‹ Unterhaltungen mit Friedrich dem GrossenChapitre 22 sur 37 · IV · texte numérisé non relu

IV

12 juin Douze. Je fus. Locutum est de religione ; tantum dixit quodl

LU summae difficultates en chaque parti ; qu'il croyait quod les aymps

PF orerentur ex transpiratione analoga. Loquendo de religione mihi »Vous me regardez si fixement : ne craignez rien, la foudre net

pas ici et ne vous écrasera pas. Peut-être eñt-il été meilleur pot

1) Mit Ausnahme von ©. 385 3. 16—27 und ©. 388 3. 3-9 im weg mit grieiften Lettern geichricbem,

1758, 20. November — 1759 22. Juni. 385

d'avoir été tué à Zorndorf : que de chagrins evites!« — Mais la gloire.

dis-je. de remettre les affaires! — »D'auntres n'auraïent-ils pas pu leap. 190.5

remettre? J'ai été élevé. comme si on voulait faire de moi un fheologus: p. 34

j'ai étudié tous les systèmes. et j'ai pris ce qui m'a paru le moins dérai- p.44

ssonnable : mais. dit-il. il sera toujours vrai que pour être heureux. il faut avoir des mœurs. s'éclairer de son état et le bien remplir. vivre modérément et ne pas faire trop de cas de la vie.«

On se parfume et on se frise dans les armées dans ler camps come dans les cours.

In Le plan était de s'assembler a Züllichan. parce que les Russes allaient à Meseritz. Dohna devait jungere regem. A Wartenberg. il apprend une les Russes avaient changé leur route. brûlé Küstrin. Il apprit cela à table. On ne s'apcrçut de rien: fit rétrograder Dohna, marcha. et tous erovaient que c'était le premier plan du Roi. Jamais projet ne fut micux

15 conçu.

Quand on disait : ce jeune prince est aimable, savant. Swift dirait p.63 qu'il proposerait un problème : si ler princes jeunes sont ai parfaits. pourquoi les rois le sont-ils ai peu?

Polignac avait sur sa vicillesse la manie de parler philosophie.

20 Nourri dans la secte Cartésienne. il en voulait à Luerèce et Newton et parlait toujours avec plaisir contre ser ouvrages. — Crancum. — Saunderson. ce fameux algébriste et aveugle né. n'avait pas vu de 12 ans M. Foy. président de l'académie: il |lei reconnut à sa manière de heurter ala porte : il lui passait Ja main et dit : Vous avez bien grosai.

2 Un Espagnol censurait le ministère devant Polignae. Cela durait tont le diner et l'ennuic. Polignae dit : Avez-vous dit tout cela au miniatre” — Non. et il continue.

17. »Quand jai bien travaillé. je me promène dans meo rubirulo. 17 jnir et je me demande : Que feront-ils? I faut penser à tout. Nons verrons

% quod ereniet. C'est heureux qu'on ignore l'avenir. Si j'avais su. il ya p.113 dix ans. ee qui devait m'arriver, que d’amertumes! Il me rtdetur quo ste ont plus de cœur au ventre qu'ils n'en avaient à Doberschütz. Furto quaue possum. ut que Vordre soit dans l'armée: mais quand on fait der marches forcées, il est bien difficile de tenir cet ordre-là, même après

Ss une bataille. J'ai su qu'on voulait brûler le magasin. Voilà comme les puirsances chrétiennes gucrroient. c'est terrible '«

22. »À quoi. eroiriez-vous. guod m'occupe? À calculer combien 22 jutr

j'avais rireram de mois. de dies. de minutes : voilà une grande somme: p. 60 que de momens perdus! ZLegi etiam hier Le Sopha. Comme Judiratur

Io de libris! A y a vingt-quatre ans que Jegi: miht apparut joli. Sed nunr est très plat : c'est étonnant comme l'on varie. Racine me fait plus de p.52.:

Publifationen a.? Treuß. Ztaateardiven. XXII. 25

26 juin

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29 juin

386 Tagebücher von Heinrich be Eatt.

plaisir ; j'y trouve toujours de nouvelles beautés. Ce n'est pas le sièele des arts et des talens : le siècle diminue. Wide quae sunt nune ingenia peu dans l’art militaire. Cet art est difficile : deviner quel peut être le plan de l'hostis, tâcher de le déconcerter, manœuvrer comme si €était toujours un nouveau général, afin qu'il ne puisse point saisir l'esprit et à le caractère. Si je tiens : il y aura par, ce ne sera pas l'humanité qui la fera, sed defectus pecuniae.«

Pugna Zorndorfi erat une action d’effronterie: de tenere coram inimico sine pulvere et cum tribus bataillons.

26. Adfui. Mihi papira donna. — »L’autre n'est pas mal écrite, je vous assure qu'il est assez persiflé par Monsieur Clément. Nons verrons qui de nous deux sera dupe, ou lui, ou ego. Je ne m'épargne pas je fais tout mon possible pour r&ussir.« Il mihi commentavit Le Sopha. Mahulmin est Richelieu, et Nasses, qui persifle, est le due de Nivernais. Je lui exposai le cas de Maupertuis. — »Vous verrez, « dit-il, »que Vol-is taire assurera guod est un ...... « — Je disais guod in suo morbo cogitaverat regis beneficiis. — » Non credo,« dit-il, »on ne s'occupe guère de cela dans ces momens. Je ne verrais pas avee peine une mosquée is meis regnis ; sed non viderem mazima cum voluntate qu'on coupe le pré puce à mes sujets. Ils ont assez de religion. Il faut que les mini restent dans leurs postes; il y en a qui eabalent, décident des heritages«

Disait le général Krockow : »J'entends l'italien de vieux livres, comme on le parlait chez les anciens Romains. «

27. Le Roi partit de grand matin avee le régiment Normann, Mistring, 3 bataillons grenadiers, pour reconnaître. On prit 9 hussards. »J'ai couru aujourd'hui le loup-garou,« dit-il; »on me disait de vingt endroits quod hostis marchait. J'ai voulu voir et rassurer tons ces gens là; j'ai des preuves en manibus que eela était faux. On s'alarme vite Le métier de la défensive n'est pas aussi brillant que l'offensive, mai est bien plus pénible. Il ne faut pas se laisser surprendre; mais, vous, il faut bien combiner, avoir ce gros bon sens qui est si rare, le métier de la guerre. Le malheur est qu'on se néglige. Il en estde cela comme d'un poste qu'on sollicite. J'ai tant vidi Loc. On u la première année, un peu plus mal la seconde, et l’on ne peut jours être de même: un rien nous dérange, une digestion mal faites connaît bien les hommes, leur doit beaucoup d'indulgence; mais il faut peu à la guerre. J'apprends bien à connaître mon e fait une sottise, j'en profiterai, mais il faut attendre.«

29. Ayant appris guod Austriaci erant partis, on alla On tronva 50 hommes qu'on sabra. On en prit 30. Les taient enfoncés dans le marais: ils laisserent suos equos et

1759, 22. Juni — 5. Juil. 387

sabre. On laissa des troupes à Schatzlar, et, pour le lendemain matin, Wedell eut ordre d'aller à Trautenau pour éclairer. L'ennemi avec douze bataillons. Seydlitz à Hirschberg. Sa Majesté me fit appeler, me montra la position des Russes en 3 colonnes: une vers Posen, une autre 5 vers Nakel, une autre vers Thorn. Que l'on pourrait avoir de bonnes nouvelles, et que cela serait important. Qu'ici on serait étonné d’apprendre que leurs affaires ne vont pas bien. Ils allaient par Gitschiu et Bunzlau. Il reçut une epistolam de Voltaire où il y avait des vers. Taxait la Muse du Roi de libertine. — ; Vous êtes le plus malin des turois; vous me déchirez et vous vous plaignez que je vous égratigne. Vous êtes roi, vous êtes poète, musicien; mais vous êtes philosophe. Comment pouvez-vous [vous] plaire au carnage! Allons à Sans-Souci, à Sans-Souci! L’Abbé était done un Doëg, un Achitophel que Votre Majesté comblait de bien? Oh, voilà le meilleur des mondes possibles!

