M ' LUNI
(9. l'«rt. CMnhI.), el ili m àtstenl ftiU grafér M telMl m hllMid'or MF \éê nvrs itt lempla de Minorr^i c'est dk là ^«é fiant k Min de Nonéb99 d'or qu'on donne «iA n"* qni marque la tanf d*aae année pro* potée dant oatia ^oda da 19 atlt) ramenant laa phatat nnk diAinèfe dates *. On est dapB la !'• année du eyale» quand la néoméaia taaiba le l^^janner.
Bn oomparant da mAme l'année solaire an mois hinaiM pérfodlqna, on trooTa que ces durées sont :: t54 : 19 1 ainsi tous las 19 ans Is Lune est raranue M4 fois à la même ïongitnda; iVtt fois à aoti nésni ) 111 58 fois A son apogée ] tS5 fois en eonjonctton et en opposiUoo.
Gomme ces rapports, substitués aux Téritables, ne sont qon des ap* proaittiallons, M devra treuter des différences après do fMhd nombre de repreduetions dn oyele de 19 ans (eo^. la table X das sysygiai) i la An dn tolume).
61: En obsorrant les taebes très-remarqnabltfS dn dUqne de Is Lnne^ on reconnaît que rhémîspbère qui nous v^gardnest toaJiMiM H même (vay. n* 97). Si Ton se transporte par la péù^è Ûana lo Mllll (fig. 18), on verra la Terre T^ autour de laquelle tourne la Lune L : lorsque eelle-ci est en 0, au deU de notre glbbë, le Soteil a l'aspècl de la même Aide que nous voyons ; et quand elle est ttn deçà en ff^ mtre le Soleil et ftous, il volt l'autre hémisphère, pilisque la face tae delà Terre est demeurée la même. Ainsl^ dn Soleil S) on toH twr A tour les divers points de la surface lunaire. En accampliêsani h ié^ voluiion entière de «an orbite-^ im £iMia a en même t99^ê U!écuié précwment un tour entier eur ê<m axe, puisqu'elle a présenté au speclalear en S, Vou» leis points dé sa surface. C'ekt ainsi qu^tin hotnmetpii, ^ visage ébiiëtamment dirigé vers tin arbre, efi forait le tootr enliel*i aurait alisst fait un tour sur lui-même, puisqu'il attrait vu toute là I2am))agn'e qnl l'envirokine. ta Terre tourne kOr son axe, tandis qu'élis est emportée autour du Soleil : seulement elle tourh.e téS fois et f, contré uAé révolution dans son ellipse , tahdîs que \A Lttne Ira Ml qu'un seul toor eà 27^ 8^ c|id'elle emploie à pai^bôuHt soh ô^ARe.
6S. Qu'on se ptàôé datas la Inrte, oïi àui^ dobo utté nnil et tttt Jour pour bbaqûè révolution sy nodique , c'est-à-diVe Otte nnit tt nù Jon^; cbacub delà longueur de 18 fols S4 de nos heures.
* Calippe rendit ce cycle plus exact, en le quadruplant et 6UDt i joor; «io«i U le fit dt •7759 jour», ou 76 années jnlîenneft, durant leMpieUef on a 940 lunaisonn.
LVNfi. 9»
UMatMiilongvéAlMttee d^SoMI^ avtant que ledéPatil d'âidioiphêM (n* iW)t doit y causer an refroidissement considérable; fianè titi jott^ aussi élenda, raccnmiilation de la chaleur doit la rendre excessiTC. Chaqaê attil m/i on hiver rigoureux^ chaque jour tiii été faligUnl. En 10 de nos années, on n'a qee MS jours; le Soleil ne se lète et tie se oottche que MU Fois»
Notre hëbllant de la Lune n'aura jamaîtf le speotacle de la Ten*e, s'il se troo^ dur l'hémisphère qui nous est inconnu ) mai» â la face opposée, les phaaes terresites changeront graduellement et à tue déiis une seule nuit de près de 18 fois S4\ La (clarté solaite dispai^iMatit; sera ser-le-ehanip rétbplaoée par celle que réfléchira la Terre, d'abord iottsia fbtme d'un croissant; mais, ft mesure que la tefre approehèra de Toppesltien, la phase teinrestre prendra plus d'étendue, et bientôt la Terre sera vue pleine soud un angle d'etirirôn 2<* (ti*^ 68), c'est-^à-dihe atec une surface 18 fois plus grande qde la Lune, et envoyant 18 foia plus .de lumière. Nos mers, iios plaines, noé montagnes^ nos volcans et nos neiges, par le contraste de leurs reflets, produiront des teintes varlëea et des taches que notre rotation fera voir tous des aspeeti MilM cesse différents.
