‹ UranographieChapitre 38 sur 118 · MOUVEMENT DE L'APOGÉE · texte numérisé non relu

MOUVEMENT DE L'APOGÉE

Rëoapitalons ces diyerses altérations de raouyements.

l^ Le Soleil et la Lune agissent sar le sphéroïde terrestre qni , à raison de son renflement équatorial , éproure un double effet : Pan par leqael la ligne de section de l'éqnateur arec l'écliptique change lentement, ce qui cause la rétrogradation deséquinoxes de 50", 1 par "^n , et produit aussi un mouvement de l'apogée en sens contraire ; l'antre qni fait balancer l'éqoateur autour de la ligne sans cesse yafiable des ëqoinoxes. Cette nutation est composée de deux parties, Vane solaire et très-faible qui a l'année pour période , l'antre lunaire qui se rétablit et se reproduit tous les 18 ansj-, comme les nœuds de la Lune (n» 60),

2» L'écliptique entière est entraînée dans son plan , et l'axe tourne de ll'',66 par an, ce qui constitue le mouvement sidérai de l'apogée solaire; cette valeur réunie a la première, produit un accroissement annuel de longitude de l'apogée de 61^,76 dans Tordre des signes.

S» L'obliquité de l'écliptique décroit de 45",7 par siècle.

4<* La natation altère légèrement ces eff^ets ; le point 'Y' oscille de part et d'autre de l'état nAoyen déterminé par ces règles, en même temps que l'équateur se balance.

On entend par obliquité moyenne^ celle qui aurait lieu sans la natation; fSLT obliquité apparente^ celle qui a lieu en efiFet. On entendra aisément ce que signiâent les mots pôle moyen et équateur moyen , dont on se sert quand on fait abstraction de la natation.

S*» Enfin la Terre sort un peu de l'ellipse même qu'on a jusqu'ici regardée comme étant son orbite , et passe tantôt d'un côté, tantôt de Vautre ,.et dans tous les sens , selon la position de la Lune, de Ténus , Mars, Jupiter et Saturne. Il en résulte de petits écarts, des variations du rayon vecteur du Soleil , de sa longitude; cet astre semble donc sortir du plan de l'écliptique , passer au-dessus quand nous sommes ao-desBOus , et réciproquement ; d'où il résulte une latitude apparente de quelques secondes , et qui peut même aller jusqu'à 1'.

D'après cet exposé, on conçoit queioutes les parties de l'orbite et de l'équateur sont dans un mouvement perpétuel que les astronomes savent calculer, d'abord en valeurs moyennes, qu'ils corrigent ensuite, en ayant égard aux perturbations planétaires.

Oa distingue trois sortes d*années relatives à la Terre :

1" La révolution ou année tropique, temps du retour à l'équinoxe, qui est de S65/,24ââ 18124 =: 365/âA48'47'',6459 (page 60).

^ La révolution ou année sidérale, temps du retour à la même étoile, qui est de 36ôi,258W4417 = «06/6*9' 10",7496 ; elle excède la pré-

tO(^ MARÉES.

cédente du temps que le Soleil emploie à décrire Tare de W\l dont le

point T s'écarte Ters l'ouest.

S» La révolulùm anomaliêtique , tempa du retour a l'apside ou de t6&,WM«04e»8 86â/6Mrë4'S666. Puisque le périgée tourne dans l'ordre des signes , la Terre partant de ce point et revenant â la même longitude y ne se retrouve au périgée que lorsqu'elle a en outre décrit l'arc de 61",76 dont ce point a marché. Ainsi la révolution anomalis* tique, ou le retour à l'apside, surpasse l'année tropique de 0/,01744tS4 1*1 WTfi%, et la sidérale de 4U8^915.

Qoont aux planètes , on entend par leur rèvoluiion Méruk le tanEips à s'écouler jusqu'au retour à une conjonction de l'astre avec quelque étoile) par révolution périodique , le temps du retour à une même Ion* gitude f moindre que le précédent de la durée employée pat Y ^ àé^ orire l'aro de précession ; enRn par révolution $ynodique, le temps du retour à la même position , par rapport au Soleil et à la Terre (eey. Table XIII),

Yèta Tan 1248 la Terre arrivaît très-près do périgée P (fig. 1%) le jour même de solstice d'hiver, c'est-à-dire à l'instant où le Soleil atteignait le tropique du Capricorne j position que représente la fig. 13 : A 'est le Ueo où se^trouvait la Terre au solstice d'été, ^ùs^ et T sont les éqninoieS) le l^.du printemps, le T d'automne. Cet état a changé depilis, et le périgée décrivant 6r',76 par an, le Soleil s'en trouTe éloigné au solstice d'hiver de ^WM''^ c'est de là que résulte la position que nous avons attribuée au périgée en 1B39 (page 67), ainsi que l'instant où le Soleil passe par ce point : on en tire aisément le lien du périgée à toute autre époque. Chaque année l'interralle croit : vers l'an 6400, la ligne des équinoxes sSiî T m confondra avec celle des apsides, P sera en =&; 4080 ans avant notre ère, F était en T; c'était à peu près l'époque où les chronologistes placent la création da monde* La durée des saisons , donnée n* 42 , est donc lentement t«riable.

Dêê Marées.

1 11. La Lune exerce sur les parties fluides de notre globe One «otien semblable à celle qui est produite sur sa masse solide ; mais la fluidité permettant aux molécules on mouvement isolé, Pe&t qui eii résulte est modifié. Le poids du fluide qui est situé da cMé de la Lone est un peu ^minué, parce qu'il est plus attiré que le oentre de la Terre; les parties Uquides obéissent 4 cette attraction qui lesélèire nn

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