15 Croyez-moi, Sire, j'étais factus pro you, mais sum honteux quod sim felirior Te. Quel plaisir pouvez-vous goûter, entouré toujours de nobles meurtriers en habit écourté? A Sans-Souci, à Sans-Souci|! Mais que fera là votre diablesse d'imagination? Vous êtes philosophe.« Signé : » Votre grammairien de Potsdam.

20 2 juillet. »J'ai cherché à faire des vers; je n'ai pu réussir. Il faut avoir l'esprit libre. Voilà le train qui commence. Je pèse bieu tout et je ne ferai rien à la légère. Il a mille pas à faire, et quaud celui qu'on fait, non est erimius, tunc omnia infausta succodunt.« Ipsi dizi quod omnes juvenes officiers travaillent à des diaria, que c’est une raison pour-

25 quoi on sait les nouvelles.

5 juillet]. Parti à 3 heures et demie, arrivé à Hirschberg à 2 heures, par des chemins épouvantables. Fus deux heures. Parla du voyage de Hollande. L'an 25 il avait été à Utrecht. Se rappelait eucore le jardin van Muylen. Me fit une description risible de la façon dont deux

X grosses servantes le reçurent. lui nettoyerent les souliers: de la salle, de la poreclaine. Disait qu'il n’y entendait rien. De la façon dont la femme du jardin de Pinto l'avait reçu : >Oh, vous êtes des étrangers! nous vous montrerons cela. — Le jardinier était malade ct était de Potsdam. On fit mettre à Moyland un domestique au lit On le

3; grisa. pour que son pouls fût agité. On lui donna des clystères, mais comme les domestiques se donnaient des airs et avaient beaucoup d'indolence. on soupçonna que le Roi était parti. — Ces gens de Clèves qui ne voient pas beaucoup, disait-il, »s'en aperçurent les premiers.« — Connaissez-vous M. Montmartel, M. d'Argensou

& disait le brocanteur des tablenux. — »Non,« dit le Roi: »je ne suis pas des gens de cette étoffe.e — » Eh bien.c dit-il. » venez lundi, et je

nn +

2 juille

5 juille

6 juillet

7 juillet

10 juillet

11 juillet

12 juillet

13 juillet

388 Tagebücher von Heinrich be Gatt.

vous montrerai.c — »Mon homme était en bonnet et se donnait bien des airs.«

6. Parti à 6 heures. Arrivé à Waltersdorf à 9, quartier] qui appartent) à la veuve comtesse Kotolinski.

Les eatholliques] prêtres viennent mettre tous les ans sur les portes 5 le bénit C. M. B. (Caspar, Melchior et Balthasar).

On vient d'Hirsehberg ici par des défi[lés] et des marais. Ce village est assez joli par des points de vue, tout entouré de montagnes qui s'entrécoupent pour laisser voir dans le lointain des échappées. Point appelé.

7. On reçut la nouvelle que les Russes avaient été battus. On dns! pour une certitude ce qui n'était qu'une conjecture. Je fus chez Sa Majesté. Elle me dit que rien n'était plus incertain, qu'elle se garderait bien de le dire. — — — —

Le 10, parti à 4 heures et demie. Arrivé à 7 à Schmottseiffen, long village de 600 maisons, triste ; maisons écartées. Un côté du village tn. habité par des paysans riches, l'autre par des demi-paysans qu'ils appel | lent kossetes, jartner, c'est-à-dire jardiniers. On vient à cet endroit par un assez bon chemin, terres labourées, quelques défilés. Il y en a dans le village item. Logé chez un paysan pauvre, mais fort honnête.

Le Roi changea de quartier. »

Le 11, parti et arrivé au quartier général, métairie appelée Düringshof. Je traversai l'armée. Ce quartier est entre l'armée et les postes avancés. La ganche est défendue par des marais, la droite a des hanteurs, et une partie du front des bois, le reste des défilés. Loge dans me tente, car il n'y a qu'une maison unique. Fus chez Sa Majesté qui 5 pliqua le camp.

»Si Daunius a une livre de plomb au enl, j'en ai deux, mêmeñ chaque fesse.« — On avertit gwod les ennemis décampaient. Le Rex toute la nuit à cheval avec une partie de l’armée. Le prinee Lubomi fat pris sur le territoire de Pologne, faisant le métier de brigand, ave» quatre-vingt hommes, qui furent tous pendus; le Prince envoyé à! miniek.

12. Il était occupé de ce que ferait l'ennemi, dit que p leur ferait faire une sottise et qu'il se retirerait de là. —»Je un général tout différent du premier ; je suis aussi un pen Fabius tâche de me tirer de là. Si ces gens faisaient bien, Zulerant Gel trum in Alta Silesia. Ts ont bien manqué là.« — Il m'explique long ee que e’était que marcher en colonnes renversées, Ilse I me le dessiner, vers sa table.

13. Il était fort bien, apprit avec délices que tout € d On parla de guerre et de bataille. — »Celle de Fri

1759, 5.— 17. Juli. 389

plus utile, mais on ne poursuivit pas assez l'Aostis. et je ne savais pas de mon métier comme j'en sais à present. Si Daun campe à Lauban. Loudon ira à Naumburg. et je ferai faire un mouvement qui les arrêtera encore. Je ne crois pas que l'Impératrice entretienne 100.000 hommes

5 pour rester à Marklissa. — M. R...... . dit-il. ne connaît rien que de son métier. Quand on lui dit que los Russes pourraient mettre 100.000 ho mmes:. il n'en voulait rien croire: vient-on lui parler. il dit: » Ah. je sais. vous voulez parler de ces fermes.« — > Non. Monsieur. — Oui, oui. vous voulez de cette affaire d'intérêt. Vous voilà l'Aomo.«

10 14. Turpin composa auprès du roi ses mémoires. On lui dit que 14 juil cela pourrait être mis dans une grande fouille. Il voulut un livre. Voilà pourquoi il y a dot repetitiones. Il n'avait rien lu dans ce genre. D'une p. 91.9 vivacité extrême, il fit le voyage cum rege in Borussiam. — » Quid tb parait stud regnum ?« — »Pulerum .«, ait. — »Si vous l'aviez. qu'en feriez-

15 vous? -— »Je le vendrais et j'irais vivre en France. — ll avait la manie

des vers, en faisait de vingt-duo syllabis. — » Pourquoi re gêner. dit-il: ‘il faut de la Zibertas. « — Voltaire composant Mariane, qui était sa premiere tragédie, mit plus de certum vers de Racine. dont il était plein. Ses amis l'en avertirent. et rorrertt.

