CONSTITUTION LUNAIRE
el par eoiuëqiieDt d'une autre nature que les êtres que nons connaissons.
Salon M. Herschell, un climat très^extraordinaire doit régner sur la lune et Ton y doit passer brusquement d'une chaleur pïos brûlante que celle du midi de nos régions équatoriales , et soutenue pendant 15 de nos jours, à un froid de même durée plus excessif que celui de rhiver de nos régions polaires. M. Gournot ne partage pas cette opinion, et fait même a ce sujet une observation a noter ici. « On sait, dit*il, que l'atmosphàre agit sur la température delà surface terrestre, comme ferait une cage de Terre, en laissant pénétrer facilement les rayons solaires, et en s'opposaut ensuite au libre rayonnement delà surface, échauffée par rinfluence de ces rayons. Dans l'état de nos connaissances sur les lois de la chaleur rayonnante, on a lieu de croire que Tabsence d'une atmosphère empêche que la chaleur solaire no paisse s'accumuler à la surface de la Lune : de sorte qu'un thermomètre plaoé en un point quelconque de cette surface, devrait marquer la même température que s'il était isolé dans les espaces planétaires : du moins en admettant que la surface de la Lune ait entièrement perdu sa chaleur d'origine. Cette température de l'espace est évaluée par plusieurs physiciens à environ 60 degrés centigrades au-dessous de la glace fondante. » (Traduction du Traité d'Astron. dé M. Herschell , p. 370.)
On a cru remarquer dans la Lune les effets et même les éruptions des volcans. Ces explosions ont été manifestées par de nouvelles taches et des étincelles vues dans la phase obscure. Il faudrait donc admettre, si ce ne sont pas des illusions d'optique, qu'il y a des feux volcaniques sans atmosphère. On sait en effet que des corps peuvent, dans leur ig^iitioii^ développer assez de gaz oxygène pour suffire à leur combustion. Il est plus probableique la surface lunaire, longtemps éclairée parle Soleil , en reçoit des qualités phosphorescentes , qui produisent d'apparentes fulgurations sur le fond obscur de la Lune , ou que ce sont des reflets de la lumière renvoyée par la Terre. Herschel a vu , dans une néoménie , trois points lumineux, dont l'un avait une lieue de diamètre, et qui ressemblait à des charbons ardents recouverts d*uu peu de cendre ; leur éclat varia en quelques jours, et cessa tout à fait. La tache Artstarque , dont l'étendue égale celle de la Tille de Paris , a offert à Cassîni, HersclteU, Kater. ... des étincelles sur le fond obscur du premier croissant. D'autres taches ont présenté des apparences analogues ou des nuages passagers.
11. Laplace a même attribué aux volcans lunaires ces pierres qui vBAiYOGaAriin, ' i