MARÉES
peu aii«deMut de la sarFaoe de niteau dd globe. Il en fani dire autant de lamaate fluide diamétralement opposée , qui est moins attirée que leoentre de là Terre; d'un oôté c'est le floide qui s'éièye , et de l'autre c'est la surûice terrestre qui, s'abaissant an*dessous du niveau ^ laisse le fluide plus éleyé. loi « oomrae dans l'action solaire sur la Lune aux sysfipeai les effets sont les mêmes aux points opposés.
k raison de oette diminution do poids de part et d'autre du spho^ roide terrestro^ deux masses d'eau sons forme de montagnes liquidée opposées t suiTent la Lune dans sa marche, et parcourent la surface des mers dans la rotation diurne du globe. Si elles renoonirent des « riTagea, eHes s'y précipitent en les couvrant ; elles troublent l'eau des fleuyes en les refoulant et leur donnant un courant opposé : c'est le fiuM OU le fioi. Les points de la mer éloignés de 90<> en longitude, et qui •ont, pour ainsi dire, en quadrature | éprouvant un effet çontrairci les eaux s'y affaissent autant par l'effet de l'accroissement de poids ^ qae par la communication avec les eaux du flux qu'elles doivent ali* meater|ea s'écoulant vers elles; les rivages qui en étaient couverts iont abandonnés : c'est le refluap ou le juêani.
Tel est le phénomène des Marées. Même dans le temps le p\n% oalrae^ ou voitjia mer se soulever pendant environ 6^ et se précipiter avec fureur SUT lo rivage » qu'elle envahit peu à peu , jusqu'à une hauteur plus ou moins grande j ensuite elle reste quelques instaAts skationnaire; oti dit alors qu'elle est haute, phineou étale. Bientôt elle redescend pen<dant 6^, et s'abaisse d'autant plus qu'elle s'est élevée davantage. La même suite de mouvements périodiques se reproduit éternellement.
La durée qui sépare deux hautes mers successives n'est pas oonstamment la même : sa valeur moyenne est de 13^94â06 as 12^ â6' l'^'^ltS, participant ainsi aux retards des passages méridiens de la Lune (page 86) : l'étendue de deux marées consécutives se trouve toigours à peu prés renfermée dans les limites du jour lunaire correspondant ^ elle est de 24^ 50' 8'',8 =» 34^,8413 , et excède le jour solaire de près d'une heure. Il y a donc des jours où l'on ne peut observer deux marées complètes. Ou a reconnu qu'à Brest la nier met Q à 10 minutes de moins à monter qu'à descendre.
L'attraction solaire doit aussi faire sentir son action dans ce grand phénomène : cet astre tendra à élever les mers à midi et à minuit, heures de son passage au méridien ; les eaux s'abaisseront au contraire à 6^ du matin et du soir. 11 y aura donc quatre marées par jonri deux produites par la Lune et deux par le Soleil : dans les syxygies, ces marées se réduiront à deux , dont «l'intensité sera la somme des deux
effets. Dans les quadratures, les directions des forces seront perpendiculaires et ne pourront se nuire, en sorte que les marées solaire et lunaire auront lieu comme si chacune s'opérait séparément : mais lonque la haute mer lunaire aura lieu sous le méridien de la Lnne, la basse mer solaire se fera sentir au même endroit , qui se trooTe être à 90® du méridien solaire. La marée totale sera donc la différence des deux marées partielles : on conçoit comment les qnalre marées se réduisent à deux par leurs combinaisons entre elles. La pins forte est dans les sysygies , la plus faible dans les quadratures.
L'intensité d'une marée dépend de la distance de la Terre à la Lune et au Soleil. Ainsi, plus la Lune sera proche de nous (plus sa parallaxe et son diamètre apparents seront grands), et plus la marée aura do force : la yitesse de l'astre, qui est alors la plus grande, ajoute encore à l'effet. On yoit donc que lorsque la Lune sera au périgée , la marée aiffa plus de force, et qu'elle en aura moins à l'apogée. Le peu d'excentricité de Técliptique rend presque nulle la yariation des distances du soleil a la terre. L'expérience apprend qu'eu France, chaque marée, telle que le calcul en détermine l'intensité , est toujours retardée de 86^.
Nous venons de raisonner comme si le Soleil et la Lune se trouvaient dans l'éqoateur ; la théorie prouye que les actions de ces astres décroissent quand leurs déclinaisons augmentent. Ainsi les marées, dans les temps des équinoxes, sont les plus considérables , surtout si elles arrivent en même temps qu'une syzygie. Nous ne disons rien ici de ce que la puissance des vents et leur direction pent ajouter au phénomène.
Comparons l'élévation de la haute mer sur la basse mer, lorsque la Lune est à sa moyenne dislance, d'une part dans les sysygies, et de l'autre dans les quadratures : cette hauteur dans les sysygies est la somme des effets du Soleil et de la Lune; elle en est la différence dans les quadratures, ainsi qu'on vient de l'exposer. Une longue suite d'observations a permis d'en déduire le rapport d'intensité des forces du Soleil et de la Lune. Laplace a trouvé que la première n'est que le tiers de la seconde : cela suit de ce que la petitesse de la masse lanaire est plus que compensée par sa proximité. Ainsi la Lune est la cause la plus importante du phénomène, et parait en diriger les périodes.
Il ne faut pas croire que l'instant de la marée dans les sysygies, soit a midi, ou a minuit , heures du passage de la Lune au méridien ; il y a des retardai qui tieuoent à la configuration des côtes, etc. Lors-