20 Parmi plures déserteurs qui advenerunt, Gallus erstabat. Dirit Reg: Mon capitaine, gavions.« — Le Roi se mit à son ton et disait: » Avinons tels gavions.« — Direram pridie, quod crederem, Daunium putarisse, que nous n'arriverions pas si tôt et qu'il aurait pu entrer ici. — Aer mihi hodie idem dirit. »sed arcum currebant, ego rhordam.s — On joua hier

2 dans l'armée une piece dont ler soldats étaient acteurs et inventeurs: La donation du chapeau.« - Arlequin vient. parle philosophiquement à Daun: qu'il devrait avoir honte d'accepter ce chapeau. combattant contre une puissance chrétienne. Tont en parlant, il Ini escamote l'un et l'autre. Arlequin Stöwoı © des ivfus. — Non diri. Une jeune fille

so d'Hirsehberg offrit un plaect en vers au Roi pour défendre Hirschberg.

N envoya des troupes. Ce sont de bonnes gens. bien attachés. Un bourgeois alla porter des plaintes de ce que son voisin avait huit soldata. et lui six ‘Est-ce que je ne puis pas les nourrir aussi bien que Jui? — tandis que dans tant d'autres endroits on sc lasse d'un.

4 15 et 16. Me donna à lire une feuille qui me fit rire. Il reconunt 15. 16 tous cer deux jours. 11 fit hier dans la plus grande chaleur au moins juillet trois milles. - »J'ai deviné ces gens-ci: ils resteront encore trois semaines.« - Un paon rlamitabat. quac cor ait: Voilà comme tout n'est par parfait dans ce monde.

40 17. Le Roi avait fait encore trois milles. pour s'assurer de la pori- 17 jui tion de Vennemi. Il revint satisfait. 11 me montra une lettre de Voltaire

18 juillet

20 juillet

21 juillet

22 juillet ptit

Bi

390 Tagebücher von Heinrid) be Eatt.

qui commence : César en appelle à César, Salomon à Salomon. TI avait réfuté l'évêque qui avait attaqué le R{oi] sur un point de son histoire, sur l'édit de Nantes. Cela intéressait bien peu le Rjoi]. II se plaignait de la façon dont #ractabatur ab ipso; se plaignait de ce vieil ambassadeur, plaidait la eause de sa pauvre malheureuse nièce qui avait été à effrayée en voyant cette lettre, yuam ipse solus seribere poterat : » Je suis sur les terres de France; j'aurais été perdu, si on avait vu chez mei cette pièce. Faites done agir votre clémence et ne me traitez pas à la rigueur. Encore un mot, dit-il, pour qui doit-on le plus s'intéresser, qui | doit-on le plus aimer, ou un roi sage, philogophje, tolérant, généreux, I où un tyran qui persécute un 6v&g[ue]? Ma santé est si faible, mes yeux sont si mauvais que je ne suis plus sensible à rien, pas même à votre cœur. Dans le fond vous n'êtes qu'un héros pour tout potage, un assassin | de génie qui n'avez jamais aimé l'imbécile Voltaire. On m'appelle, disait-il, en Gallia Borussius. Je me glorifie de ce titre.« — Le Roi a ré pondu en père tendre qui veut ramener son fils à la bonne voie.

Le Roi demandait un jour baroni de Püllnitz, cur Sazonicus roi dederat une pension comitissale| of Feder. — » Forsant, ait, »a-t-il senti le plaisir qu'il y a à facere actiones généreuses.

18. On avait bien des nouvelles différentes. Un rapport suivait l'autre. — »Qu'il est difficile de se décider! Pent-être ai-je feci de fausses démarches.« — Cependant heri credebat avoir deviné leur plan. Métier bien difficile! Nous parlâmes métaphysique. — »Ce monde n'est pas l'ouvrage du hasard, il y a trop d'ordre. Je ne connais pas Dieu, mais je l'adore tous les jours à bon compte.«

20. On avait reçu différens chasseurs de Dohna : que les Runen avançaient et que nous reculions. Le Roi envoya le général de Wedel avec plein pouvoir d'agir. Sa Majesté, quoïqu'accablée d'affaires, parat bien tranquille. On métaphysiqua.

21. Fus. Zocuti fuimus de banque d'Amsterdam. — »Je suis dit-il, à tout événement: qui sait quels ils seront” La Frances grandes ressources; quand elle veut, nous autres qui sommes dans le second, ne pouvons pas quid possunt.« — Il voulait unir un hommes un singe, surtont Westphaliens, Clévois. Cela ferait une espèce tout spirituels: ils seraient bons chanceliers, ministres d'Etat,

22. »J'ai bien eu du tracas depuis le matin, jusqu'à présente n'est pas fini. Messieurs les savans se moquent de notre mötier. N taire le tourne en ridicule. Il est mauvais par les maux qu'il mais il faut du talent. Voltaire n'y entend rien. Il dit que ak des batailles !’ennuie, qu'il n’y apprend rien; mais quand je lis Iı plagnes] d’Eugene, Monteeneuli, Luxembourg, cela me donne mille

1759, 17.— 21. Juil. 391

Je voudrais voir comment Voltaire se tirerait, quand on viendrait lui faire un rapport tel qu'on vient de me faire.« — On disait que Loudon était marché, que de la cavalerie allait du côté de Bunzlau. Le Roi partit à 9 heures du soir, passa la nuit de ce côté-là. — »Oui, il faut

5 du génie, il faut que je devine les fantaisies d'un géuéral, que je le fasse agir, comme il doit agir: que je pare aux coups qu'il médite. Et les provisions d'une armée! Il faut des âmes pensantes, et je n'en ai pas vingt. Vide ut je maigris depuis Zorndorf: mon habit s’est élargi de cela.e — Mihs arridebat, quando epistolae ei adoeniebant, pendant quod

iveram cum tllo. Partit le soir, fut toute la nuit à cheval jusqu'à Bunzlau: se mit dans une métairie, pour faire des expéditions.

A la bataille de Rossbach, le maréchal Keith était à Freiburg. Il avait dit qu'on devait donner huit gros aux paysans pour chaque prisonnier français qu'ils amèneraient, seize pour un Autrichien. Il vit

i5arriver un Français garrotté, mené par deux paysaunes en jupes courtes. qui le tenaient par une corde et le menaient en laisse. — Voyez. comment ces créatures me traitent': — On n'était point content des Français. pour leur manière d'exiger les fourrages. Si on ne les comprenait pas, ils donnaient des coups.

