen, s'étend du côté de a dans le milieu vers un petit village, appelé Niethen, une | forme de croisant; on l'appelle hauteur de Niethen, des H dales, des Suédois. On voit distinetement tout le camp de M
Logé chez le seigneur, nommé M. de Warnsdorf. d dame qui parlait français. Elle s'adresse d'abord à moi, ne pille point. — : Notre seigneur est ruinéle — Mioflte = me dit qu'elle élève des enfans, et je l'avais d'abord à conduit vers eux, — »Je suis depuis Noël 3 anse —
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u francais. »Allons, lisez.e — Ils lisent mal. — »Cela est passable. mn. Continuez. Mc montre des bas que la fille avait travaillés. Me ie de présenter ces enfans au Roi. Allons, qu'on les habille, vite, bonnet! Je crus qu'elle s’allait déshabiller en ma présence. Vient ns ma chambre pour sortir quelque chose, ne prend rien: revient, resrt. Les Autrichiens étaient venus et avaient pris du fourrage. Je ne uvais pas m habiller: elle entrait à tout moment.
J'y fus l'après-diner. Le père était là et un officier. Elle dit cons. La fait tenir droite. se place devant elle en se rengorgeant. La le commence un conte d'un riz de veau que le domestique avait dit au iitre de mettre sur le papier, que le chat avait onlové. L'enfant réa aussi l'histoire d'un‘matelot qui dit qu'on jette dans la mer ce quil a de plus pesant: jeta sa femme. Ce pauvre enfant avait l'air intésant. Je jouais avec lui comme avec vous, Guillaume:
Je fus appelé. Sa Majesté ne trouva pas ce que Voltaire a écrit en rnier lieu, de la möme force. On parla de la position présente: quil \inquiétera à son tour. — »Quel beau, quand je pourrai vivre en paix! iclle situation violente se coucher qu'on ait sommeil ou non, et 8e lever matin. manger mal, se casser le cou etc.«