‹ UranographieChapitre 37 sur 118 · CHANGEMENT 0*OBL1QUITÉ · texte numérisé non relu

CHANGEMENT 0*OBL1QUITÉ

ëhngoée dn tropique de a7'Sr% et ne l'était alon qve de U'W\ quantité moindre que le demi-diamètre du Soleil ; ainsi le bord de eet astre se rëfléobissait au fond da puits le jour dn solstice d'été; les corps cessaient de porter ombre, et les jonrs voisins, Tombre était en^eore nulle ou peu sensible. C'est sur ce phénomène que s'est établie l'opinion que Lncain a oonsaoré dans ce vers :

VwÊbfûi wmqyàm fUcUniê Sjfmiê.

Du reste , ce double changement de précession et d'obliquité n'est point constamment par siècle de 1» 23' SO'' pour l'une, et de W^l pour l'autre I le mourement n'étant pas uniforme. Ces nombres, qui ont lien maintenant , doivent éprouver de légères Tariations dans la durée des siècles. On voit que si le point T ne se meut pas sur l'écliptique avec une vitesse constante, il en résultera un léger changement dans la durée de Tannée tropique , qui se trouve en e£Fet plus oourte dp 1 r\M que du temps d'Hipparque , il y a environ 1960 ans, parce que la rétrogradation équiuoxiale était alors moindre de 0",4KK par an. Fourier observe (T. 9, p. 38, Deacripiion de l'Egypte) que 2000 ani avant notre ère , à Tépoque où florissait la puissance égyptienne , et où la ville de Thèbes était la capitale du monde civilisé , l'année tro* pique était plus courte de W qu'actuellement. D'ailleurs ces variations de vitesse sont renfermées entre des limites très-resserrées, et dans le temps indéfini , on trouve des compensations entre les trèspetits écarts de. la précession, de l'obliquité et de la durée de l'année tropique.

Le calcvl démontre que la diminution d'obliquité ne continuera pas étemeUement , et qu'elle cessera en s'aflhiblissant de plus en plus, à meiare qu'on approchera de ce terme éloigné de station ; après quoi l'inclinaison commencera à croître. Ce balancement très-lent de l'axe terrestre est renfermé dans des limites fort petites, et qu'on suppose être de 1<» à 3"»^ on croit que la diminution ne.peut aller au delà de 2* 42' en tout. Ainsi il ne se peut pas que cet angle devienne jamais nul, ternie où l'équateur coinciderait avec l'écliptique, et où l'on verrait s'établir sur la terre un printemps perpétuel.

Urésnke donc de l'action du Soleil , de la Lune et des planètes sur le ménisque terrestre trois effets qui nous apparaissent combinés en* semble, mais que les astronomes distinguent pour la commodité de leurs oaleuls , la précession , le décroissenient d'obliquité et la nutation. Les deos premières sont séculaire» ef s'accroissent lentement

jchaqae annëe : la précession porte l'équiDOxe T constainment Tcrs l'ouest , accroissant sans cesse les loiigitodes et les ascensions droites, et déterminant le lieu moyen de oe point ; l'obliquité diminue trè»-pea chaque année. Quant à lanutation^ elle est périodique, l'axe de la Terre et Téquatenr se balançant autour de l'état moyen; la Lune qui y a la plus forte influence , revenant aux mêmes positions relativement au nœud Q , la nutalion qu'elle produit redevient la même; et aussi aux mêmes dates annuelles , le Soleil revenant a la même distance deja Terre, son action se reproduit identiquement. La nmÉa- Hon Luni-SoUnre est donc périodique.

On tire de là une preuve concluante du mouvement de la Terre. Car, si la nutation n'était pas l'effet d'une oscillation conique de son axe, oe serait ie ciel étoile qui l'éprouverait, supposition absurde, )misque le Soleil , la Lune et les planètes qui y participent , sont tout à fait indépendants des étoiles : d'ailleurs les lois de la nutation étant liées à la position de l'orbite de la Lune , il faudrait admettre que la sphère céleste est entretenue ^perpétuellement dans un état d'oscillation par la marche de la Lune. La précessîon et le changement d'obliquité sont aussi des preuves du mouvement de l'axe de la Terre. Ainsi cet axe et l'équateur se meuvent , et il serait ridicule de nier que la translation et la rotation de notre sphéroïde soient impossibles.

L'attraction du ménisque terrestre s'exerce aussi sur la Lune et produit dans son mouvement une inégfUlité qui se manifeste, tant sur la longitude que sur la latitude de ce satellite. On peut , par le calcul , faire la part de ces deux actions , et Burckhardt a montré qu'on en pouvait déduire l'aplatissement de la Terre , et que l'une et l'autre donnent à peu près un 305<>. Il est vraiment remarquable qu'un astronome , par la seule puissance de ses instruments et de ses calculs , puisse ainsi , sans sortir de son observatoire , mesurer la. Terre avec la même exactitude au moins que par des opérations géodésiques longues et dispendieuses.

111. L'action des planètes, et surtout de Vénus et de Jupiter, déplace aussi l'écliptique , et fait tourner cette courbe dans son plan autour du foyer que le Soleil occupe sans cesse. Ce mounementeU direct, o'est-à-dire que le périgée et V apogée terrestres tournent dans Vordre des signes, et décrivent par an ir',66. La longitude de ce point change donc non-seulement de 50", 1 en verlu de la précession, mais encore de ir',66 par Taclion planétaire, ce qui fait 61",76paraa.

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