20 23. On raisonna beaucoup sur les meilleurs gouvernemens. — » Ce sera toujours t//ud, où il y aura un roi et où tsée rex ne fera rien contre les lois, ni se laissera gouverner par qui que ce soit, et ne s occupera que du bien de ses sujets. Les autres gouvernemens sont plus exposés à des difficultés. [L’Angleterre est faite pour y vivre en paix,

25 et non pour y faire des conquêtes. Cela, au reste, n'est pas un mal.e — On avait couru toute la nuit. — »11 vaut mieux prendre cent précautions inutiles. que de manquer l'occasion. Adieu. Je vais reposer mes vieux os et ma carcasse. Voyez comme je maigris et deviens vieux: mais il faut aoutenir.«

30 24. Il me montra une lettre qu'il avait écrite. Nous raisonnions sur les affaires. l'importance du Canada, qu'il estimait à seize cent écus, lorsqu'on lui annonça Bonin. Je compris aux questions coup sur coup qu'il y avait cu une affaire, mais je ne compris pas jusqu'à quel point elle nous avait été désavantagense. Il me parut que tout n'était pas

35 bien. — »Si vous avez entendu quelque chose, ne dites rien, je vous prie. — Je sortis. on fut à mes trousses: on croyait qu'il y avait eu une bataille perdue: mais ce qu'il y a de vrai, c'est que jamais le Roi n'est plus grand que dans le malhour. Il fut tranquille. pas d'altération sur son visage, parlant tranquillement. On apprit ce

#soir même que le général Goltz avait coupé et pris des bagages de l'armée.

23 juil

24 juil

25 Juillet

27 juillet

392 Tagebiicher von Heinrich be Eatt.

On est avide de nouvelles; on aime à en savoir pour les debiter et avoir à causer, et l'on voit presque tout en noir.

Ce bagage consistant en tentes, montres, 20,000 éens, 23 chaises, avec des belles.

»Je suis pröt,« dit-il, »à tous les plus grands revers; je m'y attends, à ils ne me surprendront pas.«

25. On fut tout le jour dans l'attente d'un chasseur. Il n'en vint point. Je fus. Je pris le papier, ne eroyant point qu'on me le demanderait. On le demanda. — »Que dit-on? Zoguere tout uniment

Je le lui dis. TI ne lui échappa rien. On parla de l'expédition du |

de géométrie. Il me démontra le carré de hypoténuse. — »Jai su tons | mes élémens, mais oblitus sum, cela ne m'étant pas utile.« — I medit | qu'il avait étudié l'anatomie. — Lieberktihn venait tonjonrs avec see poches remplies d’estomaes, de poumons: il sortait cela: »Cachez! autre ment je vous chasserai. — Cela fait soulever le eœur: je n'en ai pale manger trois jour de la viande. Cela n'est pas soutenable.s — La Met: trie écrivait mal, ne pouvait lier trois idées de suite; mauvais, um | vouloir l'être, écrivant des calomnies, quand on l'en priait. — Il mourut pour avoir trop mangé chez milord Tyreonnell, tout un pâté de pirogues. On lui proposa l'émétique: il voulut plutôt se faire saigner, pour donner un démenti aux médecins. Il mourut, capable des plus grandes extravagances.

27. On reçut un chasseur dans la nuit. Les nouvelles n'étaient pas trop agréables. Le Roi prit son parti, résolut d'y aller, y enr. des troupes, ordonna que quelques-uns de ses adjudans devaient à 8 heures. Tont cela devait être seeret, et tout cela était connu di midi. Je fus vers Sa Majesté. Je ne voulus point lui demander, parte” que je lui aurais fait de la peine dans l'idée où il était quod omis ignorabantur. Il ne dit mot, ne demanda point ce que Von di »Voilà douze batailles que j'ai données, peut-être bientôt la — Il me demanda si j'aimais la chasse. — » Etiam.« — »Quam tationem invenis? Meus père croyait que j'étais une pâte dont on pe facere quid volebat. Cela n'était pas. Il voulut que je fnsse On me donna toute l'éducation convenable. I fallait eourir: les chiens; et il fallait bien prendre garde. Si j'avais marché le Roi aurait erie. Le piqueur était bien aise que j'arrêtais. dansé pas une fois depuis cinquante. J'ai aimé beaucoup In présent je ne l'aime plus, mais videre Juventutem F arridet.« — Mihi dirit du père du Margirave] : »il bu:

à midi, après diner, rossait tous ses palefreniers, était fort orthodoxe; disait à tous, à ses palefreniers

1759, 25. Quii —- 18. Auguf. 393

suis fils du (rrand-Electeur.: — Son frère avait plus d'éducation: il raillait — — —

»Vous n'êtes pas mon é-lecteur,« me disait-il au sujet d'une adresse de ines lettres. »mais mon élu.«

5 2S. On parlait toujours différemment des affaires. Tout devait être secret. et tout était divulgué. — »Adieu. mon cher Catt.« me dit-il. Nous parlämes de Charles XII. Il me dit qu'il avait fait passer son favori le premier dans les tranchées, où il l'avait jeté. — » Voilà bien du tracas qui sappr&te pour moi,« dit-il: »quelle vie!«

10 29. On apprit que Fouqné avait tué mille hommes à de Ville, par la canonnade, qu'il était venn 150 déserteurs] Pris 300. — Le Roi partit en voiture après l'arrivée du prince Henri. Il n'avait que Seydlitz.

Balbi était tranquille dans la tranchée. Deux soldats entrerent. 11 voit cela. — » Nous sommes deserteurs.« — : Ah, dit-il, que ne le di-

Sniez-vous plus tôt? — Il servit un jour comme barbier. On s’adreasa à lui. Il envoya la lettre pour sa maîtresse au Roi, et à sa belle lc rapport. Il avoua. Fut envoyé à Wesel.

Les Chinois mangeant. après un moment de silence. Yun dit : sou. hic: -— onrit. Après un moment. un autre dans lc lointain dit: sah. à. 2u KRiaient. On demanda ce que c'était. — Oh, nous nous entendons: il

n'y a qu'un parcus numerus Qui comprend. Quum subit ıllius tristissima noctis imago!

Tous les prinees ne donnent point dans le faste. Point de bonnet. I y avait. à Potsdam une fabrique de manchettes. On en présenta au 2% Roi. Pour favoriser. il en prit pour 400 écus. Mais comme elles étaient fort longuen. il prit des ciseaux ct les conpa par le milieu. six paires. Souvent des bottes trouées. et sc plaignant de l'humide. Quelle position que la nôtre. depuis le 4 jusqu'à présent on n'a eu point de nouvelles. ec jour. dix-huit. que d'inquiétudes' que de nouto velles accablantes! des lucurs d'espérance: des jours, tout devait être perdu. Le Roi blessé ou pris. rien de si horrible. On désespère avec plan de facilité que l'on espère. on voit presque toujours noir. Potest dit. Heureux. qui satisfait de son humble fortune: ete. La générale de Polentz racontait qu'une de ges amics sortit un jour 35 de son château en Prusse . une demi-heure après le tonnerre tombe et le brûle. Va à une autre campagne. où le tonnerre tue une de ses fillea et brûle la maison. Va à une autre : le tonnerre tue l'antre fille et brûle. Quelle calamité Le baron Grother disait que Maria ne pouvait pas ’o/erare les bruku nes qui donnaient dans la visière de son mari. qui les aimait. De la cette inquisition. Envoya la femme d'un chasseur italien.