La Terre, ixtt dé la Lune, est pleine dans la néoidénie, ôbÉCttre daili ta pleine Lune ; ces deux corps aont ëbsemble dùihotomBê. Les phases de la kitie et celles de la Terre sont elactement complémëhtaires l'uifè de Fautif. Si notre spectateur habite le cercle qui, dans la dichotomie Inaaire, sépare l'ombre de la lufoière, par FeSet combiné des deox rotations de son globe, la Terre ne cessera jamais de se trouver à ion méridieh; il verra, au coucher et au lever du Soleil, notice globe mus lafiguivd'un quartier. A minuit, la Terre sera pleine, c'est-i-dire après une finit de 7 foift et demie !K4 heures : 18^ aptes il aura midi et f^outelk Terte.
Rous distinguons asset bien la partie obscure du disque Iunaii*e, quoique dans les croissants, elle ne reçoive pas la lumière directe dtk 8oleil : cette faible clarté, qu'on nomme tunttire cendrée, est renvoyée par la Terre. L'eSbt est ptiis sensible près de la néoménie, et surtout le i« jour, paHse'que la Terre est vue pleine par l'observateur lunaire qnl étt dans la paHié ombrée, ëi que la clarté réfléchie pa^ noli^ globe est 18 fois celle de la Lune. Quelques personnel attribuent Id lumière ëèndrée i Une qualité phosphorescente du globe lunaire^ elles - M fohdéht sur ce que l'éclat de la Lune leur paraît plus intense que hé la comportent les lois de la lumière réfléchie. Du reste, la lumière dé ^ Lune, réunie au foyei^ d'Une immense lentille ; a ëlé impuissaiite >
Boil pour faire monter le thermoaiètre, toit pour allérer les ooeileQrs
les plot tendres.
64* On aperçoit sur le disque de la Lune des points Tirenenl éelairéèy accompagnés d'une partie latérale obscure , dont la position et l'étendue Tarient avec le progrès des phases. Ces apparences suirent les lois des ombres que projettent les corps opaques d'après la position de la lumière. On est donc certain que la Lune est couyerte de mootagnes, de plaines et de carités profondes. L'existence des montagnes lunaires est confirmée par l'apparence de points ou petites Iles lumineuses I placées en dehors du bord éclairé « et qui sont les Bommités éclairées par le Soleil avant les plaines intermédiaires. A mesure que la lumière avance^ on voit peu à peu ces points lumineux se rattacher au bord et y former des dentelures. Ces dentelures qui bordent le disque ont été mesurées , et Schroêter a trouvé que plusieurs de ces hauteurs surpassent 8000 toises ; M. Herschell ne leur accorde qo6 2800 mètres. Leur nombre est considérable; elles occupent la majeure partie de la surface. On y remarque aussi de vastes r^ons parfaitement de niveau, et qui présentent tous les caractères de terrains d'alluvion. On peut encore mesurer la distance de rare d'illvmmati&n au sommet d'une montagne qui commence à être éclairée comme un point brillant sur la région obscure. Les abimes sont , ad^ contraire, dans l'obscurité; il y en a de 8000 toises de profondeur et de six lieues de largeur, environnés de muntagnes d'un volume égal à ce vide, el qui semblent avoir été arrachéos du sol par quelque éruption volcanique. La teinte foncée des taches lunaires ne provient que de la nature même du sol, puisque subsistant encore dans la pleine Lune, on ne peut les regarder comme des ombres, qui dcTraient disparaître lorsqu'elles ont leur projection verticale. On avait autrefois pris ces taches pour des mers ; mais comme la Lune n'a point d'atmosphère sensible (n^ IW), il ne peut non plus y avoir de liquides; car ces substances n'étant pas comprimées à la surface, seraient bientôt résolues en vapeurs, qui formeraient une nouvelle atmosphère. Les astronomes ont donné à ces taches les noms suivants : 1 Ariêiar^uey 2 TydiOy S Copernic; 4 Kej^er, 6 Manilius, 8 Eudose, 7 Snellius, 8 Proelm, etc. (wy. la fig. 18).
Concluons de là quc/tout est solide à la surface de la Lune ; ce &ii parait confirmé par les observations faites avec de forts télescopes^ qat nous la montrent comme une masse aride. Si elle est habitée , ce ue peut être que par des animaux capables de vivre san/i air, ni fluides.