28 juil

29 juil p. 247

19 août p. 247

394 Lagebiider von Heinrich be Gatt.

Quand le Roi était à Küstrin, la Reine mère dit à ses enfans de se jeter au genou du Roi pour implorer sa clémence. La princesse de Baireuth, comme la plus âgée, se jeta dans l'anti-chambre: elle ent un soufflet. Alors la famille se mit sous la table. Le prinee Henri sy fourra. Le Roi avait un bâton, il voulut les battre. Arrive la gonver-& nante, la comtesse de Kameke. Elle parla. — » Allez-vous-en, earognele dixit ei Rex. On se dispute. — » Le diable vous emportera,« dit-elle, +# vous ne laissez pas ces enfans!«, qu'elle fit passer dans une chambre. Le lendemain le Roi la vit, la remereia de ce qu’elle lui avait fait éviter une sottise. — » Je serai toujours votre bon ami, et il l'a été. "

Grumbkow disait au feu Roi: »Vous devriez expédier ce coquin-lüe, en parlant de Sa Majesté. Quelle horreur!

Sydow, commandant d’une place, avait eu un soldat qui avait de serté. Le Prince royal le prit. Sydow sait cela, le redemande. Le Prince lui &erit qu'il lui donnera deux hommes. Non audit; il en parlen, au Roi, et le soldat doit partir de Ruppin. Le Prince éerit à Sydow, an moins de ne le pas punir. Sydow le fait passer trente fois par les verger Eh bien, le Roi, en montant sur le trône, l'a laissé dans son gouverne ment. C'est être bon. , f

Un ingénieur avait levé le plan du terrain de Kolin. Le Roile demanda. Il ne se trouva pas que le lendemain. — »Ce camp est-il at taquable?« — »Oni,. dit-il. — Un officier autrichien disait modestement” »Nous n'avons fait que défendre une eitadelle.«

Si Dohna n'avait pas mis sept jours à faire cinq milles, il aurait battu une colonne des Russes, s’il les avait attaqués vers Posen. SileRoï y était allé, comme on l'en precabatur; s'ils n'avaient pas reenle de façon de laisser Crossen trop à leur gauche; si ces généraux s'étaient entendus et enssent plus cherché le bonheur du Roi que leur gloire: # le nouveau général envoyé avait cu plus de temps pour reconnaitre! troupes, auxquelles il arrivait avec un avantage: si le général pour observer Loudon, avait observé: si peut-être on avait pris um autre position, pour avoir une communication libre en Lusaces Prince], ayant appris à Königwarte que Wedell avait été battn, pas marché : peut-êtire Loudon n'aurait pas passé. Eh, que les mens dépendent de bagatelles! Ce que nous croyons le plus le plus nuisible. — Le Roi ne voulut pas faire la marche de schütz, que Dohna n'avancât vers la Saxe; à présent elle était pourvue.

Hélas! comme les grands sont servis. On ambitionne dl d'eux, on s'y plaît. Exigent-ils quelque chose de nous de se dégoûte. J'ai vu ce Prince qui par lui-même, par les

1759, Auguft, September. 395

‚il se trouve. mérite le plus d'être chéri. le plus capable : et j'ai vu 1e foule d'ignorans critiquer toutes ses démarches. ses camps, ser mavuvres. ses dispositions. sa conduite particulière: lui prêter des vues il n'avait pas: re plaindre de la moindre préférence: j'ai vu des gens capables agir par la troisième main. faire concevoir d'eux des idées 3 plus avantageuses. se pousser. se croire de grands hommes. être ysterieux sur de petits objets. indiscrets sur des importans.

On disait à deux hussards: > Eh bien, comme cest allée la bataille ? - »Mal.c — On raconte les circonstances. L'officier étonné dit: » Ne tes rien. pas même an général qui vous le demanderait! (Gardez-vous : le dire. vous aurez quelque chose: voilà une chemise. — Les husrds. qui avaient déjà parlé. promettent. parlent encore, et l'officier dit lendemain lea circonstances. 118 n'osent parler clair au maitre. Deux n éraux 8'endormaient dans la conversation la plus intéressante.

Jamais je ne vis plus se désespérer facilement. On voit tout en ir. on craint tout. On bläme le Roi de ce qu’il méprise trop ses enneis: et le Roi fait très bien: 8 il en parlait avec éloge en public. que de aintes n'aurait-on pas! J'ai vu et entendu un général} f.... qui sait: Je ne sais pas les nouvelles que par mon palefrenier. sur ce qui garde l'armée. — N’aurait-il pas micux fait de ac taire?

La plupart de ces gens sont ou si flattés d'avoir un secret, ou si peu coutumés qu'on leur en confie. qu'on voit gwod habent un secret.

Les plus éclairés ne sont pas souvent les plus cmployés.

Considération sur ceux qui sont auprès du Roi. qui ont 8a confiance. nployés, seeretairer. Le Prince n'employa pas d'ahord Genestium que .D. lui avait recommandé. emploie Krummensee que le Roi n'employait 8. I eat bien auprès de lui.

A la bataille de Lobositz, on perdit peu de part et d'autre. On ne

poursuivit pas. Cela valut la prise des Saxons.

A celle de Prague, la plus difficile. qui aurait été moins meurtrière. la droite ne s'était pas engagee. on prit peu de monde, aboutit à faire fermer 30,000 hommes.

Celle de Kolin, dont on parle tant, dont on parlera toujours, aurait GC gagnée, si la droite, contre l'ordre. ne s'était pas cngagée avec la che qui était dans un terrain inattaquable. qui était déjà gagnée. où nm commençait à se retirer. fut décisive: Prague fut délivrée. et en taquant un poste comme celni-lA. on pourrait toujours se flatter de IRB.

A Leuthen on suivit en plein les idées du Roi. Quelle bataille! et rellen suites. si Ç'avait été en été! Quelle bataille que celle de Zornrf. ni lex idées avaient été suivies! — Le sort du Roi était de donner

5 septembre

de ces fameuses batailles qui ébranlent les empires; mais un autre qui a prévalu, était que ses ordres ne fussent pas suivis: il devait passer par une alternative de bonheur et de malheur. ”

La bataille d'Hochkirehen devait nous être fatale, et jamais on se campa plus près de l'ennemi, jamais on ne fit de plus belles ma jamais on n’eut de plus beaux succès.

Cocceji a eu an cheval tué sous lui.

Première faute de Dohna: Les Russes avaient été 24 heures de leurs retranchemens, sans qu'on les attaquät. Bien plus : ils avaient fait des marches forcées pour le tourner, pendant trois jours; ils étaies las, éparpillés. Le général Hülsen demanda à Dohna ut sibi daretur vcla bataillons: nolwit dur, quia ils étaient 60,000, lui 30. C’en était fait d'eux. Il y a bien des hasards dans les suceös: celui-là est le plus he bile, quem sors tuetur. +

Rex viderat en l'enseigne de Seydlitz le maréchal, et le g dans le campagnard Czettritz; sed quid vidit in ahis, in duce de Wibersnow/?

Credo quod in la guerre, si l'on hasardait plus, on réussirait Le cas où il ne faut pas trop presser, à ce qu'il me semble, c'est dans jour de bataille, lorsqu'il y a fallu bien des efforts pour vaincre. bien de coups portés avec succès, si on avait agi! qu'ils pourraient, faire du mal.

Sagan. Nous sommes entourés de bois. Ils peuvent comme ils veulent. Ce 5 septembre.

Toute l'Europe était lignée contre Louis XIV, et, malgré ses il fut forcé à la paix de Ryswik, aux humiliations de G et l'Europe agit-elle vis-à-vis de lui avec autant de vigueur que contre le roi de Prusse? avec tant de mesures? en serrant de si ee roi de Prusse at-il autant de force que Louis XIV?

On fait des marches qui enchantent, et quelquefois on affronts. Rien de si ezimium quod la retraite de Lauban; après ill prennent des pontons, du bagage. Leur but était, à ce que comte de Schmettau, pour l'avoir entendu des Autrichiens, de marche qu'ils ont faite en Bohême; que le Roi les suivrait, auraient gagné assez de marches pour le couper de Glogau et del sace. — » Que eroyez-vous, que fera Daun«, lui disait Palasty; ild 5 aller sur le Roi, mais il deliberera et ne fera rien. Ce west génie, dit-il, »Laey fait tout, et Loudon exéente.r — Ce de ce que O’Kelly lui avait donné des sauve-gardes, fit qu'il ne vint plus limportuner avee ses demandes; qu'il w'était pas son ami. — Le général) Caramelli le traite.

1759, 5. September. 397 précédente. H Ini dit: > Allez-vous-en à tous ler diables avec votre f.... roi sanguinaire! vous ne valez rien. vous autres Schmettau.: — » Que pensez-vous que fera le Roi à présent ?« — ; Rien. nous le tenons:. ontils dit: »il est pris, vous ne le verrez plus.

x Ber rolebat anno set les attaquer a Zittau. Il demanda l'avis au maréchal Keith. — » Si Votre Majesté veut augmenter la gloire du prinee Charles. il faut le faire.

Quand le Roi détacha pour Berlin, Magdebourg. qu'il partit lui pour observer les Français. il laissa 5 bataillons au maréchal Keith: celui-ci toenvoya 2 bataillons à Mersebourg. 2 à Weissenfels. et partit Ini seul avec nn bataillon pour Leipzig. Ensuite là se trouvèrent 23. Toutes nes maneuvres furent cachées aux Français. M. Mitchell disait à M. Rouge. prisonnier. comment ils n'avaient pas attaqué le Roi? — »Mais:, dit-il. ‘il nous a confondu avec ses manœuvres. — Ni les Autrichiens, au lieu

15 d'entrer en Sildsie, avaient suivi le Roi, tout cela était fini. Qu'aurait-il

pu faire? Ainsi ce qui parut le plus propre à accabler le Roi, le sauva.

Le prinreps Ferdinland| udıdat Madame de Platen. Des messieurs dirent au garde de l'arrêter. que e’&tait un homme qui venait voler de l'argenteric. Elle reçnt un jour an souffict de . . . .. qui était allé voir

20 sa sœur, et conrut tont échevelée à la salle de Monbijou où l'on dansait. Quel spectacle! Les dames d'honneur ont une garde. Le prince de Prusse, voulant passer. fit passer son domestique. Pendant qu'ils se disputaient. il entra.

Wedell en arrivant a quelqu'avantage: on augure bien. il est battu.

25 Deus datus a quelqu'avantage: on augure: a du malheur ensuite. Le premier perd par une marche inattendue. le second par un coup inattendu.

Conseiller Gross, envoyé de Rassie à Berlin, qui a contribué beau-

coup à la rupture. Le Roi ne l'aimait pas: il invita à une fête tous len su ministres. le laissa. Gross écrivit mille impertinences.

Milord Tyreonnell. brusque, n'aimait pas le Roi: invitait La Mettrie

à manger. Après avoir bien bu. disait tout ce qui était échappé. Tyr-

connell écrivait. Pur Winterfeldt mit le diable aux marionnettes. poussa

le Aegem, fit connaissance avec un marchand d’llirschberg qu'il vit en

43 Warmbrunn. Il avait été à Constantinople. Proposa au Roi de le lui renvoyer. En revenant. il s'arrêta à Marseille. Rapporta à Winterfeldt que la marine était sur un mauvais pied. qu'ils ne pourraient pas tenir. Celui-ei le dit au Roi, et quelques semaines après on assiège Mahon.

Valorv était un peu rustre. Fat pris dans le faubourg de Jaromirez. 4u La Reine Ini disait » Vous avez été à la chasse? — ; Oui. repondait-il. ‚et j'ai les fesses tout écorchées.. — Dans sa première visite à M. Coe-

398 Tagebücher von Heinrich be Eatt.

ceji, ministre, qui se plaignait que les Français lui avaient fait bien du mal: » Mais, vous êtes de bien grands sots! pourquoi rester lä?«

Quand on eut attaqué le gén{éral) Winterfeldt, les Autrichiens vonlant couper de Breslau le prince de Bevern campé à Landskrone, ils mar chèrent sur Bunzlau. Le Prince marcha sur Sorau, pour faire eroire # qu'il en voulait seulement à Glogau. Passa l’Oder, le repassa à Breslau et arriva dans son camp quelques minutes avant les Autrichiens. C'était une belle manœuvre. Le prince de Bevern se porta à Liegnitz, de ad Parchwitz, où il passa l'Oder.

p.83 Le général Zieten fait des dispositions quelquefois savantes, el ne! seit reddere rationem. Un jour il avait manœuvré habilement in Boñemis. Le Roi en fut charmé, l’embrassa, lui demanda comme cela s'était passé — — —

— — — on les dissiperait, mais en voilà quatre pour vivre. On nete soupçonnera pas, si l'on t'attrape; soit un coup, et après la paix tu sersel bien. Il a recommandé qu’on les traitât bien. Un hussard de Zietens été deux fois. Le Roi fit dire au major qu'on devait Ini demander & qu'il voulait: qu'il aurait tout. — »Qu’on me laisse aller! J'ai servi vingt ans; je ne crains pas la mort, mais je veux vivre chez moi. «

Dans un bal masqué Madame de Bentinck vint avec beaucoup devises et de portraits. Il y avait M. de Lehndorff, chambellan de Reine, dans un bassin d’une balance, dans l’autre une plume qui l'emportait, avec cette [inscription]: »Plus léger qu'une plume;« — de Danekelman comme Diogène, avec une lanterne, avee cette inscription » Hominem quaero.« — Maupertuis, qui s'était brouillé avee elle, In, sait: » Les gens ont l'esprit faux et le cœur mauvais; vous, Madame, vom avez l'esprit mauvais et le cœur faux.«

M. Masson était en Languedoc. M. le comte Gotter revenant de Montpellier le rencontra se promenant, le fit entrer dans sa voiture, nil. un homme qui citait beaucoup d'anciens: crut que c'était homme du Roi, le proposa.

Le marquis d’Argens, ennuyé d'un discours de.M. d’Ahlefeldt, voyé de Copenhague, fit courir deux faux bruits, persuadé qu'il dierait des postillons.

p.18 Frédériedorf entendit: »Ah, le bougre, l'archidue Joseph me gera.« Il répondit: »Il n'y a point d’onguent pour la brülure.«

»A quoi bon la science des lois?« disait un juge; presque cas sont hypothétiques et sortent de la règle générales — ce pas vous, qui les en faites sortir?« — Lettres] perdanes}

23, 24 sep- Le 23, nous partimes dans la nuit à 7 heures. tenbe son avant-garde jusqu'à Weissenberg et le 24 jusqu'

1759, 23. 24. September. 399

prince Henri marcha sur Rothenburg, où nous arrivämes à 11 heures. Notre marche était équivoque. Nous pouvions nous porter sur Sagan. Il nous fit éclairer, mais ils n'apprirent rien. A une heure nous marchämes et arrivâmes à Klitten, onze heures du soir: cela faisait en tout 5sept milles. Le Prince détacha le général Lentulus pour pousser à Hoyerswerda. Il partit à trois heures du matin; mais ayant appris par des paysans qu'il y avait un corps d’Autrichiens, il ne se montra pas, fit dire au Prince, qui marcha à neuf heures. On attendit deux bataillons d'infanterie. Le Prince marcha. Vela commandait le corps autritochien composé de 3000 hommes, 150 hussards, campés au delà de la rivière Elster. On marcha, le bataillon franc de Salenmon, faisant l'avant-garde du bataillon d’Anhalt, alla le long de la rivière à la ville. tandis que les hussards de Zieten, Gersdorff, le régiment dragon, prit à droite de la ville pour attaquer et couper la retraite. On prit la ville. 15 on tira du canon. Les Pandours sortirent d'un petit bois, et comme en delà il y avait unc plaine, ils furent attaqnés par nos hussards, qui eu sabrèrent beaucoup . Le général qui allait monter à cheval pour aller à la chasse, joignit, voyant de la poussière, sa troupe, où il fut pris. Un jeune officier hussard vint à lui. Lui demanda pardon. Le géné- > ral regarda ses gens, qui ne faisaient point mine de se défendre; deınanda à l'officier: »Qui êtes-vous? — Officier.‘ — Eh bien! voilà mon épée. — Hussard la rendit. On le conduisit au Prince. Il lui recommanda hussard qui en avait agi si généreusement envers lui. On a pris 1,550 hommes, 40 officiers, 5 canons, et 200 ont été tués. 25 Les hussards avaient décampé.

Un officier Brockhusen, page du prince Würtemberg, prit: un offieier. Il avait un pistolet dans sa poche: il l'arma, le tira et blessa ce page, qui lui dit: »Je pourrais vous tuer, mais j'en agirai plus noblement.c

su Il paraît par tout cela que le général Daun n'a pas deviné notre marche: car il aurait averti M. de Vela, qui l'ignorait. Quand on le ramena au château, Madame Schönberg lui dit: »Ah, Monsieur, auraisje' cru, en lisant avec mes filles une tragédie, qu’elle serait suivie d'une si terrible catastrophe? — »Je vous le passe, Madame, de l'avoir

#5 ignoré: car moi, qui devais le savoir, je ne l'ai pas su, et quaud on serait venu me le dire, je ne l'aurais pas eru.«: — Une de ses filles était bien inquiète pour l'adjudant du général, comte Ludosi, à qui on avait coupé le nez. Trente hussards avaient poussé le même jour, 25, à Bautzen.

Voltaire jouant devant la Reine mère Cicéron, habillé à faire rire

4u un acteur: »Foutre, mes dames, je ne sais plus où j'en suis'« — Milady Tyreonnell ne voulait plus jouer: »Il dira encore de plus grosses sotti-

p.St

400 Tagebücher von Heinrich be Gatt.

ses!« — La Mettrie avait accoutum& de se promener avee milady Tyreonnell bien parée, et Ini ôtait sa perruque, mettait son mouchoir autour de sa tête, déboutonna sa veste. Quand il était à Vartiele de la mort, | une dame dont il avait soin, lui demandait: »Que ferai-je à present? eomment m'en retournerai-je à Paris?« — ‚Par le grand ehemin!* dit-il 4

Le Roi, après la mort de son père, fit venir à Charlottenbourg le général Foreade. Il trouva Sa Majesté, qui allait se mettre à table avee huit personnes. Pendant le repas ils disposèrent des emplois. Le Rai. ne dit rien. On resta plusieurs heures à table. En se levant, le Roi dit: »Allez-vous promener! je vais passer un moment dans mon L net.« — Il revient joindre ces messieurs, trace sur le sable une fortifcation, dit qu'il voulait que Spandau fût ainsi fortifié. Ces messieursse regardaient, ils avaient dit que le Roi ne se mélerait pas des armes. Il. dit à Foreade qu'il devait lni amener dix hommes de chaque régiment de la garnison, comme ils devaient aller en campagne. Ils vinrent. Le Roi les fit exercer. Ces messieurs toujours étonnés. Pourquoi le géné Foréade] a-t-il fait ce conte? Pour vous dire qu'il avait mieux que les autres que le Roi serait un guerrier.

Sur les mœurs des Vandales. — — Les filles sont habillées lièrement: elles ont une chemise qui leur vient jusqu'à moitié enisse, lea jupe jusqu'au genou. Ces jupes sont fendues par devant, ont un petit corset et une busquière qu'on peut tirer comme un tiroir. L'époux jette une poule noire contre la porte de sa belle, pour chasser les esprits.

Le comte Hessenstein, fils naturel du roi de Suede, un jour un grand repas que donnait le prince Henri, disposait des emplois quils donnerait s'il était rez Gallorum. — Que feriez-vous pour moitı ei la Princesse. — Vous seriez Madame de Pompadour.« — Ista bat: »Si quis mihi pacem annunciaret, credo quod amplecterer cum. »Que je voudrais que ce fût moi,« lui dit celui à qui elle tenait ee

Quand on dit que le cheval du général Apraxin avait été la bataille de Jägerndorf, — »Oui«, dit le maréchal Keith, » éperons ! «

Charles, plus vaillant qu'habile, plus actif que prudent, ordonné à ses passions qu'attaché à ses intérêts, aussi ie moins rusé qu’Annibal, ressemblant plutôt à Pyrrhus qu'à aussi brillant que Condé à Roeroy, Fribourg, Nördlingen,

Quand le prince Henri partit de Dürings-Vorwerk, leg vint joindre avee un petit corps l'aile gauche qu'on avait Prince avait déjà poussé Zieten vers Nieder-Leschen, et ä m avancait, il le portait plus en avant. Arrivé prés deM

1759, 24. September — 5. Oftober. 401

porta vers Sorau, où il fit des prisonniers. Beck se replia. On sut que Daun était à Triebel, qu'il s'était séparé en deux corps. Le 3 septembre il avanca sur Sorau, Zieten se replia vers nous. On pensa que Daun nous en voulait, de concert avec les Russes. Nous décampâmes le 5. Le 5 Prince envoya deux bataillons à Glogau. Il se fit joindre à Sprottau par huit bataillons. Il poussa en avant le général Czettritz. De Ville était encore à Lauban, il en partit. Arrivé à Bunzlau. Stutterheim, qui commandait la gauche de Düringavorwerk]| se porta à Marklissa, marcha sur Friedland, prit le magasin, fit 100 grenadiers Pandours, marcha sur 10 Zittau: tandis qu'étant à Lauban, nous décampâmes le jour de la marche de Stutiterheim!, pour nous porter sur Görlitz. Là campaient Beck et de Ville. Nous les observâmes. Stutterjheim], fort seulement de quatre bataillons, ne pouvait pas trop s'arrêter vers Zittau, où marchait Beck, qui apprit que nous y étions. Le Prince n’osait pas trop se dégarnir, 15 parce que Daun était prés de lui, et marchait, enfin Stutterheim| se retira vers Friedland. Zieten était à Schönberg ou Senftenberg, Bülow, à Hochkirchen, couvrait notre droite, revint devant notre front vers la droite. Krockow était en ville, Czettritz occupait Landskron avec quelques bataillons. De Ville avait décampé la nuit du 10 au 11 vers Bautzen, ot Daun le joignit.

Dans notre dernière marche à Rothenburg nous avons marché près de unze milles, toujours en prötant le flanc et ayant des troupes autrichiennes partout à Muskau et Senftenberg.

Le Duc régent favorisait une actrice, avait défendu qu'on la sifflät.

25 Un du parterre le fit. — »Qu’on prenne cet homme-lä!« dit le Regent. — »On ne peut pas me prendre, répondit le siffleur. — » Comment t'appelles-tu?« — » Lerida«, répondit-il.

Le magistrat de Görlitz vint vers le general autrichien, pour se recommander qu'on ne les pillät pas. — On ne vous laissera que les

30 yeux, pour voir vos miseres!« — Je tiens cela du conseiller d'Eichel, qui l'a appris du bourgmestre.

Hier. 1, nous joignimes l'armée Finck.

Le général Mohring avait un poste à défendre. On attaquait la hanteur vis-à-vis de laquelle il avait mis un colonel, qui proposa d'at-

3staquer. Le général dit: Je ne peux pas entreprendre cela sans ordre: — fit demander au maréchal Keith. Celui-ci dit : »Je ne savais pas qu'il fût besoin d'ordre pour repousser l'ennemi. — Le poste fut pris, ce fut un mal. Le même général savait qu'il y avait un règlement que toutes les sentinelles devaient avoir quelque chose pour les couvrir. M. so de Mæbring fit mettre à Schandau devant une grange la sentinelle qui ne voyait rien. On en rit beaucoup. Quand les deux ponts vers Prague Putlifationen a. d. Preuf. Ztaatéardiven. XXII. 26

Torgau, voit une trentaine d'Impériaux qui tiraient sur lui dans dit : »Il faut préndre ces gens-là! « — On le fait. — » Allons, de l'Empire! vous servez les Autrichiens, vous pouvez bien servir nous. — Qu'on les distribue et qu'on les mette entre deux soldats qui fassent attention à eux!« — Il les obligea ainsi de se battre leurs confrères.

Quand le Roi partit pour Leuthen, il écrivit à son frère tout ce qu voulait facere. » Je marcherai à eux, je tâcherai de les faire sortir, battrai. J'assiègerai Breslau, je le prendrai. Vous me direz : ce sein vous surprend, et vous croyez peut-être que le seul d jourd’hui le fait naître. J’exeuse votre erreur, et, pour être app de semblables projets veulent être achevés.«

La bataille de Kunersdorf a été famense par les manœuvres. sont faites, par les suecès les plus brillans, par la perte la plus ir et par les suites. On a des relations ou une, très bien faite: ainsi eontenterai de ces traits qu'on n’écrira peut-être pas. I] est très sl les Russes furent mis en fuite chaque fois qu'on les attaqua: redoute en redoute, ils furent enfin dispersés totalement. 5 Autrichiens qui étaient au cimetière. Devait-on les laisser? Le Hülsen entr’autres dit qu'il aurait attaqué; que si le Roi nel! il se serait conduit mal. On attaque done, les troupes lassées ne pas soutenir plus longtemps le feu ennemi. On fait avancer six bs lons; ils s’ébranlent. Loudon en profite. Ils fuient; le Roi L ils fuient encore; alors le Roi sauve les deux bataillons qui seuls qui attaquaient, et se retire. Il a fait des prodiges, a eu un tué, une contusion qui l'obligea de se mettre en voiture, et aplati d'un coup de balle. Quelle situation! Il se remet, M tachemens; tout cela est admirable.

Les Russes ou leurs Cosaques commettent des desordr: ils ont violé des hommes, des femmes, le bourgmestre de femme disait : » Encore s'ils s'étaient tenus aux femmes!

1) Im Original ganz mit griebifhen Lettern gejchrieben,

1759, Oftober, November. 403

prineesse de....... une fille de qualité qu'ils ont fouettée et conduite dans le bois.« — Les prêtres catholiques sont venus dire au Roi qu'il

était vrai qu'ils avaient été attachés à la maison d'Autriche. mais qu'on

voyait bien qu'ils ne menageaient personne. pas leurs amis. Len Russen 5nont pas épargné la Saxe. malgré les précantions prises. Le Roi fit

écrire à Loudon, pour sc plaindre. qu'il devait penser à quelles extré-

nités on en viendrait. si l'on parvenait sur les terres de la Reine. Il dit

que ee n'était pas 8a faute ct qu'il sentait qu'il n'avait rien à répondre.

Aussi Kleist. va-t-il en Bohême, brâlera vingt villages. Que de maljoheureux. [ls en sunt rausae. — — —

L'an cinquante-sept. l'entrée en Bohême ne fut suc que du Roi et de Schwerin: chacun ne pensait point à cela. par les manœuvres qne le Roi avait faites, ct quand le maréchal Keith vit cela. il pleura de joie.

— nya rien.cen dit-il. »de si admirable.

15 Le Prince fut averti par le Roi de partir de Düringsvorwerk. Il serait resté là. et il le devait. vu l'ignorance des positions. Il partit et repartit. attira Daun. arriva à Hermsdorf; la on eut pour la première fois des nouvelles directes à patrouilles. Le Roi avait dit de tourner l'armée: le Prince répondit que cela ne se ponvait pas. Le Roi récrivit

20 qu'il fallait absolument le faire, et cela réussit. Si le général Wobersnow n'avait pas été tné, peut-être la bataille de Kay aurait été gagnée: du moins sa brigade. le voyant tué, s'enfuit.

Un des malheurs de la bataille du douze. c'est que l'on se hâta trop à transporter le canon russe, de sorte que lorsque l'on faisait la retraite,

> il n'y avait pas de canon. Le Roi donc tint ferme ensuite. —

» Quand on a gnerroyé longtemps.« me dit le Rer, »on apprend à faire ces démonstrations. Quoique faibles. les Autrichiens savent bien camper: sont prudens. mais n'ont pas cet esprit de combinaison. ils ne p. 257 savent pas profiter.«

au Lorsque je vis le Roi à Elsterwerda |11 novembrei. il me dérif : p.253 + T'ides hominem accablé par le malheur. la douleur: mais pas abattu.«

— Je fus très attendri an récit de l'histoire de sa vie pendant ces trois mois. Malgré ses occupations. les douleurs de la goutte. il a trouvé der p. 25% instans pour composer des réflexions sur Charles XII. excellentes et

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